31.03.2011
* CUBA, PARADIS DES CARAÏBES
Oubliez cigares, salsa et plages de sable blanc ! Derrière les clichés touristiques se cache une nature somptueuse. De parcs en réserves naturelles, partez à la recherche du crocodile de Cuba, découvrez des orchidées et des palmiers uniques au monde et plongez sur d’impressionnants massifs de corail noir.
Cuba, la plus grande île des Antilles est baignée par l’océan Atlantique, la mer des Caraïbes et le golfe du Mexique.

Yeux à peine émergés, le crocodile nage silencieusement vers l’arbre ou un hutia, un gros rongeur, se repose, assommé par la chaleur. Prenant appui sur sa queue, le saurien se hisse à près de deux mètres de haut, mâchoires ouvertes, frôle les branches et … rate sa proie de quelques centimètres, avant de retomber lourdement dans les eaux saumâtres. La « population de crocodiles de Cuba est estimée à 3000 individus. »

le crocodile de Cuba
Le monde entier connaît Cuba au travers de Fidel Castro, des cigares, du rhum et de la salsa, mais on commence seulement à découvrir que l’île est aussi un paradis pour les amoureux de nature. Etroite et allongée, l’île offre, sur 1200 km de long, une incroyable variété de paysages et la plus importante biodiversité des Caraïbes. On y recense pas moins de 8000 plantes, dont près de la moitié sont endémiques. Le palmier royal est l’emblème national.

Au bonheur des plongeurs
A l’extrême ouest, la péninsule de Guanahacabibes est l’une des six réserves de biosphère de Cuba. Mangroves, plages de sable blanc et récifs de coraux s’étendent à perte de vue. Des tortues de mer viennent pondre la nuit sur les plages et des lamantins se prélassent dans les eaux chaudes des mangroves. Cerfs, boas, hutias ou rats des arbres, ainsi que piverts, perroquets et oiseaux-mouches, trouvent refuge dans la forêt. La péninsule attire aussi de nombreux plongeurs qui découvrent les impressionnantes murailles de corail noir et les nombreux requins. Près de Pinard el Rio, la vallée de Vinales est l’un des plus surprenants écosystèmes de Cuba. Des plantes locales arrivent à pousser dans les fissures des falaises. Chaque année, des botanistes « grimpeurs » découvrent de nouvelles espèces d’orchidées.

Guanahacabibes
Cuba est aussi un paradis pour les oiseaux. Les marécages de Zapata constituent la plus grande zone humide des Caraïbes et plus d’une centaine d’espèces migratrices y font escale entre l’Amérique du Sud, la Floride et le golfe du Mexique.
Sur la côte nord, des dizaines de milliers de flamants roses se retrouvent en avril pour la nidification. Il y a plus de 350 espèces d’oiseaux et le tocororo ou trogon cubain est l’oiseau national de Cuba. L’île abrite aussi le colibri d’Hélène, le plus petit oiseau du monde (à peine 2 cm de long).
A l’est, la route côtière rejoint Baracoa, la plus vieille ville de Cuba. Le massif d’El Yunque, site sacré pour les Indiens taino, domine de près de 300 mètres les forêts tropicales et les plages environnantes. Ses flancs, classés réserves de la biosphère, abritent des plantes carnivores et de nombreuses espèces endémiques de palmiers.

tocororo

flamants roses des Caraïbes
09:58 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cuba, caraïbes |
Facebook |
25.03.2011
* LA ZAMBIE (Afrique)
Savane sensationnelle, enclavée en Afrique australe, l’ancienne Rhodésie s’ouvre au tourisme nature, particulièrement dans les parcs nationaux. Près de 30 % du territoire est protégé par 19 parcs nationaux et 34 réserves.
Luangwa River est l’un des grands cours d’eau de Zambie, courant sur 800 km. A la saison sèche, la faune sait y trouver de gras pâturages.
C’est d’abord un grondement sourd qui monte de la savane, puis un tremblement de terre, en continu, qui nous fait légèrement vibrer. Ensuite, un immense nuage de poussière s’élève au-dessus des plaines desséchées de Busanga. Puissants et imposants, des centaines de buffles, galopant, dos au soleil, à la recherche de pâturages, forment un front infranchissable de muscles. Flancs contre flancs, les buffles toisent les lions, leurs seuls prédateurs quasiment, et les rares bipèdes qui arpentent les prairies du nord du parc de Kafue.

