05.05.2011

* PEROU, mille facettes scintillantes (en deux parties)

1ère partie

Avec près de 1.300.000 kilomètres carrés, le Pérou est le 3e plus grand pays d’Amérique du Sud, après le Brésil et l’Argentine. Lima en est la capitale. De par son relief et la variété climatique et écosystémique en résultant, ce pays abrite une étonnante biodiversité qui prend toute sa dimension en forêt amazonienne.

 

pérou, lima

la cathédrale de Lima

 

Du bassin amazonien à l’océan Pacifique, s’étendent forêts inondées, écrins de verdure luxuriante, pics enneigés au cœur du minéral, steppes battues par les vents ou désert qui tombe à pic dans la mer. Le Pérou est un pays aux mille visages. Et aux myriades d’espèces.

Début du périple au nord-est du Pérou, au beau milieu du bassin amazonien. Dans la réserve de Pacaya Samiria, serpentent les rivières qui formeront l’Amazone et leurs nombreuses lagunes. Les nuages font partie du paysage, ils lui sont même essentiels. Direction Lagunas, petite ville nichée au cœur de la basse Amazonie péruvienne, Amazonie poisseuse et étouffante, mi-enfer, mi-paradis. Ces nuages, poétiquement dénommés « radeaux du vent » sont des voyageurs au long cours, poussés par le souffle des alizés par-delà l’océan Atlantique, d’autres naissent ici, de la respiration d’un océan de chlorophyle. Un immense voile blanc, impénétrable enveloppe le paysage et le fleuve. Aussi vite qu’elle était arrivée, la pluie nous quitte.

pérou, lima

Pacaya Samiria

Forêt inondée

La nuit s’est emparée du fleuve, le couvant auparavant d’un éclatant manteau violet et rose. La réserve de Pacaya Samiria, deux millions d’hectares d’une forêt ancrée à 60 mètres au-dessous du niveau de la mer. Trois bassins fluviaux zigzaguent dans la réserve et dessinent un enchevêtrement de méandres, de bras morts et de cours d’eau, débordant de toutes parts d’octobre à avril, la saison des pluies.

La forêt nous avale, nous digère. Là, un paresseux avachi tourne imperceptiblement la tête dans notre direction. Ici, une cohorte de caciques cul jaune jacasse à tue-tête, tandis que quelques capucins dégustent des fruits sur une branche.

Vue du fleuve Huallaga, l’Amazonie joue la monotonie. Le paysage, immuablement plat, nous plonge dans une lassitude accentuée par l’ambiance de vivarium.

Une tortue matamata exhibe son air hargneux, puis les yeux d’un caïman émergent de la surface de l’eau, des aras s’envolent dans un élan bigarré.  Cette biodiversité puise ses origines dès le milieu du miocène. Environ deux mètres d’eau s’abattent annuellement sur la forêt, avec des records de six mètres sur les versants orientaux des Andes. Poumon de la planète, la forêt ne s’adapte pas à son environnement, elle le fabrique. La canopée, océan de feuilles que l’on peut assimiler à des panneaux solaires miniatures, absorbe la majorité de l’énergie radiative du soleil et consomme du dioxyde de carbone en quantité.

 

pérou, lima

tortue matamata

 

Reflet spectaculaire

Pourtant, si la pluie abreuve la forêt, les sols bénéficient d’une protection essentielle avec la canopée, qui amortit le choc de milliers de petites bombes à eau. Les violentes averses lessivent la couche superficielle du sol, emportant, dans un ruissellement de boue, sels minéraux et autres nutriments indispensables aux végétaux.

Le dauphin rose de l’Amazonie, appelé aussi inie de Geoffroy ou boutou, fait son show. C’est le plus grand des dauphins d’eau douce et le plus étrange. Un arapaïma, le plus imposant des poissons d’eau douce, avec un poids avoisinant les 150 kilos, vient de remonter à la surface pour respirer. Ce grand prédateur ne sillonne pas seul les rivières ; des cohortes de piranhas aux reflets carmin l’accompagnent, ainsi que des anguilles électriques et de nombreux caïmans.

 

pérou, lima

inie de Geoffroy

 

 

Contreforts des Andes, le paysage a mué. L’altitude, près de 2000 mètres, et ses conséquences, la baisse d’oxygène et le froid, ont joué de leur effet castrateur sur la forêt. La forêt a pris des allures de conte de fées : mousses, lichens, broméliacées et autres épiphytes ont accaparé les arbres, les enveloppant de festons et de rubans végétaux. Les touches couleur garance des fleurs gracieusement tubulaires des fuchsias, le vermeil des délicats pétales de bégonias translucides, cassant comme du verre, avec leurs graines tétraédriques aux allures de coffres à trésor et une myriade de petites orchidées délicates et chamarrées. Le soleil saupoudre ses rais dans le sous-bois, comme du pollen, il y règne une atmosphère fantastique.

L’un des hôtes de marque de ces sylves enchanteresses est le coq de roche, étrange oiseau, paré d’une livrée rouge orangé chez le mâle dont la tête, jusqu’au bout du bec, est ornée d’une huppe en éventail toujours hérissée.

 

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le coq de roche

 

 

pérou, lima

 

 

14:35 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pérou, lima |  Facebook |

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Commentaires

bonjour Josiane
un peu de rêves ne fait pas de mal avec mon boulot qui me prend beaucoup de temps
du coup le libre me fait défaut pour mon blog et les autres en général
enfin, je ne t'oublie pas et espère que tu vas bien
bisous de l'Irlandais

Écrit par : philou | 05.05.2011

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merci Philou de ta visite

Écrit par : josiane | 06.05.2011

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