08/10/2011

* UN PETIT TOUR AU MUSEE (2e partie)

 

Le musée Charlier

Docteur en droit de l’Université de Liège, Henry Van Cutsem (1839-1904) n’a jamais eu besoin de travailler. Sa seule occupation consistait à gérer son immense fortune et à … collectionner des œuvres d’art.

 

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Un jour, séduit par le travail de Guillaume Charlier, il acquiert une de ses sculptures et devient son professeur et mécène. En 1890, Van Cutsem hérite d’un hôtel particulier situé dans la très prestigieuse avenue des Arts. Il rachète l’hôtel voisin, réunit les deux maisons et procède à d’importants travaux d’embellissement.

Lorsque le collectionneur disparaît, l’artiste, devenu légataire universel, poursuit le mécénat artistique puis lègue l’ensemble à la commune de Saint-Josse-ten-Noode. Le musée Charlier est inauguré en 1928.

Le visiteur d’aujourd’hui est toujours sous le charme. Amateurs de beau mobilier, d’instruments de musique raffinés, de porcelaines issues des manufactures les plus prestigieuses, de verres précieux ou de tableaux d’artistes belges, chacun y trouvera son bonheur. Atmosphère raffinée et feutrée d’une riche maison bruxelloise de la capitale, décorée dans un éclectisme typique du XIXe siècle.

L’hôpital Notre-Dame à la Rose

L’histoire de l’hôtel-Dieu Notre-Dame à la Rose remonte au XIIIe siècle.

Arnould IV d’Audenarde, grand bailli de Flandre, s’installe à Lessines avec sa femme Alix de Rosoit. En 1242, le seigneur est obligé de partir en guerre contre le roi d’Angleterre Henri III. Ayant un mauvais pressentiment, il rédige un testament dans lequel il demande qu’une importante somme soit distribuée aux pauvres. Selon les croyances de l’époque, les riches espéraient, par cette bonne action, racheter leurs péchés. L’autre tendance consistait à faire construire des hôpitaux ou « hôtels-Dieu », destinés à accueillir les laissés-pour-compte. Blessé durant la bataille de Taillebourg, près de Poitiers, Arnould meurt quelques semaines plus tard. Alix de Rosoit respecte sa volonté et fait construire un hôtel-Dieu sous la protection de Notre-Dame.

Au fil des ans, grâce aux donations et aux privilèges financiers, l’hôpital Notre-Dame à la Rose devient une ville dans la ville et vit en autarcie. Au XIXe siècle, il est dirigé d’une main de fer par la prieure Marie-Rose Carouy. Femmes d’affaires avant la lettre, elle met au point l’Helkiase, médicament antiseptique et cicatrisant à base de sels de mercure et d’acide borique qui se vendra dans le monde entier et fera la fortune de l’hôpital.

Définitivement fermé en 1990, il sera admirablement restauré et classé Patrimoine majeur de Wallonie. C’est à la fois un musée du site, un musée de l’histoire de l’art et un musée de l’histoire des sciences. Le mobilier, les œuvres d’art, la chapelle, la pharmacie, les salles des malades, les instruments et les équipements médicaux, tout est là, intact.

 

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Notre-Dame à la Rose

 

Le Mim de Bruxelles

Installé depuis l’an 2000 dans le superbe bâtiment Art nouveau, conçu par l’architecte Paul Saintenoy, le Mim, Musée des instruments de musique est riche de 7000 pièces, mais ne peut en exposer que 1500.

Muni d’un casque, le visiteur découvre la sonorité des instruments connus ou moins connus, tels la cornemuse écossaise ou le tambour à fente africain.

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Musée des Instruments de musique

 

Commentaires

Merci pour cette visite très intéressante. Bisous. Ginette

Écrit par : gigi | 10/10/2011

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merci Ginette de ta visite

Écrit par : josiane | 11/10/2011

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