27/02/2010

* LA ROUTE DES GRANDS CHEMINS EUROPEENS (3e partie)

Pour le moment, ils sont deux. Le premier rappelle la route que prit un certain Charlemagne pour se rendre à Rome et se faire couronner empereur. Le second relie l'Est à l'Ouest de l'Europe.

Le précurseur que fut Charlemagne sur l'Europe et son unification se devait bien d'avoir une via Carolingia. Cette route était d'ailleurs déjà, au Moyen Âge, un important axe de communication commercial et culturel entre l'Europe du Nord et l'Italie où la route passe par Mantoue, Ferrare, Ravenne, Assise et Spolète.

via-carolingia-1Via Carolingia

Le second chemin européen est la via Regia. Voilà une illustration concrète de la route qui relie l'Est et l'Ouest de l'Europe, depuis ses confins comme l'Ukraine, la Pologne et la Lituanie jusqu'à l'Extrême-Occident avec le nord de l'Espagne et la Galice, en passant par l'Allemagne, la France (et une partie en Belgique), Vie Regia signifie « voie royale ».

via regia

Les voies de pèlerinage

Elles sont trois et rallient Rome, le Mont-Saint-Michel et Saint-Jacques-de-Compostelle. Cette dernière est peut être la route la plus mythique et la plus connue d'Europe. Elle mène à la fabuleuse ville de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Au travers d'une vingtaine de pays européens, promesse d'un immense brassage culturel, le Chemin de Saint-Jacques est une ramification impressionnante de petits itinéraires qui se rejoignent pas à pas.

st jacques

Saint-Jacques-de-Compostelle

Il serait impossible de contredire l'adage qui dit que « Tous les chemins mènent à Rome ». La Via Francigena rappelle le voyage de l'archevêque de Canterbury Sigérie, qui en 990 rentrait de Rome après avoir rencontré le pape Jean V. La via Francigena est l'un des itinéraires culturels européens les plus mobilisateurs en termes de tourisme et de mise en valeur du patrimoine local.

via francigena

Via Francigena

Depuis le Moyen-Âge, le Mont-Saint-Michel est également un lieu mystique autant que mythique. Un peu comme une étoile rayonnante de chemins, il était l'aboutissement du pèlerinage sur les chemins du Mont-Saint-Michel.

 

 

mont st michel

Le Mont Saint Michel

 

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24/02/2010

* DES PATRIMOINES REMARQUABLES (2e partie)

Architecture romane

Un itinéraire sur l'architecture romane : c'est le Transromanica, qui recèle tant de témoignages passionnants de ce style architectural né au Moyen Âge...

Dur comme fer !

La route du fer en Europe centrale : l'idée d'une telle route est née en Autriche. Elle retrace l'histoire de ce métal, depuis la préhistoire jusqu'à nos jours, dans les pays de l'Est et d'Europe centrale.

route du fer

la route du fer

Riches en minerai, les montagnes pyrénéennes ont vu cinq régions de France, d'Espagne et d'Andorre s'associer pour créer « la route du fer dans les Pyrénées et présenter ce patrimoine de mines, forges artisanales et exploitations diverses, sans oublier les réalisations actuelles liées à ce métal au service de l'homme depuis la nuit des temps.

Main verte

Pour souligner les rapports entre l'homme et une nature domptée et inscrite en jardins, un itinéraire des « Parcs et jardins, paysages » rassemble les lieux significatifs pour comprendre l'histoire des parcs et jardins européens, le travail de leurs créateurs, sur un thème réunissant différentes disciplines, artistes et experts ...

main verte

 

Cette année 2010 sera marquée par le 1.100e anniversaire de la fondation de l'abbaye de Cluny en Bourgogne. Depuis lors, elle n'a cessé de rayonner dans toute l'Europe. Depuis le petit bourg monastique qui s'est développé autour de l'abbaye, jusqu'aux mille quatre cents monastères qui ont constitué l'un des premiers réseaux européens. Le Réseau des Sites clunisiens fait mieux comprendre la vie des moines et l'existence des monastères.

cluny

abbaye de Cluny

Phénomènes migratoires

Depuis des siècles, l'Europe a été le terrain de migrations humaines en tous genres, faites d'immigrations et d'émigrations. Tout ce brassage de valeurs matérielles et immatérielles, de cultures, de langues et de mentalités, s'est concrétisé en un patrimoine des migrations, mis à l'honneur par le Centre de documentation sur les migrations humaines de Dudelange au Luxembourg.

immigrationimmigration

Culture juive

Parfois trop discrète, trop souvent oubliée et toujours méconnue, la culture juive en Europe trouve ses racines dans de nombreuses villes et régions. Quartiers juifs ou « juderias » en Espagne, synagogues, cimetières, mikve (bains rituels), magasins s'ajoutent au patrimoine immatériel juif fait de souvenirs et de traditions, gaies ou tristes, de fêtes et de cuisine, d'art de vivre, de musique et de chants, de légendes et d'humour ... Cette mise en valeur du patrimoine juif débouche sur un itinéraire s'y rapportant.

juderia

une juderia

 

 

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19/02/2010

* LES RACINES DE L'EUROPE (1ère partie)

RETOURNEZ AUX RACINES DE L'EUROPE, hors des sentiers battus !

