29.10.2011
* NEW YORK-LES-BAINS (Etats-Unis)

L’a-t-on oublié ? New York est aussi une station balnéaire. Déjà, à la Belle Epoque, la haute société de Manhattan, de Rockefeller au parrain de la Mafia, accourait dans les restaurants de luxe de la plage de Coney Island, au bout de Brooklyn. C’est là que deux demi-mondes se mêlaient : ceux qui venaient se donner en spectacle, ceux qui cherchaient des sensations fortes. Aujourd’hui, Coney Island n’est que la plage des pauvres.
En 1880, c’était le rendez-vous de la haute société new-yorkaise. Aujourd’hui, les jours de forte chaleur quand les rues de la ville deviennent étouffantes (en été la température est en moyenne de 25°C), les Portoricains et les Noirs de Brooklyn viennent se rafraîchir en regardant passer au large les navires qui entrent et sortent toutes les vingt-huit minutes du 2e port du monde.
L’ancêtre de Disneyland
Bien avant que les studios Walt Disney créent des grands centres de loisirs en Californie et en Floride, dès 1884, à Coney Island, apparurent les premières montagnes russes, puis ce fut la grande roue, la « Ferris Wheel », du nom de l’inventeur, George Ferris, un ingénieur qui la construisit pour l’exposition universelle de Chicago en 1893.

Cinquante millions de visiteurs chaque année
Après l’incendie du Dreamland et la démolition de Luna Park, l’Astroland est aujourd’hui le plus grand parc de loisirs de Coney Island. Les installations datent pour la plupart de la fin de la guerre. La grande attraction fut longtemps la tour à parachutes, haute de 75 mètres, érigée pour la foire de New York (1939-1940).
La plage new-yorkaise desservie par le métro
La ville de New York a beaucoup de mal à payer des employés pour la voirie et le nettoiement du littoral. Il y a, tout au long des rivages de la cité, des plages publiques gratuites et payantes, où se répartissent très nettement les différentes couches sociales.
L’hiver, la température descend à moins 15 degrés
Stands, boutiques et manèges ne ferment à Coney Island qu’à la mi-novembre, fin du fameux « été indien ». Certaines des statues en plâtre, destinées à attirer les clients dans les échoppes, sont exposées, avec d’autres vestiges du parc de Steeplechase, dans le jardin des sculptures, à Brooklyn, ainsi que des pièces de musée.
La plage de leur jeunesse
Coney Island a réellement inventé le commerce estival dès les années 1880 : location de tenues de bain, de cabines, de jeux de plages, etc. Ce fut également vers 1950, l’un des échecs les plus retentissants de New York qui espérait bien en faire le plus prestigieux et le plus grand centre de loisirs du monde.

C’est ici que furent inventés les hot dogs
Si les montagnes russes et la tour à parachutes continuent à attirer les New-Yorkais, c’est le New York Aquarium qui fait venir les touristes à la pointe est de la plage : on y trouve 200 espèces de poissons, en plus des phoques, baleines, tortues, éléphants de mer et pingouins.

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24.10.2011
* AUX RIVES DE L'ATLANTIDE (Crète)
Vers 1450 avant notre ère, un gigantesque cataclysme anéantit villes et palais de Crète, mettant ainsi fin à une civilisation raffinée et pacifique. Est-ce de cette catastrophe qu’est né le mythe de l’Atlantide ? Aujourd’hui, après les Grecs, les Romains, les Vénitiens, les Turcs, les Allemands, l’île est devenue une base stratégique de l’Otan. Et les Crétois regrettent encore le légendaire âge d’or, le bon temps des rois Minos.

L’église orthodoxe de Crète est autonome
Malgré l’occupation turque qui dura de 1669 à 1898, les Crétois n’ont pas été touchés par l’islam. Depuis la plus haute antiquité, le site du monastère d’Odighitrias, non loin du petit port de Matala, a toujours été un lieu sacré ; c’est ici que Zeus, changé en taureau, aurait abordé, portant sur son dos la princesse phénicienne Europe.

