22.04.2009
* JAMBES (Namur)
Comment un faubourg a grandi
Il y a deux siècles, Jambes n'était qu'un petit faubourg maraîcher qui n'a cessé de croître.
De 1795 à 1977.
La commune de Jambes, au sens administratif moderne du terme, aura vécu 182 ans : de l'invasion française à la fusion des communes.
Mais durant ce délai, elle sera passée de 769 à 16.341 habitants : une multiplication par 21 !
Cette expansion formidable n'est pas un hasard. Depuis deux siècles et aujourd'hui encore, la plaine de Jambes constitue, face à Namur, la principale possibilité de développement urbanistique de la ville.
Cette mutation s'est accélérée avec l'arrivée du chemin de fer, puis, en 1954, par la construction du pont des Ardennes. Une réalisation dont on parlait déjà dès 1910...
L'histoire ancienne de Jambes avait déjà été écrite.
Le Pont des Ardennes à Jambes
Châteaux et cité-jardin
La construction du chemin de fer puis du pont des Ardennes ne seront pas les deux seuls événements marquants du développement jambois. La démolition des anciennes fortifications, la canalisation de la Meuse, l'installation de l'éclairage public, la mutation des anciennes activités maraîchères en font également partie.
L'urbanisation prend diverses formes, adaptées aux différentes classes sociales. Des châteaux pour les familles aristocratiques et bourgeoises, l'actuelle Elysette...

l'Elysette
Des alignements de petites maisons pour employés et ouvriers, mais aussi les premières cités jardins de la région namuroise. De nouvelles églises sont construites, des écoles, une bibliothèque, un port, un centre sportif ...
La fusion de 1976 fut un tournant.
L'hôtel de ville, construit en 1887, laissera la place, un siècle plus tard, au siège de l'administration wallonne.

l'ancien hôtel de Ville de Jambes, devenu Ministère de la Région Wallonne.

le pont de Jambes reliant la Ville à Namur
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19.04.2009
* SUR LA ROUTE DES ABBAYES
La Belgique abrite de nombreuses abbayes et monastères qui méritent le détour.
Commencez votre périple à 4 km de Chimay où se trouve l'abbaye Notre-Dame de Scourmont, fondée en 1850. Les moines qui l'habitent appartiennent à l'ordre des cisterciens de la stricte observance, appelés « trappistes ». Vous ne pourrez pas visiter la brasserie où est produite la Chimay, mais uniquement les bâtiments extérieurs, le parc, le cimetière des moines et l'église.
Abbaye de Scourmont
Une auberge située à deux pas de l'abbaye vous permettra d'en savourer les produits.
château de Chimay

En remontant vers la vallée de la Meuse, vous atteindrez Hastière, un charmant village en bord de fleuve où se dresse une église abbatiale romane datant du XIe siècle. A Dinant, à proximité de l'abbaye Notre-Dame de Leffe (fondée en 1152), vous découvrirez le petit musée de la Leffe; il retrace l'historique de l'abbaye et de l'ordre des prémontrés, mais explique aussi le processus de fabrication de la bière.
Une dégustation clôture bien évidemment la visite.
abbaye N-D de Leffe
Poursuivez ensuite vers Namur, pour aller à la rencontre des moines de Maredsous. Cette abbaye, sans doute la plus célèbre de Belgique, a été fondée en 1872 par des moines bénédictins venus d'Allemagne. Son style néogothique évoque cependant celui des grandes abbayes médiévales. Vous aurez l'occasion de déguster une bière accompagnée de fromage sur une grande terrasse, juste à côté de l'abbaye. Les environs offrent de très belles balades, notamment jusqu'au village de Maredret, dont l'abbaye bénédictine surplombe la vallée de la Molignée.

abbaye de Maredous
Entre Floreffe et Orval Reprenez ensuite la route de Namur pour rejoindre l'abbaye de Floreffe, fondée en 1121 par saint Norbert. La construction des différentes parties de l'abbaye (dont la magnifique cour d'honneur) s'est étalée du XIIe au XVIIIe siècle. Le moulin-brasserie, datant de 1250, vous accueillera pour déguster différents produits parmi lesquels la bière de Floreffe.

abbaye de Floreffe
A Villers-la-Ville (Brabant wallon), quelques membres de la communauté cistercienne de Clairvaux ont fondé une abbaye en 1146. Ses ruines font l'objet de visites guidées, comme celles de l'abbaye d'Aulne (Hainaut), très bien conservées. Des panneaux évoquent l'histoire et l'architecture du site, un audio-guide vous conte la vie quotidienne des moines. Là aussi, une brasserie artisanale est propice à la dégustation.

