26.06.2011
* LAS VEGAS (Etats-Unis)
LAS VEGAS, la ville des chiffres fous !
Près de 37 millions de touristes visitent la cité du jeu, où le soleil brille 310 jours par an, mais pas pour tout le monde…
C’est une ville lumière unique au monde, Las Vegas ne ressemble à aucune autre étape touristique. Cité centenaire, un gâteau géant de 53 tonnes a salué ses 100 printemps en 2008. La capitale du jeu est aussi celle des folies avec ses 197.144 machines à sous, sa vingtaine d’hôtels-casinos surdimensionnés et ses chapelles où chaque année 120.000 couples convolent en cinq minutes.

Un coin de prairie
Ce coin de désert, découvert au début du XIXe siècle par des Mexicains qui le baptisent « Les prairies » (Las Vegas en espagnol), accueille ensuite des agriculteurs mormons en 1855, puis des ouvriers du sud venus édifier un barrage pour alimenter la région en eau et, enfin, des industriels après la création d’une ligne de chemin de fer en 1905. Ces travailleurs isolés s’ennuient jusqu’en 1931, date à laquelle l’Etat du Nevada légalise les jeux de leurs tripots clandestins. La mafia, enrichie grâce à la prohibition, y voit le moyen de blanchir impunément son argent. Elle débarque avec 1.500 prostituées et construit des hôtels, à l’instar d’autres promoteurs, peut-être plus honnêtes mais tout aussi intéressés.

Vedettes, gagnants et brigands
Sous un soleil présent 310 jours sur 365, assurant une température estivale moyenne de 40°C, le luxe des infrastructures séduit très tôt les stars, dont Frank Sinatra, flambeur et ami des mafieux ; Marilyn Monroe, qui y séjourne le dernier week-end avant sa mort ; le milliardaire Howard Hughes, devenu propriétaire du complexe Desert Inn, ou encore Elvis Presley.
Pareilles fêtes d’affiche attirent les touristes. Ces derniers se déplacent en famille depuis l’ouverture d’attractions pour enfants.
De 1953 à nos jours, Las Vegas devient l’une des localités américaines enregistrant le plus fort taux de croissance démographique.
Les 1.800 chambres hôtelières des années 50 sont passées à plus de 124.000 en 2001. Un tiers de l’année, elles sont occupées à 100 %.
Outre ses 606.846 résidents, la cité reçoit près de 37 millions de curieux par an. Et tout ce petit monde joue, perd, gagne, triche, convole, ou vole …

Jackpot de 40 millions $
Parmi les records de gains, le dernier a été décroché en mars 2003 : 40 millions de dollars empochés par un jeune chanceux de 25 ans. C’est toutefois à un aîné que Vegas doit sa plus jolie histoire. Elmer Sherwin, 92 ans, a été le roi du jackpot … à deux reprises : 4,6 millions de dollars en 1985 et 21 millions en 2005. Elmer en a reversé une large partie aux victimes de l’ouragan Katrina en Louisiane.
La ville du péché, du crime (70.000 délits par an) et son odeur d’argent sale (les casinos brassent annuellement 40 milliards de dollars) attirent aussi des individus moins vertueux. En 1993, un groupe de génies des maths remporte des sommes folles au black-jack en parvenant à recenser mentalement les cartes ! L’année 2010 restera dans les mémoires. Le 15 décembre dernier, un homme armé a dérobé 1,5 million de dollars en jetons et plaquettes. Petit problème : ceux-ci sont échangeables contre des devises, uniquement dans le casino d’où ils proviennent… Le voleur aurait dû écouter ce cher Sinatra qui déclara plus d’une fois : « Vegas est le seul endroit où l’argent parle. Et il te dit souvent : « Mon vieux, tu es cuit ! ».

