01/04/2016

BONJOUR !

J'ai créé un nouveau blog qui reprend :

voyages - divers - poèmes.

Venez le découvrir. Il s'appelle

http://josiane52.skynetblogs.be

 

dîner de l'UTAN 2010.JPG

19/12/2015

* ETHIOPIE

ETHIOPIE

POUR GAGNER LE SEL DU DESERT IL FAUT BRAVER LA FOURNAISE

Le sel est un produit rare, apprécié sur les marchés de la capitale, Addis-Abeba. Pour aller le chercher au cœur de la dépression Danakil, des caravanes accomplissent un voyage éprouvant dans des conditions extrêmes. Sur place, les mineurs endurent des chaleurs parmi les plus élevées du monde.

La température atteint plus de 60° au fond de la dépression Danakil. Sans eau ni végétation, les dromadaires ne peuvent y séjourner longtemps. Les caravanes se déplacent le plus possible au coucher du soleil.

 

ethiopie1

Dans les mines à ciel ouvert, les ouvriers arrachent le sel et le taillent

Les ouvriers de l’ethnie autochtone afar décollent de lourds morceaux de sel avec deux pieux en bois glissés dans les interstices du sol. D’autres travailleurs façonnent ensuite ces blocs en briquettes de 25 ou de 10 kilos. Ils doivent en une matinée préparer plusieurs tonnes de sel, avant l’arrivée des caravanes qui viendront le chercher.

ethiopie1

 

Les plaques sont soigneusement équilibrées pour ne pas ralentir la marche du retour

Des centaines de dromadaires récupèrent les plaques de sel taillées près du lac Assale. Les caravaniers les amènent juste à temps pour le chargement, afin d’éviter une trop longue attente au soleil. Résistants, ces animaux peuvent porter chacun jusqu’à 240 kgs. Mais ils sont aussi fragiles et doivent être débâtés à chaque halte.

 

ethiopie1

 

De bivouac en bivouac, la lente remontée vers la route d’Addis-Abeba commence

Du fond de la dépression (à moins 116 mètres sous le niveau de la mer), jusqu’à la route de Mak’ale - Addis-Abeba, sur les hauts plateaux (à plus de 2000 m d’altitude), la lente remontée s’effectue à travers des canyons surchauffés où stagnent parfois les eaux saumâtres d’un oued. Au bivouac, les chameliers font cuire du pain et préparent du thé parfumé à la cannelle. Un moment de détente que les animaux savourent en broutant quelques bottes de foin apportées dans les bagages.

Sur les marchés de la capitale, ces barres de 50 centimètres sur 25 servaient autrefois, sous le nom de sel « amolé » de monnaie d’échange sur les hauts plateaux d’Ethiopie. Leur valeur augmentait au fur et à mesure que l’on s’éloignait des lieux de production et seul le mil leur faisait concurrence.

 

ethiopie1

Sur les rives, la croûte atteint 2000 mètres d’épaisseur

Longue de 185 km sur 65 de large, la dépression Danakil, aussi appelée Triangle de l’Afar, est née de la fracture de l’écorce terrestre dans la Rift Valley africaine. Les deux bords de la faille, constitués par les hauts plateaux éthiopiens et les alpes Danakil, s’écartent toujours d’est en ouest à la vitesse moyenne de 1,9 cm par an. Au centre, le plancher de la dépression (beaucoup plus bas que le niveau de la mer et formé par des laves volcaniques jaillissant des fissures qui balafrent le rift) continue parallèlement à s’enfoncer. C’est ce que l’on nomme une zone d’accrétion. Toujours basses, ces zones se situent d’ordinaire au fond des océans. Dans le cas de la dépression Danakil, les eaux de la mer Rouge voisine ne peuvent s’y engouffrer car les laves du volcan Alid, au nord du rift, leur font barrage. Mais les dépôts de sel témoignent des inondations passées.

