28/01/2011

* LILLE, la plus flamande des villes françaises (France) mes visites certaines années

Avec ses places et ses fontaines, Lille est une ville où il fait bon flâner.

Carbonnades, waterzooï, bières artisanales, façades à redents ornées du lion des Flandres : pas de doute, Lille a des racines flamandes. Mais depuis la rénovation urbaine qui a suivi l’arrivée du TGV, la quatrième ville de France est aussi une métropole culturelle animée d’une vie intense.

Tout le quartier de la gare a fait l’objet d’ambitieux projets de rénovation urbaine et de constructions futuristes. Ce regain de confiance s’est traduit en 2001 par le titre de Capitale européenne de la Culture.

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la gare de Lille Flandres 

Des racines flamandes

A sept cent mètres de la gare de Lille-Flandres, un ancien hospice, transformé en hôtel. Une modeste porte en bois donne accès aux voûtes de l’ancienne salle des malades, là où échouaient, au Moyen Age, les pestiférés et les éclopés dont plus personne ne voulait. A la domination flamande succéda celle des Bourguignons, des Espagnols et finalement du Roi Soleil en personne.

Un beffroi en béton

Comme les autres beffrois flamands, celui de Lille est inscrit depuis quelques années au Patrimoine mondial de l’Unesco. Pourtant, cet édifice du début du vingtième siècle est plus récent, plus élevé et… en béton.

Les ruelles tortueuses du Vieux-Lille où se trouve le Musée de l’Hospice Comtesse, rue de la Bourse, est lui aussi un ancien hospice fondé en 1237 par la Comtesse Jeanne de Flandre. Il présente une passionnante collection de meubles, de tapisseries et d’ébénisterie, caractéristique d’une institution religieuse flamande du 17e siècle. L’héritage flamand caractérise aussi les rues du Vieux-Lille, avec des façades à redents décorées de têtes d’enfants ou de lions de Flandre et des estaminets populaires, qui ont au menu des moules frites, du lapin aux pruneaux, du waterzooï et du potjevleesch.

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Style français

La place du Général de Gaulle, la maison natale du grand homme est aujourd’hui un musée. Au pied de la colonne de la Déesse, une statue qui commémore la résistance héroïque de la ville assiégée par l’armée autrichienne. Avec la Vieille Bourse, chef d’œuvre de la Renaissance flamande : 24 demeures identiques, à la décoration abondante, entourent une cour intérieure où des bouquinistes viennent chaque jour vendre des livres d’occasion. Le rang du Beauregard, une série de maisons qui longent la place du Théâtre, représente la symbiose entre l’exubérance flamande et la sobriété française. Il a fallu attendre 1667 pour que Louis XIV réussisse à annexer définitivement Lille à la France. Pour marquer sa domination, le Roi Soleil ne construisit pas seulement un arc de triomphe et une imposante citadelle, mais aussi un bâtiment orné d’un soleil sur le pignon de la façade, pour abriter la garnison en plein milieu de la grand place. Le style français faisait ainsi son entrée à Lille. Plus tard allait venir l’ère des larges boulevards haussmanniens, inspirés par Paris. La Flandre n’était plus qu’un souvenir.

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 le Vieux Lille

24/01/2011

* LES CYCLADES (Grèce)

D’UNE ILE A L’AUTRE DANS LES CYCLADES

Des ports aux maisons blanches, des villages serrés autour de leur clocher, des plages sans fin le long d’une mer d’un bleu azur, des ruines antiques et un vin pareil au nectar des dieux : les ingrédients ont beau être les mêmes dans tout l’archipel des Cyclades, chaque île n’en possède pas moins son caractère bien à elle.

Avec ses villages blancs accrochés au bord d’un volcan, Santorin est considéré depuis l’Antiquité comme le joyau de tout l’archipel.

Santorin, au bord du volcan

Est considérée depuis l’Antiquité comme la plus belle des Cyclades. Sa forme en croissant de lune rappelle qu’elle est née d’une gigantesque éruption volcanique, qui emporta des civilisations antérieures, sa capitale est Thira.

La jolie localité de Oia qui surplombe la mer est une image de carte postale, avec ses coupoles bleues, ses clochers blancs et ses maisons aux teintes pastel.

A Pirgos, le village le plus élevé de l’île, les rues ont été construites en cercles concentriques afin de servir de protection contre les pirates.

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Naxos, le vignoble des dieux

Les maisons de Chora, ainsi qu’on appelle la capitale de l’île de Naxos s’étendent comme des blocs blancs du port jusqu’au sommet de la colline, que domine un fort vénitien. Une énorme porte en marbre, de six mètres, devenue le symbole de l’île, se dresse sur l’îlot de Plataia.