16:26 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : las vegas |
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21.06.2011
* VIES DE PALACES
VIE DE PALACES
Visite de trois palaces de légende : La Mamounia à Marrakech, le Pera Palas à Istanbul et le Royal Monceau à Paris. Le travail des architectes, designers et surtout des artisans d’art, qui en respectant les traditions de leur pays, ont œuvré pour redonner à ces lieux leur lustre d’antan.
Le Pera Palas, la perle d’Istanbul
Après plus de deux années de restauration, le Pera Palas, hôtel mythique d’Istanbul construit en 1892 pour les passagers de l’Orient-Express, vient de retrouver tout son lustre. Toit, plomberie, marbres multicolores, mobilier d’époque, tout a été rénové. Coût des travaux : 23 millions d’euros. La salle de bal a ainsi retrouvé de sa fraîcheur grâce notamment à la réfection de ses coupoles de verre qui laissent astucieusement pénétrer les rayons du soleil. Classé monument historique, l’établissement a vu défiler sous ses dômes dorés des générations de célébrités depuis sa fondation. L’espionne Mata Hari, Alfred Hitchcock, Sarah Bernhardt, Greta Garbo ou encore Zsa zsa Gabor y ont élu domicile.
C’est dans ces murs que la romancière anglaise Agatha Christie a écrit son fameux « Crime de l’Orient-Express » en 1934. Les 115 chambres et suites du palace sont accessibles à des prix variant de 230 euros à 4.000 euros la nuit.

Pera Palace à Istambul (Turquie)
La Mamounia, renaissance d’un mythe
Créée en 1928, La Mamounia a rouvert l’an passé après trois années de travaux d’un montant de 120 millions d’euros. Ici, tout a commencé au XVIIIe siècle avec le sultan Ben Abdellah qui a offert en cadeau de mariage à son fils Mamoun, un vaste domaine adossé aux remparts de la vieille ville. Deux siècles plus tard, le refuge est transformé en un luxueux palace où se retrouve très vite la planète entière. Winston Churchill y prend ses quartiers d’hiver, tout comme Colette, Rita Hayworth ou Alfred Hitchcock, qui y tournera « L’homme qui en savait trop ». Ce sera ensuite au tour de Nicole Kidman, de Sharon Stone ou de Sophie Marceau de goûter à l’élégance des lieux.
Pour inventer l’esprit de l’endroit, le décorateur a fait table rase des tendances art déco de jadis pour renouer avec la tradition marocaine. Les meilleurs artisans locaux se sont relayés pour réaliser zelliges, marbres, plâtres sculptés, colonnades et lanternes en verre sablé. Les 136 chambres, les 71 suites et les 3 riads rivalisent de raffinement, avec de vastes salles de bains toutes tapissées de marbre clair et pas moins de huit oreillers disposés sur chaque lit. Ajoutons un service aux petits soins assurés par 770 personnes. Le prix moyen d’une nuitée s’établit entre 700 et 1.000 euros.

la Mamounia (Maroc)
Le Royal Monceau, l’art de vivre à la française
Situé à deux pas des Champs-Elysées, le royal Monceau, ouvert en 1928, a fermé ses portes en juin 2008 après une « Demolition Party » mémorable, épisode insolite au cours duquel des personnalités ont été invitées à donner les premiers coups de pioche du chantier. L’hôtel appartient désormais au fonds souverain du Qatar qui y a investi plus de 100 millions d’euros pour la rénovation. Parmi les 150 chambres, 63 sont des suites de 55 à 380 m2 pour les plus grandes. Il faut compter 730 euros au minimum pour une chambre standard et au moins 1.200 euros pour une suite.
Avec l’aide du designer Philippe Starck, les propriétaires ont essayé de révolutionner l’idée du palace en concevant des chambres « comme à la maison », avec des livres, des tableaux, des photos et même de sublimes fauteuils de lecture façonnés par des selliers. Palace à la française, l’établissement comporte une librairie, une salle de cinéma et offre la possibilité de prendre des cours de guitare. De nombreux clients célèbres ont franchi le seuil du Royal Monceau. Le général Hô Chi Minh qui en fait son camp de base au moment de la signature des accords pour l’indépendance du Vietnam en 1946, Golda Meir et Ben Gourion qui y ont initié la création d’Israël. Sans oublier Michel Polnareff qui, durant son séjour de 1989 à 1992, a composé « Goodbye Marylou » dédiée à Marie-Louise, une des standardistes de l’hôtel.