 

ethiopie1

12/12/2015

* ISTANBUL (Turquie) - mon voyage en 1995

Au confluent de l’Europe et de l’Asie, à la découverte d’une Istanbul ottomane et chrétienne, des derviches tourneurs et des écoliers turcs, des quartiers de la Corne d’Or et des caravansérails. Une cité dont l’histoire pétrie de tolérance doit affronter les bouleversements des modes de vie, de la politique et de la religion. Entre yalis et Grand Bazar, Bosphore et rive asiatique.

istanbul1

 

Basilique depuis le Vie siècle, puis mosquée au XVe, Sainte-Sophie défie le temps et les éléments dans le ciel d’Istanbul. Dédiée à la sagesse divine, Haghia Sophia, elle a survécu après sa construction à deux tremblements de terre, Sainte-Sophie est un musée depuis 1934. Son esplanade est à la mesure de la gloire de Byzance.

istanbul1

 

La république laïque d’Atatürk a occulté pendant des décennies le patrimoine ottoman. Les Instanbuliotes le redécouvrent. Les objets authentiques de l’héritage ont la cote chez les antiquaires. Ou, à défaut, leurs copies. Ainsi l’art de la calligraphie impériale. Chaque sultan se désignait par les ornements de sa signature. Les originaux se faisant rares, des artisans les imitent.

On rencontre encore dans les quartiers de la vieille ville des femmes voilées à l’ancienne. Elles passent dans les décors modernes comme des survivantes de l’époque de la capitale impériale.

istanbul1

Istanbul est le siège du patriarcat de l’église orthodoxe. Quinze églises de ce rite sont réparties dans la ville. Un garde veille à la porte de Dolmabahçe, palais des derniers sultans. Ce nom veut dire « le jardin comblé » ; il fut construit au milieu du XIXe siècle en remblayant un port du Bosphore.

Dans les rues qui mènent à la Corne d’or, livreurs et porteurs s’affairent à toute heure. Parmi les métiers qui survivent, celui de vendeur d’eau. La grande aiguière servait au temps des Ottomans à distribuer le sira, une boisson à base de fruits.

 

istanbul1

Istanbul la laïque s’est dotée de cinq cent soixante-cinq mosquées dans son histoire. Parmi elles, une centaine de joyaux historiques. L’une des plus visitées est la mosquée Bleue (pour la couleur de ses faïences) ou mosquée du sultan Ahmet. Filtrée par les copies médiocres qui ont remplacé les vitraux datant du XVIIe siècle, la lumière trop crue jaillit des deux cent soixante fenêtres.

istanbul1

 

Les « hans » sont les anciens caravansérails de la vieille ville. Le Grand Bazar est devenu un atelier d’art. On y restaure les tapis et les kilims précieux. Tout autour, dans des galeries couvertes, mille huit cent commerces, dont cinq cents bijoutiers, attirent une foule du monde entier. Les ruelles portent le nom des corporations autrefois regroupées par spécialité.

istanbul1

 

Jadis le palais de Topkapi était une cité interdite au commun des mortels

Topkapi, le palais des sultans, à la pointe de la Corne d’Or, s’étend à l’emplacement d’une antique oliveraie plantée là où le Bosphore se jette dans la mer. Au fond, la rive européenne. Ce lieu est une ville dans la ville, avec ses portes, ses quartiers, ses cinq cours. Ce fut la résidence des pachas du milieu du XVe siècle au milieu du XIXe. Mustafa Kemal, en fondant la république en 1924, la transforma en musée. Le harem aux toits moutonnants s’ouvre dans la seconde cour. Construit en 1588, il a été presque détruit par un incendie et rebâti ultérieurement. Aujourd’hui, on peut accéder à l’ancien quartier des eunuques, puis à celui des femmes, véritable dédale de chambres.

 

istanbul1

La ronde des derviches tourneurs transcende tous les conflits religieux et politiques

Fondé par Mevlana au XIIIe siècle, l’ordre soufi de Mevlevi, connu sous le nom de derviches tourneurs, n’a plus que deux confréries, l’une à Konya, l’autre à Istanbul. Ses membres utilisant la danse pour communier avec leur fondateur et la conscience de Dieu. Le derviche pivote sur la pointe des deux premiers orteils du pied droit pendant une heure, la danse rituelle se mouvant en demi-cercle et en deux temps. Le premier incarne la création (arc descendant procédant de Dieu). Le second traduit, lorsque le danseur tourne dans l’autre sens, l’arc ascendant conduisant à la communion spirituelle. L’islam orthodoxe ne prise guère les mevlevis qui croient à une certaine forme de réincarnation.