Naxos-ville située à peu près au milieu de la côte occidentale et construite sur les vestiges de Kallipolis, est une des plus belles villes des Cyclades. En 1600 avant J.C., Kallipolis était une cité prospère. Dionysos, le dieu du vin et de tous les excès, naquit ici et gratifia sa terre natale de riches vignobles. Le mont Zas, qui culmine à plus de 1000 mètres est le sommet le plus élevé des Cyclades, il porte le nom de Zeus. Cette île est beaucoup plus verte et fertile que ses voisines. Dans les villages de Naxos, les potiers perpétuent la tradition. L’archipel est parsemé de ruines antiques, notamment à Délos. C’est sur cette île inhabitée qu’Apollon aurait vu le jour.

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Paros, au carrefour des Cyclades

A 8 km de Naxos se trouve Paros, la troisième plus grande île de l’archipel et le carrefour des services de navigation dans les Cyclades. A Naousa, un port pittoresque dans une baie en forme de fer à cheval sur la côte est, des volets en bois de couleur bleu ciel donnent une touche joyeuse aux basses maisons blanches qui se reflètent dans la mer. L’église Ekatontapiliani à Parikia, l’un des principaux monuments byzantins de Grèce, est considérée comme un symbole de tolérance. La Vénus de Milo, un chef d’œuvre du deuxième siècle qui est aujourd’hui au Louvre, a été sculptée dans du marbre de Paros. Antiparos la petite île voisine de Paros, splendeur naturelle avec ses plages de sable doré et ses grottes mystérieuses où abondent les stalactites et les stalagmites.

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Myconos la mondaine

C’est la plus mondaine des îles grecques. Elle ne possède pas de sommets élevés et l’intérieur de l’île, aride et peu peuplé, ne présente guère d’intérêt, contrairement à son littoral rocheux et à sa trépidante vie nocturne.

La ville de Myconos, avec ses étroites rues pavées, ses hautes maisons blanches, ses moulins et son agréable bord de mer, est une petite perle.

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Délos, le berceau d’Apollon

Délos était, après l’oracle de Delphes, le principal sanctuaire de la Grèce antique. Voisine de Myconos, elle est devenue un important lieu de pèlerinage. Cette île inhabitée, qui ne peut se visiter qu’en journée, est aussi l’un des sites archéologiques les plus riches, notamment avec la fameuse Terrasse aux Lions et les exceptionnelles mosaïques de la Demeure de Dionysos et de la Maison des Dauphins.

 

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21/01/2011

* A L'OMBRE DES VOLCANS (Indonésie)

INDONESIE : les petites îles de la Sonde, de Bali à Sumba

En Indonésie, l’archipel des petites îles de la Sonde s’étend depuis Bali jusqu’aux confins de l’Australie. Volcans et rizières, fêtes rituelles, sacrifices en l’honneur des ancêtres, ce chapelet d’îles paradisiaques reste profondément ancré dans ses traditions d’une richesse exceptionnelle.

iles de la sonde.jpgîles de la Sonde

Une terre de rites et de traditions

Bali est riche de traditions. Cette culture unique au monde semble aussi florissante et pleine de vitalité que la végétation tropicale de l’île. Ici, tout est prétexte à des rites souvent complexes et les Balinais paraissent essentiellement préoccupés par la nécessité de faire des offrandes pour éloigner les démons et amadouer les ancêtres.

La beauté des paysages, alternant rizières en terrasses et volcans majestueux, font de ce petit paradis une destination phare du tourisme. Le vrai Bali est surprenant : villages anciens accrochés à flancs de volcans, lacs de cratères, temples de la côte nord aux bas-reliefs humoristiques relatant l’arrivée des premiers colons hollandais.

bali.jpgBali

Tout au sud, la plage de Kusamba est le repère de pauvres hères s’échinant à récolter le sel de mer, tandis que les 400 aborigènes du village de Tenganan parlent une langue connue d’eux seuls.

Le joyau des mers du sud

L’ouest de l’île est injustement ignoré des touristes. Une forêt vierge recouvre la quasi-totalité de cette région sous-peuplée, où les villageois se défient lors de courses de buffles. Là, 4.000 pêcheurs venus de Java et Madura se rassemblent une fois l’an pour une campagne de pêche. A bord de 200 prahus colorés, ils affrontent les flots pour moissonner la mer de ses richesses. L’île de Flores est un des joyaux des mers du sud. Dénommée « île des fleurs » par les explorateurs portugais en quête d’épices rares, Flores semble vouée au culte de la Vierge Marie.