le royal Monceau (France)
09:03 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : palaces |
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16.06.2011
* MUSEE DE FLANDRE A CASSEL (France)
MUSEE DE FLANDRE – C’est notre histoire
Le musée de Flandre, qui vient de s’ouvrir à Cassel, au nord de la France, est le seul musée entièrement dédié à la culture flamande, dans toute sa diversité.
Un lieu unique pour des collections qui doivent beaucoup au patrimoine belge.

La route grimpe vers la petite ville de Cassel qui surplombe les plaines de la Flandre française. Sur la Grand’Place se dresse l’ancienne châtellenie, bâtiment administratif et judiciaire datant du XVIe siècle devenu Hôtel de la Noble-Cour. Elle impose son architecture particulière avec son immense toiture, ses fenêtres à meneaux et ses lucarnes caractéristiques. Le musée s’articule autour d’une cour intérieure splendide, qui n’attend que les beaux jours pour multiplier spectacles et animations. Ici, pas de grandes salles froides et impersonnelles, mais une succession de petites pièces aux couleurs chaudes et aux boiseries d’époque mettant en valeur des collections diverses, peintures, pièces ethnographiques, objets religieux …
Résolument original et audacieux, le parcours proposé au public est construit autour de quatre thèmes, développés aussi bien en français qu’en néerlandais.
Le premier, Soumission et colère, fait référence aux périodes de guerres et d’affrontements qu’a connues la région.

Le deuxième, Entre Terre et Ciel, explique combien le paysage flamand est lié au spirituel. De nombreux tableaux de primitifs flamands anonymes côtoient des œuvres marquantes de Joachim Patinir ou de Roelandt Savery.
Dans les salles articulées autour du thème Mesure et Démesure, l’inventivité de l’équipe du musée prend sa pleine ampleur avec un cabinet de curiosités étonnant, où l’art contemporain figure à côté d’œuvres classiques, où un hibou étrange de l’Anversois Jan Fabre jouxte une vertèbre de baleine ou des sculptures antiques.
On termine en beauté avec le thème Ostentation et Dérision où la fête et le carnaval habitent chaque œuvre. Le tableau Procession de chars sur la Place du Meir d’Erasmus de Bie, lui aussi issu d’Anvers, berceau d’une bonne partie des artistes exposés, fascine par le foisonnement de personnages et de décors.
Le musée regorge de couloirs, de recoins et de divers espaces à même d’accueillir une profusion d’expositions temporaires. Celle qui l’inaugure a de quoi titiller le visiteur : Sensualité et Volupté, Le corps féminin dans la peinture flamande des XVIe et XVIIe siècles où des tableaux d’Antoine van Dyck, de Jacob Jordaens ou encore de Rubens achèvent de nous éblouir.
Le Musée de Flandre s’adresse à tous les publics en multipliant les activités le week-end, dans le but de toucher les visiteurs du coin comme les Belges, voisins si proches.

Musée départemental de Flandre, 26 Grand’Place, 59670 Cassel.
17:10 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cassel, musée de flandre |
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13.06.2011
* LA MAGIE DU GRAND NORD (Sibérie)
TOUTE LA MAGIE DU GRAND NORD
Les jours raccourcissent, les nuits prennent de l’ampleur. Un lent crépuscule s’installe et la terre se drape dans un silence hivernal. Les amoureux du Grand Nord n’y voient nulle mélancolie. Du Groenland à la Russie, du Danemark au Spitsberg, la saison froide, jamais plombante, exerce un charme puissant. Cap au nord, pour trois destinations hors du commun, aurores boréales comprises, entre rêve et réalité …
Lumière - Spitsberg : voyage au bout de la lumière
Le cercle polaire, destination du point le plus septentrional de la planète. Le Spitsberg et ses glaces nous toisent tout là-haut, à 79° de latitude nord. Tout est sombre.
Direction Longyearbyen, la capitale du Spitsberg. La nuit règne à nouveau, et c’est l’heure de pointe. Les motards en scooter sont de vrais Fangio de l’Arctique. Longyearbyen est une ville trépidante qui abrite 1.500 âmes. Les 900 autres habitants de la presqu’île vivent à une cinquantaine de kilomètres de là, dans la station de recherche « russe » de Barentsburg.