Luangwa River
La vie sauvage : riche et précieuse
Une bonne partie de l’année, ces vastes plaines sont inondées par les crues de la rivière Lufupa qui rejoint le Kafue, affluent majeur du Zambèze. A la saison sèche, ces immensités vertes, parsemées d’îlots impénétrables de papyrus, de palmiers et de figuiers sycomores attirent des milliers de buffles, antilopes, zèbres et gnous, suivis à la trace par des prédateurs comme les guépards, les hyènes et les lions. Avec ses 22400 km2, Kafue est l’une des plus grandes réserves africaines et le plus ancien parc de Zambie.
Busanga Bush Camp est l’endroit idéal pour découvrir l’écosystème. Les antilopes rouannes, ou antilope cheval, parmi les plus belles d’Afrique avec sa robe mauve et sa face noire et blanche, paissent tranquillement. Des milliers d’oiseaux se regroupent dans les derniers marécages encore en eau à la fin de la saison sèche. Pour échapper à la chaleur et aux insectes, dont la redoutable mouche tsé-tsé, les lions grimpent dans les arbres et s’allongent sur les branches basses pur guetter la savane.

antilope
Les « little five »
Cap aux nord-est pour rejoindre South Luangwa, Joyau de la Zambie, ce parc est l’un des rares endroits en Afrique où l’on peut faire des safaris à pied. On apprend à identifier les chants des oiseaux, à interpréter les little five, à savoir la musaraigne éléphant, la tortue léopard, la fourmi lion, l’alecto des buffles et le scarabée rhinocéros.
Le South Luangwa est aussi l’un des meilleurs endroits en Afrique pour admirer le rare lycaon ou cynhyène. Ces chiens sauvages, au pelage jaune, blanc et noir, vivent en meute très hiérarchisée de 5 à 30 individus.

South Luangwa
Fumée grondante
A Livingstone sur les rives du Zambèze, l’un des sites les plus grandioses de la planète, les chutes Victoria. Formant une frontière naturelle phénoménale, les chutes, hautes d’une centaine de mètres, ont un débit de plus de 500.000 m3 par seconde à la fin de la saison des pluies. Grandiose !

Livingstone les chutes Victoria
10:09 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : zambie, afrique |
Facebook |
22.03.2011
* LA VIE DE CHATEAU (2e partie)
Salzbourg (Autriche)/ La plus grande forteresse d’Europe centrale.
La formidable forteresse se dresse sur le Mönschberg. Au pied de la colline s’étale la Altstadt, la vieille ville aux allures de décor de théâtre, avec ses superbes façades, ses élégants fers forgés et ses charmantes petites places. Dans la très touristique Getreidegasse, ne manquez pas la maison natale de Mozart. Où que vous soyez à Salzbourg, il suffit de lever les yeux pour rencontrer l’imposante silhouette de la forteresse de Hohensalzburg dont la construction a débuté en 1077. Elle servait initialement de résidence archiépiscopale et a été agrandie au fil des siècles par l’ajout de bastions et de tours, pour devenir l’un des plus grands complexes fortifiés d’Europe centrale. Elle est d’ailleurs considérée comme imprenable … sauf par les touristes qui y arrivent en funiculaire !
A l’intérieur de la forteresse, les principales attractions sont la chambre des princes, la salle des chevaliers, la chambre dorée, sans oublier … la salle de torture. C’est que la vie n’était pas toujours rose au Moyen Age, comme en témoignent également les armes et instruments de torture exposés dans le nouveau musée de la forteresse ! Le château possède également un jardin romantique où sont organisés des concerts.