Matala
Les turcs ont déboisé une grande partie de l’île
Pour puiser l’eau dans la nappe phréatique cachée sous le plateau de Lassithi, les Crétois utilisent depuis longtemps des éoliennes. Ici pousse essentiellement la pomme de terre. Mais l’île est surtout le pays des 25 millions d’oliviers et de la vigne. Dans l’Antiquité, la Crète était le grenier à blé des villes grecques.
Pas d’ombre pour l’âne : le maître est à la foire
Les jours de marché, le paysan vient de la montagne sur la selle en bois de son âne, monture indispensable sur les sentiers qui relient les villages. Toutefois, si l’on voit de plus en plus de voitures, il existe un véhicule pittoresque où s’entassent des familles entières, le mikaniki, engin à trois ou cinq roues, sorte de tracteur traînant une benne.
Un important point stratégique sous secret militaire
Longue de 260 km, large de 60 au maximum et de 12 au minimum, la Crète est une île essentiellement montagneuse avec, en particulier, les massifs des montagnes Blanches à l’ouest et le mont Ida au centre, dont le plus haut sommet atteint 2456 mètres. Depuis 1913, l’île fait partie intégrante de la Grèce, après avoir été occupée pendant plus de deux cents ans par les turcs. Elle est divisée en quatre « nomos » (départements). Ses quelque 500.000 habitants en font l’île la plus peuplée de l’archipel hellénique. Importante position stratégique en Méditerranée, l’île a cédé au moins quatre bases militaires à l’Otan, une dans la baie de Souda, au nord-ouest, une autre près d’Héraklion et au moins deux autres, secrètes, à l’extrémité est.
30 % de terres cultivées malgré l’aridité
Près de Iérapétra, ville de sept mille habitants, on commence à pratiquer l’agriculture industrielle. Sous des serres en plastique, à même le sable, poussent concombres et tomates. Pendant longtemps, la Crète a vécu dans une relative autarcie. Mais, surtout depuis l’entrée de la Grèce dans la CEE, elle travaille pour l’exportation. Les escargots gris surgelés, vendus en France, viennent de l’île.

Trois cents mètres de haut sur trois de large
Dans le parc naturel qui entoure les gorges de Samaria, longues de 18 km, vivent encore de rares chèvres sauvages, les krikri. Ce sont elles qui, selon la légende, auraient allaité Zeus dans sa petite enfance, lorsque sa mère Rhea le cacha dans une grotte crétoise pour le protéger de son père Cronos. Elles sont sévèrement protégées, après avoir été chassées sans pitié pour leur flore intestinale qui aurait d’immenses vertus médicinales.

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19.10.2011
* LES SOURCES DU NIL (Burundi)
A LA DECOUVERTE DES SOURCES DU NIL (Burundi)
Le mystère des sources du Nil a été gardé quelque six mille ans et les controverses n’ont pas manqué de l’épaissir. Déserts, chutes, rapides, steppes, chaos rocheux, grands lacs, montagnes, marais inextricables, hostilité des riverains, maladies tropicales, épuisement dû aux longues distances et aux climats firent obstacle aux expéditions qui tentaient de remonter le fleuve.

L’origine du Nil n’a été élucidée qu’à partir de 1862 et la découverte de sa source la plus méridionale, au royaume du Burundi, ne date que de 1937. La source principale ne fut atteinte qu’en partant de l’Océan Indien. Ce fut l’enjeu d’expéditions au cours desquelles s’illustrèrent les explorateurs anglo-saxons Speke, Grant, Burton, Stanley, Living-stone et plusieurs autres grands voyageurs italiens, belges, allemands et français. Il revient à un explorateur français, Bernard Pierre, le mérite d’avoir atteint par escalade en 1956 la source la plus élevée du fleuve : la Margherita, point culminant du Ruwenzori dont la fonte des neiges alimente la rivière Semliki qui se jette dans le déversoir du Nil Albert, le lac Albert.

Bernard Pierre, fort de ses expériences vécues dans le berceau du Nil et au terme d’une minutieuse enquête historique, retrace dans son ouvrage « Le roman du Nil » l’épopée de la découverte des diverses sources.
la rivière Semliki
Un autre Français, Jean Laporte, a pour la première fois, en 1950, descendu, en kayak et canoë, le Nil depuis ses sources et il a réalisé un long métrage « Première sur le Nil ».
Il est maintenant incontesté que le déversoir du lac Victoria baptisé par Speke « chutes Ripon » est la source principale du Nil. Mais dit-on que le lac Léman est la source principale du Rhône ? Le Nil, à hauteur du lac Victoria, a déjà parcouru plus de mille kilomètres !
On finit par découvrir que la vraie source du Nil se situait au flanc du mont Kikizi, à deux mille cinquante mètres d’altitude.

le mont Kikizi
21:29 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nil, burundi, afrique, semliki, kiziki |
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14.10.2011
* SUR LA LUNE D'AFRIQUE
EN MARCHANT SUR LA LUNE D’AFRIQUE
Une cime de neige placée au cœur de l’Afrique et d’où ruissellent les eaux du jeune Nil ; pendant vingt-cinq siècles, le Ruwenzori, à la frontière de l’Ouganda et du Zaïre, est resté un mirage plus qu’une réalité géographique. Ses sommets sont défendus par une des jungles les plus denses du monde. Les « montagnes de la lune » comme les dénommaient les Anciens, portent bien leur nom.