Spietzberg
Au début du XVIIIe siècle déjà, des chasseurs russes ont jeté leur dévolu sur l’île, attirés par la valeur marchande des baleines et des phoques qu’ils revendaient sur le continent. Plus tard, on a découvert que le Spitsberg regorgeait de charbon, ce qui a incité les Russes à se lancer dans l’exploitation minière, avec l’accord des autorités norvégiennes. La température est descendue à – 25°C et l’obscurité règne toujours. Chacun se calfeutre chez soi : c’est l’heure du dîner à base de renne. La nuit, nous assistons à une aurore boréale. Le spectacle est impressionnant, voire un rien angoissant. De larges rubans verdâtres évoluent sur fond de nuit glaciale. Un voyage au bout de soi et de la lumière.
Rêve – Voyage au pays du Père Noël
Le Père Noël vit en Laponie, à Rovaniemi, sur le cercle polaire. Dans le bureau de poste voisin, le jovial barbu répond chaque année à des centaines de milliers de lettres.
Le sage à la barbe blanche nous accueille avec tous les égards. A Rovaniemi, capitale de la Laponie, l’affaire prend en tout cas des allures philanthropico-mercantiles. Le bureau de poste du Père Noël répond à 700.000 lettres d’enfants par année, tous sponsorisés par la Poste finlandaise.

cercle polaire
Chiens hurlants
Heureusement, Père Noël n’affronte pas tout seul la rudesse de l’hiver. Un autre talent touristique que la Laponie a su mettre à profit. Six chiens composent l’attelage. Les bêtes se mettent à faire un vacarme épouvantable, il apparaît très vite que le cours de base « survie en traîneau à chiens » n’avait rien de superflu. Les huskies courent ventre à terre sans trop se soucier de la force de gravité. Au bout de quelques minutes, le gémissement des chiens a fait place à un halètement monotone. Le traîneau a pris sa vitesse de croisière, les chiens et leur équipage se détendent. Pour étancher leur soif, les huskies n’ont pas besoin de s’arrêter : tout en courant, ils grattent un peu de neige avec leur maxillaire inférieur.

huskie sibérien
Action – Une histoire de frontière …
Le Polaris 550 glapit comme un loup agité qui souffrirait de crampes intestinales chroniques. Un motoneige nous emmène pour un périple de quelques centaines de kilomètres, entre Salla en Finlande et Kovdor en Russie.

polaris 550
Il fait 8°C en-dessous de zéro. A près de 60 km/h sur les lacs gelés autour de Salla, à l’intérieur du cercle polaire, en direction de la frontière russe. La partie russe de notre périple offre un certain contraste avec le côté Finlandais. A la veille de la Seconde Guerre mondiale, la Finlande et la Russie ont connu leur guerre froide. Après une centaine de jours de combat, la Carélie, jusqu’alors finlandaise, est passée aux Russes. La frontière entre les deux pays a été déplacée de 75 km en direction de l’ouest.
Camarade Leonid
Nous arrivons à Kairala, premier village après la frontière. Seules 200 personnes, des bûcherons pour la plupart, vivent encore dans ce hameau. Lisa, une Ukrainienne, prépare les repas pour tout le village.
Kovdor, ville plus peuplée, reflète l’économie de plan à la russe. Plus de 30.000 personnes vivaient ici, il en reste 23.500 dont Leonid Dombrovski, le bourgmestre.
Sa ville a 50 ans. Ella a été créée autour des minerais de fer. On y fabrique également de la bakélite.
Les motoneiges glissent sans hâte sur la glace recouvrant la grand-route. Le vrombissement des moteurs résonne dans le paysage désolé, où la neige et la glace passent au blanc immaculé, après le gris fade de la ville minière jadis prospère.