Heidelbert (Allemagne). Des ruines romantiques.
C’est à Heidelbert, sur les rives du Neckar et du Rhin, qu’a été fondée en 1385, la première université allemande. Aujourd’hui, c’est pourtant le style baroque qui prédomine dans cette agréable cité estudiantine, car elle a dû être entièrement reconstruite au XVIIIe siècle, après avoir été dévastée par les Français.
Dominant la vieille ville, le château d’Heidelberg, perché sur le Königstuhl, a abrité, dès le XIIIe siècle, les princes-électeurs du Palatinat. Au XVIe siècle, le château était même l’une des plus belles résidences de style renaissance d’Allemagne … Las, au lendemain de la Guerre de Trente Ans, il n’en restait que des ruines, où la population locale venait se procurer des pierres. Ces vestiges ont rapidement exercé une véritable fascination sur des artistes romantiques tels que Goethe, le peintre Turner et l’écrivain Mark Twain. Depuis la vieille ville, empruntez le Bergbahn, le vénérable train qui gravit bravement la pente abrupte menant au château.

Rome (Italie). Trésors à deux pas du Vatican.
Rome n’est pas de ces villes qu’on associe spontanément à un château. Pourtant, pour insolite qu’il soit dans le paysage urbain de la Ville Eternelle, le château Saint-Ange n’en est pas moins l’un de ses monuments marquants. A l’origine, cette impressionnante construction cylindrique de 48 mètres de haut était le mausolée de l’empereur Hadrien. A l’époque, elle se trouvait d’ailleurs à l’extérieur de la ville, à un endroit qui se situe aujourd’hui à un jet de pierre du Vatican.
Au Moyen Age, le bâtiment faisait office de citadelle et de prison, mais rendait aussi de fiers services aux papes qui y ont élu résidence en des temps difficiles. Ses dizaines de salles, des cellules humides du sous-sol aux luxueux appartements pontificaux des étages supérieurs, sont désormais reconverties en musée. Les pièces qui ont accueilli les souverains pontifes sont somptueuses : la salle d’Apollon ornée de figures grotesques, la Stufetta (salle de bain ornée de superbes fresques) ou encore l’extraordinaire Sala Paolina, dont le pape Paul III a fait orner les plafonds et les murs de trompe-l’œil et de scènes de la vie d’Alexandre le Grand, de saint Paul et de saint Michel Archange. La terrasse supérieure du château Saint-Ange offre un splendide panorama sur la Ville Eternelle.
Au pied du château, le pont éponyme sur le Tibre arbore une série d’anges en marbre réalisés par Le Bernin et ses élèves. La gigantesque statue en bronze de l’archange au sommet du château est, elle, une œuvre réalisée au XVIIIe siècle par le sculpteur flamand Peter Anton Verschaffelt.

Londres (Grande-Bretagne). Les joyaux de la couronne d’Angleterre.
La Tour de Londres se dresse, tel un îlot médiéval, en plein cœur de la capitale anglaise. La passerelle du Tower Bridge, qui traversa la Tamise juste à côté, offre une belle vue sur ce complexe qui a été, des siècles durant, le symbole de la puissance des souverains anglais.
En 1089, Guillaume le Conquérant a fait construire à cet endroit la Tour Blanche, un donjon de 30 mètres. Richard Cœur de Lion, lui, a fait construire un mur d’enceinte à 13 tours et des douves. Au fil du temps, la Tour a fait office de place forte, mais aussi de palais royal, de musée, d’arsenal et de prison. Cette dernière fonction, surtout, est restée gravée dans les mémoires, tout comme les exécutions dont elle a été le théâtre. C’est en effet sur le gazon de Tower Green qu’ont été, entre autres, décapitées deux des épouses d’Henri VIII.
On sait les Britanniques férus de traditions. C’est donc vêtus de leurs traditionnels costumes et couvre-chefs noirs et rouges que les successeurs des gardes du corps du souverain, les beefeaters, accueillent aujourd’hui encore les visiteurs. Ce sont toutefois les joyaux de la couronne, et notamment l’Imperial State Crown, ornée de 2.800 diamants et d’un saphir vieux d’un millénaire, qui attirent les foules. La Tour de Londres abrite aussi un nombre impressionnant d’armures, une collection d’épées exceptionnelle, une sphère d’or sertie de pierres précieuses et un sceptre, chef-d’œuvre d’orfèvrerie, qui arbore le plus grand diamant taillé au monde.