 

istanbul1

Le pont du Bosphore permet de passer du continent européen au continent asiatique

En une superbe enjambée, le pont routier Bogaziçi Köprüsü, très souvent embouteillé, a été le premier à franchir le fleuve pour aller d’Europe en Asie. D’une portée de plus de 1 kilomètre, à 64 mètres au-dessus de l’eau, il a été construit par les Anglais et inauguré en 1973. Il est au sixième rang mondial des ponts suspendus. Près de l’embarcadère des ferries, à Ortaköy, s’élève Mecidiye Camii, mosquée du XIXe siècle. Symbole de tolérance, elle fait bon voisinage avec une synagogue et une église orthodoxe.

 

istanbul1

Dans les quartiers modestes de la Corne d’Or, se loger reste un luxe pour les nouveaux venus

Les quartiers pauvres de la vieille ville sont convoités par les paysans anatoliens sitôt débarqués à Istanbul. Au croisement des rues, des marchands ambulants de sucreries et de bimbeloterie attirent des enfants qui tournent autour des petits chariots et appellent leur mère dans l’espoir qu’elle finira par ouvrir sa fenêtre pour leur jeter la pièce.

 

istanbul1

Sur la rive asiatique, de petites baies dissimulent les résidences d’été des vieilles familles stambouliotes

Le village de Kanlica, qui se situe au milieu du Bosphore, incarne toute la douceur de vivre à laquelle aspiraient, l’été venu, les membres de la cour du sultan. Les vieilles maisons en bois ont presque toutes disparu, mais les riches commerçants d’Istanbul les ont remplacées par de coquettes demeures construites au ras des flots et au pied des collines boisées.

istanbul1

Sur le Bosphore navigue la mémoire d’Istanbul

Reliant deux mers, frontière entre deux continents, le Bosphore a toujours été vital. Sur ses rives, se lit l’histoire des Stambouliotes qui lui vouent un culte émouvant.

La première ville de Turquie doit son destin à sa position stratégique. Aujourd’hui encore, Istanbul tient tête à Ankara qui lui a ravi son titre de capitale de l’Etat.

La position d’Istanbul entre deux mers permit aux Ottomans de devenir une grande puissance maritime. Elle fut également un point de passage pour les européens vers la route de la soie et la route des épices.

 

istanbul1

 

04/12/2015

* MONACO

MONACO UN ROCHER PUR LUXE EN MEDITERRANEE

 

La principauté de Monaco n’a pas usurpé sa réputation de glamour. Si son climat méditerranéen et fiscal particulièrement doux attire les beautiful people, le Rocher reste avant tout un site unique et de toute beauté.

 

Bling bling

A Monaco, le bling bling est érigé au rang d’art de vivre. Pour s’en convaincre, il suffit de compter les bolides rutilants et d’admirer l’élégance des femmes qui font leur shopping dans les enseignes de grand luxe. Monaco est aussi l’endroit idéal pour observer les people, de préférence depuis la terrasse du célèbre Café de Paris.

Ce petit paradis fiscal abrite un nombre record d’athlètes de haut niveau, d’hommes d’affaires et de célébrités de toutes nationalités. La fortune est, en effet, une condition sine qua non pour s’installer ici. Le prix d’un studio de 30 m2 est d’un million d’euros au moins.

monaco

 

Un Etat de poche

Depuis Nice, on rejoint Monaco en à peine trente minutes de route, et quelle route ! La célèbre corniche permet d’englober d’un regard la principauté. Le quartier historique, Monaco-ville, s’élève sur un impressionnant rocher, qui semble tout droit sorti des flots. On reconnaît de loin le palais princier et la cathédrale. Pendant les mois d’été, le palais est ouvert au public. La relève de la garde a lieu chaque jour à midi moins cinq précisément. Avec une surface de 2 km2, Monaco est un Etat de poche. On le parcourt à pied sans peine, de la vieille ville à Monte Carlo.

 

monaco

Les joies de Monte Carlo

Très différent mais non moins impressionnant, voilà Monte Carlo. Cette nouvelle partie de la ville commence autour du port, où les yachts de la jetset mouillent en rangs serrés. Le lèche-vitrines compte aussi au nombre des plaisirs locaux. Les plus belles boutiques sont regroupées sur l’avenue des Beaux Arts : Chanel, Christian Dior et Louis Vuitton entre autres. C’est également ici que se trouve la meilleure table de la Côte d’Azur, le Louis XV à l’Hôtel de Paris. La cave compte 250.000 flacons, ce qui en fait la plus fournie au monde.