Chaque touffe d’herbe est un véritable monticule, à près de 4.000 m d’altitude se trouve un vaste marécage tapissé de tussocks : énormes touffes d’herbe qui masquent une tourbière d’où émergent aussi des espèces de la famille des composées.
Il pleut plus de trois cents jours par an sur le Ruwenzori. « Faiseur de pluie », c’est ce que veut dire « Ruwenzori » dans la langue des Bakonjo, tribu montagnarde de l’Ouganda. Les sommets, culminant à 5.000 mètres, sont presque toujours enveloppés de nuages. La forêt est comme une éponge gonflée d’humidité. Sur le versant zaïrois, les eaux des neiges et des pluies alimentent la Semliki qui se jette dans le lac Albert. Sur ce côté ougandais, les torrents se déversent dans de petits lacs communiquant avec cette rivière.

le Nil
L’éperon rocheux de Kabamba à 3.500 m d’altitude. Dans cette forêt qui évoque celle d’un conte de fées fantastique, les lichens pendent comme des barbes à papa aux branches des arbres du genre Rapanea. A une altitude où dans les Alpes on ne trouve plus qu’un désert minéral, s’étage ici un « enfer vert » où les espèces s’enchevêtrent et se superposent et où la densité de végétation est la plus élevée de toutes les jungles connues (208 %).
Dans la nuit verte, les fleurs portent des manteaux d’hiver. Dans une forêt ou à peine dix pour cent de la lumière parvient à percer les frondaisons, les plantes, qui comme ces séneçons atteignent la taille d’un arbre, se protègent du froid nocturne en s’encapuchonnant dans leurs feuilles flétries. Mais d’autres, comme les lobélies, se replient pour stocker la chaleur solaire accumulée dans la journée.
Cendres et neige sur les « montagnes de la lune ».
A 5.000 m d’altitude, étrange conjugaison du feu et de l’eau, comme si la montagne était volcanique. Le glacier Elena enneigé est zébré de coulées noires de suie : celle-ci provient des cendres des incendies qui ont dévasté la brousse et que le vent de la mousson porte sur les cimes.
En raison surtout de ses difficultés d’accès, le Ruwenzori n’est pas très couru par les touristes. C’est pourtant une région légendaire, il devint un miroir aux poètes, un mirage bien plus qu’une réalité géographique.
Des géants et des nains qui sont de même famille.
Seul le faîte des séneçons est visible dans le Ruwenzori. Ils croissent entre les tiges desséchées de leurs ancêtres. Le séneçon commun, une petite plante à fleurs jaunes qui pousse sous nos latitudes comme de la mauvaise herbe et qui ne dépasse pas 30 cm de haut, est apparenté à ces géants.
Trente fois la taille de leurs cousins d’Europe.
Le millepertuis fait 15 mètres, alors qu’en Europe il fait 50 cm de haut. Le gigantisme des tiges prouve en tout cas que leur croissance n’est pas affectée par les extrêmes variations climatiques auxquelles est soumis quotidiennement le massif.

millepertuis
Dans le Ruwenzori, il n’y a pas de papillons. A cette altitude, ils auraient des difficultés d’oxygénation.
Ce sont les scientifiques qui sont le plus à même de défendre le Ruwenzori ; en témoignant, par exemple, du rôle capital joué par ce massif dans l’équilibre hydrographique de l’Afrique du Centre et de l’Est.
22:33 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : afrique, millepertuis, ruwenzori, le nil |
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11.10.2011
* UN PETIT TOUR AU MUSEE (3e et dernière partie)
La maison d’Erasme
La maison a appartenu au chanoine Pierre Wijchmans. Erasme y a passé seulement quelques mois en 1521. Et pourtant, sa présence est palpable partout, au travers des livres exposés, des tableaux et des sculptures. Une halte de rêve si vous avez envie de méditer sur la tolérance, le pacifisme et l’amitié.

maison d'Erasme
Le Musée royal de Mariemont
La dynastie des Warocqué, industriels charbonniers, s’installe au domaine de Mariemont dès le XIXe siècle, Raoul Warocqué en est le dernier descendant.
Cultivé, érudit et passionné d’art et de civilisations, il réunit une immense collection d’œuvres rares et précieuses, provenant de l’Antiquité classique, de l’Extrême-Orient et, bien entendu, du Hainaut. L’Etat belge en hérite et en 1920, le Musée royal de Mariemont ouvre ses portes. Ses richesses sont si vastes et éclectiques qu’on l’appelle, parfois, le mini-Louvre belge. On peut y admirer des antiquités égyptiennes, des statues grecques et romaines, des « trésors » gallo-romains et mérovingiens, ainsi qu’une importante collection de livres anciens. Le département dédié à l’Extrême-Orient expose un véritable pavillon de thé où se déroulent régulièrement des cérémonies du thé. Les amoureux du patrimoine régional ne manqueront pas la collection de porcelaines de Tournai, la plus belle au monde !