17:21 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mönschberg, heidelbert, château st ange, tour de londres, châteaux |
Facebook |
18.03.2011
* LA VIE DE CHATEAU (1ère partie)
Les châteaux qui parsèment le Vieux Continent constituent l’un de ses principaux atouts touristiques. Et lorsque ces fières forteresses et élégants palais se dressent à deux pas d’une ville, c’est une excellente raison de s’offrir un city-trip.
Montreux (Suisse).
Un château aux allures de cathédrale. Connue pour son festival de Jazz, Montreux, au bord du lac de Genève, a été, dès le début du XIXe siècle, une cité balnéaire mondaine. Les Rolling Stones et Queen sont venus y enregistrer des albums tout en profitant de l’agréable microclimat. Tout près de la ville, sur un îlot rocheux, se dresse le château de Chillon, construit entre le XIe et le XIIIe siècle sous l’impulsion des ducs de Savoie. L’ancienne salle des banquets abrite aujourd’hui un musée où sont exposés mobilier et armement.
Les musts ? La grande salle du châtelain, avec ses plafonds en bois et ses tableaux du XIVe siècle, la splendide chapelle gothique, ornée de fresques. Les caves, qui faisaient office de prison, sont elles aussi spectaculaires, avec leurs voûtes en arcades. En été, les trois cours intérieures accueillent divers spectacles.

Montreux
Edimbourg (Ecosse). Le bastion de Braveheart.
La capitale écossaise a réussi à conserver une merveilleuse touche historique, avec son centre-ville médiéval tout en petites ruelles et un quartier datant du XIXe siècle ou filent de larges avenues telles Georges Street, le paradis des accros du shopping. Mais Edimbourg est aussi une ville de culture qui multiplie salles de concert et festivals en tous genres. Elle attire aussi nombre de passionnés de whisky venus visiter le Scotch Whiskey Heritage Centre ou déguster leur boisson favorite dans l’un de ses nombreux pubs.
Théâtre de tant d’épisodes majeurs de l’histoire de l’Ecosse, le château d’Edimbourg, perché au sommet du piton rocheux volcanique de Castle Rock, est le symbole de la ville : Celtes, Pictes, Anglo-Saxons, Vikings y ont livré bataille pour s’assurer la suprématie sur la région. La forteresse a hébergé également des souverains, le fleuron des hommes d’armes et le gouvernement. Le site offre une vue splendide sur la ville. Dans les niches situées de part et d’autre de l’entrée trônent les statues des héros écossais Robert The Bruce et William Wallace, qui a bouté les Anglais hors d’Ecosse au XIIIe siècle. Le château lui-même abrite les joyaux de la couronne d’Ecosse ainsi que la Stone of Destiny, sur laquelle étaient couronnés les rois.

Edimbourg
Ségovie (Espagne). La magie d’un colosse de brique.
Non loin de Madrid, Ségovie, chef-lieu de province, est réputée pour ses belles églises romanes et son aqueduc datant de l’époque romaine, mais aussi pour son célèbre Alcazar. Perchée sur un plateau rocheux, la ville a des allures de navire échoué. Construit au Moyen Age, l’Alcazar ne détonnerait d’ailleurs pas dans un décor de Disneyland, tant son apparence est féérique ! Depuis le sommet du donjon, on jouit d’un panorama grandiose sur la ville et la Sierra Guadarrama. Ce château était l’une des résidences favorites des rois de Castille, auxquels nous devons sa somptueuse décoration. Au fil des pièces et des patios se succèdent armures scintillantes, armes anciennes, tapis précieux, imposants meubles mauresques, splendides carrelages et, surtout, merveilleux plafonds à caissons en style « artesonado ». Toutes les conditions sont donc réunies pour une plongée dans l’ambiance du Moyen Age …
Les environs de Ségovie recèlent encore plusieurs autres châteaux exceptionnels, tels que, par exemple, le Castillo de Coca, le plus grand d’Espagne. Il a été construit au XVe siècle par des Maures convertis qui y ont mêlé éléments mauresques et occidentaux pour créer un incroyable bâtiment de brique, coiffé d’innombrables tourelles pentagonales. Il est tellement élégant, qu’en dépit du fait qu’il avait été prévu à l’origine pour servir de forteresse, il a surtout fait office de palais résidentiel.