Parcourez le Vieux Continent au gré d'itinéraires culturels passionnants.

Ils sont vingt-cinq à le traverser et ils sont encore assez mal connus du grand public.

Les itinéraires culturels européens relient géographiquement de nombreux aspects historiques, architecturaux, artistiques, gastronomiques, naturels, religieux et symboliques qui ont fait les racines de l'Europe.

Ils sont mis en évidence sur des cartes et balisés sur place. Ils empruntent parfois des routes connues, ou des axes culturels déjà existants, comme la « via Francigena », qui menait les pèlerins à Rome ou encore les chemins vers Saint-Jacques de Compostelle. La plupart des itinéraires suivent donc des tracés, suggérés ou libres, où chacun peut relier à sa convenance les sites à visiter et enchaîner les étapes.

Les itinéraires européens existent déjà depuis 22 ans et voient fleurir petit à petit de nouvelles idées. Ils donnent également un rôle de plus en plus important aux professions liées au patrimoine, comme les agriculteurs, les vignerons, les artistes, les artisans, les restaurateurs ...

logo st jacques

Saint Jacques de Compostelle

Personnages européens

Ils sont quatre : Mozart, Don Quichotte, saint Martin de Tours et Heinrich Schickhardt. Le nom de ce dernier est méconnu, il s'agit d'un architecte et urbaniste allemand de la Renaissance.

mozartMozart

Quant à Mozart, il serait difficile de ne créer qu'une route, tant il a visite de nombreuses villes européennes ! De l'Autriche à l'Angleterre, en passant par la France et l'Allemagne, l'Italie, la République tchèque, la Slovaquie, la Suisse, la Hollande et notre petite Belgique.

L'artiste, alors âgé d'à peine 7 ans et qui voyageait avec son père, a séjourné à Bruxelles, Gand et Liège lors d'un grand circuit qu'il fait jusqu'en Angleterre.

don quichotte

Don Quichotte

Si un itinéraire espagnol devait être dédié à un personnage emblématique, c'est bien lui : Don Quichotte ! C'est le premier itinéraire culturel européen basé sur un personnage fictif. Sa route visite 148 cités et commence à Tolède, capitale de la Castille avec ses célèbres moulins, ses châteaux et sa riche architecture populaire.

Le grand manteau coupé en deux et offert à un démuni, c'était lui : saint Martin, né à Szombathely (Hongrie). Son geste est devenu symbole du partage. On célèbrera dans toute l'Europe le 1.700e anniversaire de sa naissance dans six ans. Saint Martin de Tours était un grand voyageur. C'est en Touraine où il repose qu'ont été créés trois chemins de randonnée Saint Martin sur les pas du saint dans la région et menant vers son tombeau : la basilique Saint-Martin de Tours. Ils se prolongent en Europe : Szombathely, Milan, Pavie, Rome, Worms et Trier en Allemagne, Saragosse en Espagne ...

st martin de tours

Eglise de St Martin de Tours, aujourd'hui disparue

 

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12/02/2010

* ISTANBUL (Turquie)

la mosquée

ISTANBUL-LA-MAGNIFIQUE, carrefour culturel

Fascinante et colorée, cosmopolite et riche d'une longue histoire, Istanbul est capitale culturelle européenne cette année.

Corne d'or, Mosquée bleue, Sainte-Sophie, Palais de Dolmabahçe et de Topkapi, caravansérails, souvenirs ottomans, rives et palais impériaux du Bosphore, minarets dans le soir couchant, appels des muezzins ... Autant d'images qui nous font rêver .

Autant de merveilles offertes par une ville fascinante, dans un décor unique au monde.

Aux carrefours de l'histoire et de la géographie, entre Asie et Europe, modernisme et traditions, nord et sud, mers Noire et de Marmara, bienvenue à Istanbul !

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palais de Dolmabahçe

Un charme incroyable

Peuplée de plus de douze millions d'habitants, elle fut appelée Byzance du temps des Grecs, puis Constantinople sous l'Empire romain d'Orient, nom qu'elle doit à l'empereur Constantin en 330.

Ensuite, capitale de l'Empire byzantin dès 395, elle était surnomme « Nouvelle Rome » puisque bâtie sur sept collines. Enfin, elle fut la capitale de l'Empire ottoman et de la Turquie, avant qu'Ankara ne le devienne en 1923.

Elle est la plus grande ville du pays et garde la première place en termes économiques industriels, éducatifs et culturels. Bruyante et surpeuplée, vivante et hyperactive, elle est le mélange de toutes les classes et populations turques.

Un spectacle grandiose

Hérissée de minarets et de bulbes qui se profilent dans le soir couchant et donnent à la ville son mystère et sa beauté, Istanbul se distingue notamment grâce à la magnifique et emblématique Sainte-Sophie. Celle-ci fut transformée en mosquée à la suite de la prise de Constantinople en 1453. Vous admirerez sa grandeur et ses mosaïques. Atatürk, le père de la nation, en fit un musée en 1934.