la toundra
Revoici la toundra, Cap sur la frontière, avec en chemin la perspective d’une halte gourmande, café et crêpes, chez Lisa !

le soleil de minuit
09:42 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grand nord, sibérie |
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09.06.2011
* BIENVENUE AU FAR WEST (Les terrils du Borinage)
LA CHAINE DES TERRILS
Une véritable forêt vierge, des mini-volcans … Non, nous ne sommes pas à Hollywood sur le plateau de tournage d’un western, mais bien en Belgique, dans la région des terrils du Borinage.
La Chaîne des Terrils compte pas moins de 1.184 petits et grands mamelons, de Bernissart, à l’ouest de Mons, jusqu’à Blégny, au nord de Liège. Certains ont été déblayés, d’autres servent à la viticulture. Mais l’immense majorité d’entre eux sont restés des no-man’s land sans infrastructure touristique. Ils forment un véritable petit Far West à explorer. La nature y regagne lentement ses droits.

les terrils du Borinage
Le Terril du Crachet à Frameries
Végétation foisonnante aux couleurs automnales. Les arbres à papillons et les ombelles sont encore en fleurs. Les terrils accueillent une grande variété de plantes. Sur le flanc nord, des bois ont poussé. A l’est et à l’ouest, ce sont des haies et une végétation de steppe. Au sud, on distingue des herbes sèches et des prés.
Au sommet, nous apercevons un beau panorama : le Beffroi de Mons, les anciens quartiers ouvriers, les éoliennes et une vingtaine de terrils. Les déchets des galeries minières contiennent encore un pourcent de charbon qui peut s’enflammer spontanément. En bas, un puits classé a été à l’origine du terril. L’exploitation a cessé en 1960 et le site minier accueille désormais le Pass, musée pensé de façon interactive, traite de plusieurs thèmes, parmi lesquels l’exploitation minière, la génétique, le corps humain, l’argent et l’Antarctique.

le terril du Crachet
Le Terril du Levant à Flénu
La balade démarre dans un village fantôme : les ruines désertes de la mine du Levant. Hêtres, érables, bouleaux, robiniers : tous ont poussé spontanément. On est frappé par les zones rougeoyantes. C’est l’un des 32 terrils qu’on surnomme « volcans ». Au sommet, le sol est entièrement rouge. Plus loin, on aperçoit les premières fumeroles, de la fumée s’échappe d’une sorte de terrier de lapin. La chaleur est très intense.
Au sommet, le panorama est très vaste : le Beffroi de Mons et l’ascenseur de Strépy-Thieu apparaissent clairement. Les bouleaux sont les premiers à pousser sur les terrils. Ils forment une couche d’humus où les champignons prospèrent.

le terril du Levant
Le Marais d’Harchies à Bernissart
Il y a près de 90 ans, les galeries souterraines de l’ancien complexe minier d’Hensies et les terrils se sont affaissés. Les dépressions se sont remplies d’eau et ont formé des marais. Les étendues d’eau ouvertes alternent avec des étangs à la végétation dense. Il n’est pas permis d’y naviguer, ce qui transforme le marais en paradis pour les libellules et les oiseaux. Pour les ornithologues et les photographes aussi d’ailleurs, grâce aux sept observatoires qui ont été installés.
Lorsque les plans d’eau s’enveloppent d’écharpes de brume, l’ambiance devient irréelle. En particulier au marais d’Hensies, où des branches d’arbres fantomatiques percent la surface des eaux. Ce paysage vierge fait un peu penser aux documentaires sur les dinosaures. Hasard ou coïncidence ? Les iguanodons de Bernissart ont été découverts à un jet d’ossement d’ici …