Ségovie
Carcassonne (France). Une véritable ville dans la ville.
La Cité, la citadelle de Carcassonne dresse fièrement sa double enceinte, ses tours ocre et ses créneaux au sommet d’une colline rocheuse, à un jet de pierre de la ville moderne. Véritable ville dans la ville, ce bastion construit au XIIIe siècle pour résister à des sièges de plusieurs mois est l’une des plus importantes forteresses médiévales préservées d’Europe. Reprise sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, elle est encore habitée même si elle accueille aussi l’habituel mélange d’hôtels, cafés, restaurants, boutiques de souvenirs et ateliers d’artisanat. Certains détracteurs accusent l’architecte Viollet Le Duc d’avoir été trop loin dans sa restauration romantique, à la moitié du XIXe siècle. Reste que c’est tout de même grâce à lui qu’a été préservé un décor bien plus authentique que ceux des films d’Ivanhoé ou de Robin des Bois.

Carcassonne
09:45 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : châteaux |
Facebook |
12.03.2011
* LES FALAISES ET L'AIGUILLE D'ETRETAT (France) Normandie. Mon voyage en 1988.

A la verticale de la mer
Sur près de 140 km, entre l’estuaire de la Seine et l’estuaire de la Somme, s’étend la côte d’Albâtre, qui doit son nom à la blancheur de ses falaises crayeuses. A Etretat, élégante petite ville côtière située à proximité de Fécamp, les falaises comptent parmi les plus impressionnantes de la côte. L’érosion y a sculpté d’étranges figures, dont la célèbre Porte d’Aval et son Aiguille, qui ont piqué la curiosité de plus d’un voyageur.
Traverser le pays de Caux, haut plateau crayeux qui s’étend de la Manche à la vallée de la Seine, c’est parcourir des vallées verdoyantes et vallonnées. Quelle surprise lorsque ces chemins fertiles laissent soudain la place à de vertigineux surplombs ! Tout en bas, l’océan jette son écume à la base des falaises dans un grondement unique.

Avant que la mer ne se retire
Ces falaises majestueuses, qui dressent leur abrupte muraille de calcaire à près de 90 m au-dessus d’un océan souvent tumultueux, se composent d’anciens sédiments marins datant de l’ère secondaire : voici 260 millions d’années, on se trouvait ici au fond de l’océan. Les plissements liés aux mouvements des plaques et les variations climatiques ont ensuite entraîné un recul de la mer. Il y a quelques milliers d’années seulement, alors que la Manche n’était qu’une simple rivière, le plateau de Caux s’étendait sur plusieurs kilomètres au large. Pour s’en rendre compte, il suffit de prolonger en imagination la douce déclivité des vallées qui s’interrompent à flanc de falaises : en prolongeant leur pente, on atteint le point où jadis se trouvait le rivage.

Lorsque la mer se fait artiste
Sur la côte d’Albâtre, la Manche reste blanche et laiteuse jusqu’à un bon mille marin au large, chargée de la craie qu’elle est venue lécher au pied de la roche. La craie est une roche calcaire composée pour l’essentiel de restes de petits organismes marins. Sa dureté et sa texture sont extrêmement variables, et de celles-ci dépend la porosité de la roche. La craie la plus tendre a été modelée par l’érosion marine tandis que les parties plus denses et plus dures ont résisté davantage : ainsi s’explique l’existence d’aiguilles et d’arches dans la région d’Etretat.

Une aiguille célèbre
L’Aiguille d’Etretat, magnifiquement découpée, est une curiosité géologique très populaire. Elle fait face à la Porte d’Aval, une arche splendide creusée dans une avancée de falaises et qui se détache sur la mer. Le site a été popularisé par Maurice Leblanc, l’auteur d’Arsène Lupin, qui a fait de ce site la cachette secrète du célèbre gentleman-cambrioleur. A proximité se trouve une autre arche célèbre, connue sous le nom de Manneporte, que Guy de Maupassant décrivait il y a un siècle comme une « voûte énorme où passerait un navire ». Natif de Fécamp, l’écrivain fréquentait ce lieu lors de la chasse au guillemot, petit oiseau de mer de la famille du pingouin, aujourd’hui protégé, et qui abonde sur cette côte.