abbaye de Villers-la-Ville
Nichée dans un site superbe, l'abbaye d'Orval où est brassée la célèbre bière trappiste, mérite évidemment le détour en province de Luxembourg. Tout comme celle de Stavelot (province de Liège) qui abrite trois musées.
abbaye d'Orval
Rochefort et Val-Dieu
L'abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy à Rochefort produit plusieurs bières trappistes. Toujours occupée par des moines, elle n'est cependant pas accessible au public.
L'église, elle, est ouverte au visiteur en dehors des heures de culte.
St Rémy à Rochefort
L'abbaye du Val-Dieu à Aubel peut se visiter avec un guide, le samedi en juillet et août.
Toute l'année, dans les anciennes étables de la ferme de l'abbaye, vous pourrez déguster des assiettes de fromage ou de charcuterie, accompagnées d'une bière au fût ou d'un cidre d'Aubel.

Val-dieu à Aubel
Seules l'Orval, la Rochefort et la Chimay sont encore fabriquées par des moines trappistes.



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07.04.2009
* JOYEUSES PAQUES (poème)

Pâques du printemps, cloches sonnez, tressaillez
C'est le renouveau, vous nous offrez, accueillez
Le retour des fleurs, de la nature en beauté
L'amour dans les cœurs nous transfigure en gaîté.
Pâques de la Résurrection, tu nous rappelles
Ce grand retour à la Vie qui nous interpelle
Et les œufs en chocolat pleuvent par milliers
Mais le jaune en apparat nous séduit d'emblée
Soleil reviens-nous vite pour combler cette fête
Viens réchauffer la terre, réjouir les poètes
Et qu'à cette occasion se transmette la paix
Le bonheur par l'amour, le plus doux des bienfaits !


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02.04.2009
* SUR LES TRACES D'AMBIORIX (mes séjours dans les années 70)
le blason de la Ville de Tongres


Tongres est une jolie ville au prestigieux passé. Ses édifices religieux, ses vestiges archéologiques et son musée gallo-romain valent sans aucun doute une visite !
Tongres, située dans le Limbourg, est la plus ancienne ville de Belgique.
Elle a conservé de nombreux vestiges de son passé. César tenta d’envahir la cité vers 54 avant J.C., mais il fut arrêté par les Eburons et leur chef Ambiorix.

Le petit mur au fond de ce chalet a été construit avec les anciennes pierres qui entouraient la statue d'Ambiorix sur la place de Tongres.
Cependant, l'année suivante les troupes romaines parvinrent à conquérir les lieux.
On peut, aujourd'hui encore, y contempler les traces de leur passage, notamment les restes d'une ancienne villa avec des thermes, ou encore ceux de la grande muraille du Ive siècle qui protégeait la ville.

Aujourd'hui Tongres est une petite bourgade tranquille de 30.000 habitants, qui a échappé aux ravages modernistes du XXe siècle.
Une balade dans le cœur historique de la ville commence traditionnellement par la Grand-Place où trône la statue du grand chef gaulois moustachu Ambiorix.
Le ravissant hôtel de ville fut reconstruit au début du XVIIIe siècle, à une époque où Tongres faisait partie de la Principauté de Liège.

On y remarque le blason du prince-évêque Georges-Louis de Berghes, reconnaissable à son épée (pouvoir séculier) et à son sceptre (pouvoir religieux).
Sur la place, se trouve aussi la basilique Notre-Dame, de stype gothique, avec son clocher qui s'élève à 64 mètres de hauteur.

Des fouilles archéologiques ont révélé qu'une église se dressait à cet endroit dès le Ve siècle : elle aurait d'ailleurs été la première église dédiée à la Vierge au nord des Alpes. Son trésor, l'un des plus riches du pays, regorge d'œuvres sculptées et d'orfèvrerie remontant aux temps mérovingiens. C'est aussi dans cette église que se trouve une statue du XVe siècle de la Vierge à l'Enfant, qui fait l'objet d'un culte fervent.
Une « Procession du Couronnement » a lieu tous les sept ans (la prochaine édition est prévue en juillet 2009). C'est la plus grande procession de Belgique : un cortège de plusieurs milliers de figurants en costume moyenâgeux défile dans les rues à quatre reprises.
En plongeant ensuite vers le bas de la ville, vous arriverez à un charmant béguinage.

C'est l'un des plus anciens du pays (XIIIe siècle) et il a été restauré avec talent. Une fois arrivé à l'imposante porte de Visé, datant aussi de l'époque médiévale, il suffit de longer la muraille pour rejoindre le quartier des antiquaires.
Le dimanche, Tongres devient la capitale de chineurs. Avec plus de 350 exposants ambulants (antiquaires, brocanteurs) et une quarantaine de boutiques, la ville accueille le plus grand marché hebdomadaire d'antiquités et de puces du Benelux.

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