le marais d'Harchies
06:30 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : borinage, terrils |
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05.06.2011
* LES ILES MARQUISES
LES ILES MARQUISES, un coin de paradis
Les îles Marquises ont conquis des artistes tels que Paul Gauguin et Jacques Brel … Aujourd’hui encore, cet archipel qui compte parmi les plus isolés au monde, est un rêve devenu réalité. Un paradis perdu au cœur de la Polynésie française, où flotte un parfum d’aventure et de mystère.
Statut mythique de paradis du bout du monde, peuplé de gens vrais et de beautés mystérieuses, gracieuses et authentiques.

Palmiers flottants
C’est un tableau hors du commun qui attend les touristes à Fakarava, à mi-chemin entre Tahiti, l’île principale de la Polynésie française, et les Marquises. L’atoll circulaire, long de plusieurs dizaines de kilomètres, semble accueillir en son sein une immense mer intérieure, cerclée d’un anneau de terre large de quelques mètres seulement. Il ne surplombe d’ailleurs les vagues que de peu, de sorte que son interminable rangée de palmiers donne l’impression de flotter sur la surface infinie de l’océan …

Fakarava
A chaque île sa spécialité
Comme les îles Marquises proprement dites diffèrent de Fakarava ! Ua Pou est tout en falaises à pic, rochers aux formes capricieuses où viennent s’écraser les vagues et pics volcaniques qui disparaissent dans les nuages, pour reprendre la description qu’en a faite, en 1880, Robert Louis Stevenson.
Les six îles habitées de l’archipel (sur une vingtaine au total) ont chacune leur spécialité : Fatu Hiva est réputée pour son tapa (papier d’écorce). Tahuata pour ses bijoux en os, Ua Huku pour ses objets en bois et Ua Pou pour ses « pierres fleuries » et ses sculptures. Les villageois nous accueillent par des danses traditionnelles sur les pae pae, les bases de pierre marquant l’emplacement des huttes qui se dressaient autrefois le long de la plage.

Fatu Hiva
L’hôtesse propose ragoût de chèvre, langoustes grillées et poisson cru mariné dans un mélange de jus de citron et lait de coco, taro (tubercule alimentaire) et bananes rouges sucrées.
Nuku Hiva, dans la baie spectaculaire que forme un amphithéâtre volcanique aux falaises abruptes couronnées de cascades.
Une expédition sur le site archéologique de Meae Paeke, avec ses arbres géants, ses lianes, ses moustiques et ses moucherons nono, allait lui inspirer son premier roman, Typee. Des pétroglyphes représentant oiseaux, poissons et tortues sacrées sont taillés à même la pierre sur les sites rituels séculaires, tandis que la forêt de bambous et de vanilliers luxuriants laisse entrevoir des tiki de pierre, divinités monolithiques qui témoignent de la parenté entre la culture polynésienne et la religion mystique de l’île de Pâques.
L’arbre à pain
Le « uru » est le fruit de l’arbre à pain. Frit, il se marie admirablement avec les délices préparées dans l’umu, le four traditionnel où les hommes font cuire à petit feu d’importantes quantités de bananes, ainsi que de la viande de chèvre ou de porc enveloppée dans une feuille de bananier.

arbre à pain
A Hiva Oa, la plus célèbre des îles Marquises, se dresse le plus grand des tiki, la tombe du dernier chef de tribu de Puamau. Au cimetière du Calvaire reposent, côte à côte, les artistes qui ont fait la renommée de l’îlot : à quelques mètres à peine de celle de Paul Gauguin, le peintre sauvage à la palette si particulière, se dresse la modeste tombe du Grand Jacques. Et résonnent les notes des Marquises, la confession nostalgique d’un artiste tourmenté qui a trouvé, ici la paix qu’il cherchait depuis tant d’années …

Hiva Oa

Bora Bora
« Et par manque de brise,
Le temps s’immobilise
Aux Marquises ».

Jacques Brel
09:59 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marquises, bora bora |
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