13.06.2011
* LA MAGIE DU GRAND NORD (Sibérie)
TOUTE LA MAGIE DU GRAND NORD
Les jours raccourcissent, les nuits prennent de l’ampleur. Un lent crépuscule s’installe et la terre se drape dans un silence hivernal. Les amoureux du Grand Nord n’y voient nulle mélancolie. Du Groenland à la Russie, du Danemark au Spitsberg, la saison froide, jamais plombante, exerce un charme puissant. Cap au nord, pour trois destinations hors du commun, aurores boréales comprises, entre rêve et réalité …
Lumière - Spitsberg : voyage au bout de la lumière
Le cercle polaire, destination du point le plus septentrional de la planète. Le Spitsberg et ses glaces nous toisent tout là-haut, à 79° de latitude nord. Tout est sombre.
Direction Longyearbyen, la capitale du Spitsberg. La nuit règne à nouveau, et c’est l’heure de pointe. Les motards en scooter sont de vrais Fangio de l’Arctique. Longyearbyen est une ville trépidante qui abrite 1.500 âmes. Les 900 autres habitants de la presqu’île vivent à une cinquantaine de kilomètres de là, dans la station de recherche « russe » de Barentsburg.

Spietzberg
Au début du XVIIIe siècle déjà, des chasseurs russes ont jeté leur dévolu sur l’île, attirés par la valeur marchande des baleines et des phoques qu’ils revendaient sur le continent. Plus tard, on a découvert que le Spitsberg regorgeait de charbon, ce qui a incité les Russes à se lancer dans l’exploitation minière, avec l’accord des autorités norvégiennes. La température est descendue à – 25°C et l’obscurité règne toujours. Chacun se calfeutre chez soi : c’est l’heure du dîner à base de renne. La nuit, nous assistons à une aurore boréale. Le spectacle est impressionnant, voire un rien angoissant. De larges rubans verdâtres évoluent sur fond de nuit glaciale. Un voyage au bout de soi et de la lumière.
Rêve – Voyage au pays du Père Noël
Le Père Noël vit en Laponie, à Rovaniemi, sur le cercle polaire. Dans le bureau de poste voisin, le jovial barbu répond chaque année à des centaines de milliers de lettres.
Le sage à la barbe blanche nous accueille avec tous les égards. A Rovaniemi, capitale de la Laponie, l’affaire prend en tout cas des allures philanthropico-mercantiles. Le bureau de poste du Père Noël répond à 700.000 lettres d’enfants par année, tous sponsorisés par la Poste finlandaise.

cercle polaire
Chiens hurlants
Heureusement, Père Noël n’affronte pas tout seul la rudesse de l’hiver. Un autre talent touristique que la Laponie a su mettre à profit. Six chiens composent l’attelage. Les bêtes se mettent à faire un vacarme épouvantable, il apparaît très vite que le cours de base « survie en traîneau à chiens » n’avait rien de superflu. Les huskies courent ventre à terre sans trop se soucier de la force de gravité. Au bout de quelques minutes, le gémissement des chiens a fait place à un halètement monotone. Le traîneau a pris sa vitesse de croisière, les chiens et leur équipage se détendent. Pour étancher leur soif, les huskies n’ont pas besoin de s’arrêter : tout en courant, ils grattent un peu de neige avec leur maxillaire inférieur.

huskie sibérien
Action – Une histoire de frontière …
Le Polaris 550 glapit comme un loup agité qui souffrirait de crampes intestinales chroniques. Un motoneige nous emmène pour un périple de quelques centaines de kilomètres, entre Salla en Finlande et Kovdor en Russie.

polaris 550
Il fait 8°C en-dessous de zéro. A près de 60 km/h sur les lacs gelés autour de Salla, à l’intérieur du cercle polaire, en direction de la frontière russe. La partie russe de notre périple offre un certain contraste avec le côté Finlandais. A la veille de la Seconde Guerre mondiale, la Finlande et la Russie ont connu leur guerre froide. Après une centaine de jours de combat, la Carélie, jusqu’alors finlandaise, est passée aux Russes. La frontière entre les deux pays a été déplacée de 75 km en direction de l’ouest.
Camarade Leonid
Nous arrivons à Kairala, premier village après la frontière. Seules 200 personnes, des bûcherons pour la plupart, vivent encore dans ce hameau. Lisa, une Ukrainienne, prépare les repas pour tout le village.
Kovdor, ville plus peuplée, reflète l’économie de plan à la russe. Plus de 30.000 personnes vivaient ici, il en reste 23.500 dont Leonid Dombrovski, le bourgmestre.
Sa ville a 50 ans. Ella a été créée autour des minerais de fer. On y fabrique également de la bakélite.
Les motoneiges glissent sans hâte sur la glace recouvrant la grand-route. Le vrombissement des moteurs résonne dans le paysage désolé, où la neige et la glace passent au blanc immaculé, après le gris fade de la ville minière jadis prospère.

la toundra
Revoici la toundra, Cap sur la frontière, avec en chemin la perspective d’une halte gourmande, café et crêpes, chez Lisa !

le soleil de minuit
09:42 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grand nord, sibérie |
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