Comme un défi à sa prestigieuse voisine, la Mosquée bleue compte six minarets et fut construire au début du XVIIe siècle. L'intérieur est délicieusement éclairé par 260 ouvertures et compte une infinité de faïences bleues d'Iznik qui lui ont valu son nom.

istanbul

Digne des contes des Mille et Une Nuits, le Grand bazar est un dédale de couloirs avec des allées bordées de centaines de boutiques, plutôt touristiques. De l'autre côté de la Corne d'or se trouvent les quartiers de Beyoglu et de Galata avec la tour du même nom. Edifiée par les Génois en 1368, elle est située au sud du sympathique quartier Taksim.

Rêvez à la gare de l'Orient-Express, découvrez les mosquées de Bayazit et de Soliman-le-Magnifique, buvez un thé ou plongez dans un hamman. Et admirez encore un coucher de soleil sur les minarets, dans la douceur du soir qui tombe sur le Bosphore.

 

vendeur de tapis

 

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06/02/2010

* LE CARNAVAL DE VENISE (6 février 2010)Italie

carnaval

 CARNAVAL ENCHANTEUR DANS LA SERENISSIME

Au cœur de son décor prestigieux, Venise se devait d'accueillir le plus beau carnaval du monde.

Alors que tous les amateurs de carnavals frétillent d'impatience, il en est un à épingler pour son esthétisme particulier : celui de Venise. Il a lieu durant la dizaine de jours qui précèdent le mercredi des Centres et se déroulera donc, cette année, du samedi 6 février au mardi gras 16 février.

Son origine remonte au Moyen Âge. Le premier doge à l'autoriser le fit au XIe siècle. A l'époque, il s'agissait d'une suite de fêtes populaires plutôt mal fréquentées. Après quelques interdictions et réapparitions, elles se sont élargies par des bals et des festivités sur les « campi », ces fameuses placettes de Venise. Mais à l'époque, ni masques, ni déguisements, seulement des combats et des jeux plutôt violents : des jets d'œufs, des joutes ... Plus tard, théâtre de rues, concerts divers et pantomimes se sont invités à la fête. Bref, le carnaval d'alors n'avait rien à voir avec ce qu'il est aujourd'hui !

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Tous égaux, tout permis

Au XVIe siècle, le carnaval a vu l'arrivée du masque.

Peu importe leur condition sociale, les Vénitiens enfilaient une longue cape noire, le « tabarro », portaient le tricorne ainsi que l'énigmatique masque vénitien, la « bauta ». Tous devenaient alors égaux et tout leur était permis. Seulement plus tard, les costumes ont évolué, s'inspirant des tenues de la commedia dell'arte avec ses joyeux représentants : Colombine, Arlequin, Pantaleone, Scaramouche ... En ces périodes de festivités hivernales, Venise mariait séduction, raffinement, plaisir de vivre et intrigues. Bientôt, le XVIIe siècle connut des sommets en termes d'amusement. A tel point que ceux-ci perduraient longtemps après le carnaval et certains Vénitiens prenaient l'habitude de porter un masque toute l'année ...

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Comme si le décor de cette ville merveilleuse convenait à une telle coutume. Il est vrai qu'avec ses labyrinthes d'eau et ses passages secrets, ses nuits brumeuses nimbées de mystère, son Conseil des dix et sa justice expéditive, sa sinistre prison des plombs et son pont des Soupirs, le climat était propice au secret. La ville devint ainsi le théâtre permanent de toutes sortes de complots et trafics, intrigues, passions amoureuses et commerces illicites.

En 1797, sous Napoléon, le carnaval fut interdit, avant d'être réhabilité par les Autrichiens. Mais il ne connut plus le même engouement et finalement disparut jusqu'à la fin des années 1970, quand quelques artistes et passionnés décidèrent de relancer cette merveilleuse tradition qui sied si bien à la Sérénissime ...

Flambée des prix

Aujourd'hui, on vient ud monde entier pour assister, ou mieux, participer costumé, à cette fête de l'élégance et du rêve.

Les prix de l'hôtellerie, déjà chers, flambent littéralement. Les foules se pressent et arpentent les ruelles et les canaux. Ici, ni confettis, ni chars ou accoutrements loufoques et fanfares. A Venise, on ne se déguise pas, on se costume ! Chacun peut se vêtir comme il le souhaite et rivaliser d'élégance et de raffinement. Mais les thèmes doivent être historiques ou créatifs. Résultat : d'incroyables créations à admirer à chaque détour de la place Saint-Marc, sous les arcades de la basilique, d'un « campo » à l'autre, le long du Grand Canal, sur les gondoles, dans les hôtels ou les palais. Le thème général de 2010 est « Sensations, six sens pour six quartiers ».

Ainsi Cannaregio sera dédié au goût, Santa Croce à l'odorat, Dorsoduro à l'ouïe, San Polo à la vue, Castello au toucher et San Marco, à la pensée. Moments magiques en perspective !

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