12:32 Écrit par josiane50 | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : etretat, côte d'albâtre |
Facebook |
09.03.2011
* LE MARQUENTERRE (France)
Dans la série petits coins de France, voici Le Marquenterre, le domaine des oiseaux (Baie de Somme).
Rompant avec le pays de Caux, aux côtes bordées de falaises imposantes, le littoral picard présente une côte plate de sable et de galets. Entre l’estuaire de la Somme et celui de l’Authie, le domaine du Marquenterre étale ses 2300 ha sur une vaste étendue de dunes, de forêts et d’étangs protégés. Ce domaine est une véritable terre d’asile pour une multitude d’oiseaux et une étape paisible sur la route des espèces migratrices.
Ce segment de côte plate est sans cesse exposé à l’invasion marine et à l’intervention humaine. C’est un milieu changeant car le vent et les marées agissent en permanence sur les sols sableux. Mais ces mouvements n’effraient pas les oiseaux, qui peuplent en abondance les dunes, les vasières et l’estran, pour le grand bonheur des ornithologues.

la grande aigrette
Un estuaire actif
La large et profonde embouchure de la Somme, qui tend à se sédimenter, délimite deux plaines maritimes bien distinctes : au sud les Bas-champs, dont la côte est bordée de galets ; au nord Marquenterre, un cordon de dunes maintenu par des pinèdes. Ces paysages doivent beaucoup à l’homme qui tente, depuis toujours, de limiter le travail de la mer tout en tirant profit de la côte. Les Bas-Champs ont été rendus partiellement exploitables par l’assèchement des marais et l’entretien d’un cordon de galets. Le Nord, domaine du Marquenterre, reste toutefois le royaume des sables. Depuis 1995, cette zone est protégée des appétits immobiliers par son statut de réserve naturelle.

la grue cendrée
Des biotopes variés
Trois composantes principales caractérisent les différents milieux du Marquenterre : le sable, l’eau de mer et l’eau douce. Aux dunes succèdent les bois de pins, les fourrés d’aulnes, de saules et d’arbousiers ainsi que les prairies de fauche. Sur les espaces conquis sur la mer, mares et marais herbeux jouxtent les vasières. Ces milieux si divers, auxquels s’ajoute le large estran découvert chaque jour à marée basse, fournissent d’inépuisables sources de nourriture pour la faune maritime et, en particulier, pour les oiseaux, dont on a dénombré jusqu’à 300 espèces différentes.
Une réserve dédiée aux oiseaux
A l’automne comme au printemps, ce domaine est sur la route migratoire de milliers d’entre eux. On peut voir le tadorne de Belon venir nicher dans les terriers des lapins, on y observe entre autres l’oie cendrée, le héron ou la cigogne blanche. A chaque saison en avril, les parades amoureuses des huîtriers, des avocettes ou des goélands en mai. Des abris en bois sont équipés de petites ouvertures, permettant d’observer les oiseaux sans les déranger.

13:58 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marquenterre, baie de somme |
Facebook |
06.03.2011
* LE JARDIN DE MAISONNAIS (France)
UN JARDIN BEAU A CROQUER
Niché au cœur de la France, ce superbe jardin médiéval affiche des lignes résolument contemporaines. C’est lorsque les pommes, les courges et les raisins sont mûrs à point qu’il est au sommet de sa beauté.

le prieuré à Maisonnais
Nous sommes en France, à Maisonnais, au prieuré Notre-Dame d’Orsan, non loin de Bourges, à 250 km au sud de Paris. Ici on ne trouve ni dahlias, ni tournesols, pas plus que des glaïeuls, mais une association inédite de plantes ornementales et de végétaux comestibles. Celui qui vient ici doit pouvoir goûter à la paix et au recueillement des jardins d’abbaye médiévaux.
Jadis, les moines utilisaient leur jardin pour répondre à leurs besoins alimentaires, tout en dotant cet espace vert de symboles religieux.

prieuré Notre-Dame d'Orsan
Les potirons jouent les stars
Si l’espace est divisé en de nombreuses chambres de verdure, typiques des jardins médiévaux, les formes originales des haies de séparation taillées ont une beauté toute contemporaine. Ici, on admire un cœur en lierre, là une haute haie aux ouvertures symétriques, ailleurs encore, des boules de buis superposées.
Le plus surprenant ? Les fruits et légumes utilisés pour séparer les chambres de verdure.
En automne, le jardin de Notre Dame d’Orsan s’embrase grâce aux centaines de cucurbitacées poussant dans des parterres rehaussés.

le prieuré
En Belgique aussi on peut admirer quelques beaux jardins médiévaux :
Le jardin des Deux Tours, sous la citadelle de Namur.