Autre pôle d’attraction incontournable, le Casino de Monte Carlo. L’élégante bâtisse immaculée se voit de loin. Devant la porte, le voiturier en livrée gare les Rolls-Royce des amateurs de tapis vert.

monaco

 

Un immense aquarium

Le Musée océanographique vaut le détour. Ne serait-ce que pour sa situation exceptionnelle, en surplomb de la Méditerranée. Un immense aquarium orné d’un récif corallien de 7,5 m de long, accueille une foule de poissons tropicaux aux couleurs toutes plus éblouissantes les unes que les autres. Dans la salle des baleines, d’énormes squelettes dominent l’espace et on peut observer des embryons de baleineaux dans du formol.

monaco

Courir le Grand Prix

Il se passe toujours quelque chose à Monaco. On ne présente plus le Grand Prix de Formule 1 qui a lieu dans les rues de la ville, chaque année au printemps. Ce grand moment de sport automobile se court depuis 1911, en présence des Grimaldi qui guettent le vainqueur du haut de la tribune princière, face à l’arrivée.

monaco

Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : monaco |  Facebook |

27/11/2015

* LA SOURCE DE LA LOUE (France)

Au nord de Fontarlier, le Jura est constitué de vastes plateaux karstiques, dans lesquels se forment de nombreux cours d’eau. Au fond d’un cirque aux falaises impressionnantes, la Loue, réputée pour ses truites, surgit mystérieusement d’une grotte sombre. Déversant ses eaux claires du haut de paliers successifs, ce petit affluent du Doubs se donne, sur son cours supérieur, des airs de cascade.

la source de la loue

Au cœur d’une végétation luxuriante, qui couvre d’arbres et de mousses les pans abrupts d’une gorge silencieuse, le murmure de l’eau vive se fait soudain entendre. C’st la Loue, dont l’eau jaillit, fraîche et mystérieuse, d’un creux secret de la montagne. Ce royaume où règnent en maître l’eau et les bois constituent un cadre enchanteur que Gustave Courbet, natif d’Ornans, a représenté plusieurs fois dans ces tableaux. Et la légende raconte que le Vouivre, femme-serpent mythique, avait non loin de là des habitudes étranges …

 

La grotte de la Loue

C’est aux environs du village d’Ouhans, au fond d’un cirque calcaire, que court la Loue. Elle jaillit d’une grotte sombre, dont le porche s’élève à plus de 20 mètres. Bientôt son lit traverse cascades et gorges profondes avant d’emprunter, d’Ouhans à Ornans, un canyon d’une grande beauté. Ce sont les gorges sinueuses de Nouailles, hautes de 350 m.

la source de la loue

 

Une naissance mystérieuse

Comme beaucoup des cours d’eau de la région, la rivière s’est en réalité formée en amont, dans une galerie souterraine. Car la Loue n’est en fait qu’une résurgence alimentée par les pertes du Doubs et du Drugeon, quelque part vers Pontarlier. C’est l’inventeur du mot « spéléologie » qui en fit la preuve, au début du 19e siècle, en déversant un colorant dans une crevasse du lit du Doubs. Moins de trois jours plus tard, la Loue était verte à son tour ; les deux rivières communiquaient donc bien avant que leurs cours ne se croisent aux environs de Dole.

la source de la loue

 

Un parcours tumultueux

De la source à Ornans, soit sur 25 km, la rivière perd plus de 230 m d’altitude. Elle poursuit son cours à travers des forêts de tilleul, d’érable et de hêtre qui couvrent les à-plats des versants. Une dizaine de déversoirs émaillent sa descente rapide. A Ornans, son cours s’assagit ; une centaine de km plus bas, elle rejoint enfin le Doubs.

la source de la loue

 

Un milieu très riche

Sur les premiers km du cours de la Loue alternent prairies sauvages et forêts. La diversité de ces milieux végétaux a permis le développement d’une faune locale très riche. Insectes et reptiles abondent dans les sous-bois tandis que les vallées herbeuses sont le domaine des papillons. La gélinotte, la pie grièche, l’alouette lulu ou la bondrée apivore peuplent les prairies tandis que le faucon pèlerin est l’hôte remarqué des falaises, où il nidifie. De nombreuses chauves-souris hibernent et se reproduisent dans les grottes.

 

la source de la loue