Des dragons chasseurs de cerfs

A l’extrémité ouest de Flores, la baie de Labuhanbajo s’ouvre sur l’océan. Une escale de voiliers y attend patiemment le crépuscule. Leurs délicats balanciers donnent à ces embarcations un air de libellule.

labuan bajo.jpgLabuan Bajo

La nuit venue, ces frêles esquifs partent en chasse, fouillant les ténèbres pour débusquer les bancs de calamars et de crevettes. Non loin de là, quelques îles désolées sont peuplées de varans géants. Ces dragons de Komodo chassent le cerf ou le buffle, tendant des embuscades en se tapissant sur les sentiers utilisés par leur gibier. De gracieux voiliers traditionnels, les pinisi, cinglent de Labuhanbajo à Komodo pour des croisières insolites de quelques jours d’exploration de ce Jurassic park indonésien.

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15/01/2011

* LES GORGES DE L'ARDECHE (France)

Dans la série petits coins de France :

voici "Les gorges de l'Ardèche", paradis de l'eau vive.

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L’Ardèche, qui prend sa source dans les monts du Vivarais, étire son lit sur plus de 120 kilomètres avant de mêler ses eaux à celles du Rhône, tout près de Pont-Saint-Esprit. Entre Vallon-Pont-d’Arc et Saint-Martin-d’Ardèche, où son cours alterne rapides et passages en eaux calmes, elle traverse, pendant près de 35 km, des gorges encaissées qui comptent parmi les plus belles de France.

 

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Le monde entier peut venir contempler les gorges de la rivière la plus turbulente de France, l’immensité du site en préserve le charme aventureux. A pied, en canoë, l’ensemble rocheux recèle grottes, pitons et coins secrets pour le bonheur du randonneur. Cet ensemble paysager exceptionnel est protégé par la réserve naturelle des gorges de l’Ardèche.

Une rivière indomptée
Tout commence dans le massif de Marzan où l’Ardèche prend sa source à 1467 mètres d’altitude. Dans cette partie de la haute vallée, elle n’est encore qu’un torrent de montagne qui dégringole les versants rocheux. Grossie dès le début de son cours par de nombreux affluents tout aussi vivaces, elle s’encaisse, parfois sur près de 300 m, dans les plateaux de calcaires récifaux aux assises puissantes. Ce travail de creusement, entamé à l’ère tertiaire, a parfois donné naissance, comme à Gaud ou au Pas de Mousse, à de profonds méandres que dominent d’imposantes corniches concaves.

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Entre crue et sécheresse
Comme toutes les rivières méditerranéennes, l’Ardèche passe du régime sec l’hiver et l’été, à l’abondance tonitruante à l’automne et au printemps. A partir de Vallon-Pont-d’Arc, la rivière pénètre le Bas-Vivarais, réputé pour ses plateaux calcaires et ses vallées creusées en profondeur. La route de la haute corniche, qui surplombe depuis 1969 la rive gauche de ce canyon, ménage de nombreux points de vue : rochers ruiniformes, cirques, enfilades de gorges, rapides … Et toujours les falaises magnifiées par la lumière du matin au soir.

Vestiges préhistoriques
L’activité de la rivière draine une importante circulation souterraine qui recèle de nombreux avens et des grottes riches en concrétion. En 1994, on a découvert sur le site de la Combe-d’Arc un fabuleux ensemble de gravures et peintures rupestres préservées dans des galeries souterraines. La grotte Chauvet, du nom de son inventeur, recèle des centaines d’œuvres probablement réalisées 30.000 ans plus tôt, dont l’accès est pour l’instant réservé aux seuls spécialistes.

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10/01/2011

* LES INONDATIONS DANS LA VALLEE DE L'OURTHE

L'Ourthe est une rivière de Belgique, affluent en rive droite de la Meuse. C'est une rivière issue de la confluence de l'Ourthe orientale (dont la source est près du village d'Ourthe sur la commune de Gouvy) et de l'Ourthe occidentale (dont la source est près du village d'Ourt sur la commune de Libramont-Chevigny), toutes deux dans la province de Luxembourg en Belgique, et appartenant au bassin versant de la Meuse.

On distingue généralement deux parties dans le cours commun, la Haute-Ourthe jusqu'à la ville touristique de La Roche-en-Ardenne, et en aval la Basse-Ourthe confluant avec la Meuse à Liège. La Basse-Ourthe, parfois appelée Ourthe Moyenne, arrose Hotton, Durbuy, puis, dans la province de Liège, Hamoir et Esneux avant d'atteindre la Meuse.

 

Voici quelques photos prises ce lundi 10 janvier 2011 à Hotton, Rendeux et au camping Floréal de Ronzon.

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C’est l’Ourthe qui continue à susciter le plus de soucis.

 

La situation reste délicate dans le bassin de l'Ourthe. Le pic a été quasiment atteint sur l'Ourthe moyenne. Sur l'Ourthe inférieure, la hausse s'est ralentie, mais elle s'est poursuivie cette nuit. (lundi 10/01/11)

 

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