Le jardin de curé de l’Abbaye Saint-Pierre de Gand.

Le jardin didactique situé derrière le centre culturel La Posterie à Courcelles.

09:51 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bourges, maisonnais, jardins |
Facebook |
02.03.2011
* BILBAO (Espagne- Pays Basque)
BILBAO VILLE D’ART ET DE DESIGN
Les gens d’ici appellent leur ville El Botxo « le trou » un surnom qui lui allait comme un gant avant sa renaissance, à l’époque où cette cité industrielle sur les rives du Nervion n’avait guère plus à offrir qu’un paysage désolé de hangars délabrés et de grues mangées de rouille.

le Nervion
Une cathédrale de titane
Depuis, les grues portuaires et les rives jonchées de débris ont cédé la place à d’agréables boulevards verdoyants où il fait bon flâner, avec leurs ponts et bancs publics design et leurs nombreuses terrasses. Les habitants qui avaient fui la ville se disputent aujourd’hui les appartements avec vue sur le fleuve, et les touristes aussi se bousculent au portillon.

la Cathédrale
La création de Frank Gehry est le grand pôle d’attraction, avec ses vingt galeries qui totalisent près de dix mille mètres carrés d’espace d’exposition. La moitié est réservée à des accrochages temporaires, le reste abrite des grands noms comme Warhol, Magritte, Picasso, Dali et même, dans une salle de 130 m de long, sept sculptures monumentales en acier rouillé signées Richard Serra, mais devant l’entrée trône l’un des œuvres les plus sympathiques du musée : Puppy, un chien de plusieurs mètres de haut réalisé en pétunias par Jeff Koons, l’empereur du kitsch.
Effet d’entraînement
Bilbao s’est dotée de bien d’autres joyaux contemporains, signés par tout ce que le monde compte d’architectes de renom. Le long du fleuve s’étend même un quartier résidentiel flambant neuf connu surtout grâce aux tours Petronas, en Malaisie. Et pourtant, c’est le Guggenheim qui accroche le regard, encore et toujours ! tant le titane présente un aspect changeant : blanc étincelant sur fond de ciel azur en journée, rose pastel lorsque le soleil couchant le caresse de ses derniers rayons, voire même d’un tendre lilas après une brève averse basque.

musée Guggenheim
Enthousiasmant modernisme
A mille lieues de tous ces édifices modernes, le Casco Viejo (la vieille ville) a aussi pu être rénové de fond en comble : le théâtre Arriaga, construit en 1890, la cathédrale des pèlerins, de style gothique. Le plus grand marché couvert d’Espagne, le « Mercado de la Ribera », dont l’architecture moderniste, avec ses carrelages colorés et ses volutes de fer forgé, ne manquera pas de vous séduire.

la vieille ville
Pique-nique panoramique
A l’exception des berges du fleuve, Bilbao est une cité tout en collines. Un véritable ascenseur se hisse en grinçant jusqu’au sommet du mont Artxanda, pour un point de vue dominant.

funiculaire pour le mont Artxanda,
Le métro vous conduira à Getxo, « Bilbao sur mer » un ancien village de pêcheurs qui a conservé un petit mais charmant quartier de maisonnettes qui s’entassent au pied de la colline, une vaste plage de sable doré et un boulevard où s’alignent d’élégantes villas de plaisance.

Gexto, Bilbao sur mer
La grande attraction de Getxo : le Puente Colgante, un pont si exceptionnel qu’il est classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Et « le plus ancien pont suspendu au monde », construit un an après la tour Eiffel, est indéniablement une construction imposante, avec sa passerelle en fer forgé, jetée au-dessus d’un fleuve qui fait ici 160 mètres de large, en dessous de laquelle est suspendue une nacelle qui transporte véhicules et passagers jusqu’à l’autre rive. Une attraction vertigineuse héritée de la révolution industrielle.

Puente Colgante
20:20 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pays basque |
Facebook |





























