Le musée de Groesbeeck de Croix
En 1750, le comte Alexandre-François de Groesbeeck décide d’insuffler à l’imposante bâtisse de ses ancêtres, un nouveau look, inspiré des tendances parisiennes, décliné selon trois nouvelles règles. Tout d’abord, il divise l’espace en une multitude de petits appartements, boudoirs et alcôves pour respecter l’intimité des habitants. L’apparition de commodités, de multiples placards et lingeries répond au nouveau besoin de bien-être et de confort. Enfin, le désir d’une ouverture vers l’extérieur se traduit par le percement de nombreuses fenêtres et l’aménagement d’un vaste jardin. Le résultat somptueux est un hymne à l’art de vivre à la française. Côté déco, le propriétaire a privilégié le style Louis XV (avec escalier d’honneur, lambris, boiseries moulurées, stucs, cuirs dorés, tapisseries), tout en mettant admirablement en valeur une belle collection de mobilier local.
A voir aussi des pièces remarquables de cristallerie et de verrerie qui rappellent que Namur fut le centre verrier le plus important du pays.

Groesbeeck-de Croix
Le BAM de Mons
Entièrement repensé et agrandi en 2007, le musée des Beaux-Arts de Mons s’appelle désormais BAM. Une structure claire et équilibrée est protégée par une immense façade de verre qui « ouvre la fenêtre » sur le monde de l’art et de la création.
Les collections du BAM se sont constituées au fil du XXe siècle grâce aux legs et donations importantes. Armand Simon a légué plus de mille dessins qui illustrent le surréalisme hennuyer. L’industriel Maurice Duvivier a fait don d’une vaste collection d’œuvres d’art contemporaines des années 1960-1990. Quant à la collection de l’industriel textile Thomas Neyrinck, elle se focalise sur les artistes belges de la seconde moitié du XXe siècle, issus ou influencés par le mouvement CoBrA (Copenhague, Bruxelles, Amsterdam).
Les œuvres sont exposées dans des espaces aérés aux circulations fluides. On y déambule avec plaisir puis on monte jusqu’à la terrasse, aménagée sur le toit, pour admirer la ville de Mons qui se déploie sous nos pieds.

20:43 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : erasme, mariemont, groesbeeck de croix, bam de mons |
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08.10.2011
* UN PETIT TOUR AU MUSEE (2e partie)
Le musée Charlier
Docteur en droit de l’Université de Liège, Henry Van Cutsem (1839-1904) n’a jamais eu besoin de travailler. Sa seule occupation consistait à gérer son immense fortune et à … collectionner des œuvres d’art.

Un jour, séduit par le travail de Guillaume Charlier, il acquiert une de ses sculptures et devient son professeur et mécène. En 1890, Van Cutsem hérite d’un hôtel particulier situé dans la très prestigieuse avenue des Arts. Il rachète l’hôtel voisin, réunit les deux maisons et procède à d’importants travaux d’embellissement.
Lorsque le collectionneur disparaît, l’artiste, devenu légataire universel, poursuit le mécénat artistique puis lègue l’ensemble à la commune de Saint-Josse-ten-Noode. Le musée Charlier est inauguré en 1928.
Le visiteur d’aujourd’hui est toujours sous le charme. Amateurs de beau mobilier, d’instruments de musique raffinés, de porcelaines issues des manufactures les plus prestigieuses, de verres précieux ou de tableaux d’artistes belges, chacun y trouvera son bonheur. Atmosphère raffinée et feutrée d’une riche maison bruxelloise de la capitale, décorée dans un éclectisme typique du XIXe siècle.
L’hôpital Notre-Dame à la Rose
L’histoire de l’hôtel-Dieu Notre-Dame à la Rose remonte au XIIIe siècle.
Arnould IV d’Audenarde, grand bailli de Flandre, s’installe à Lessines avec sa femme Alix de Rosoit. En 1242, le seigneur est obligé de partir en guerre contre le roi d’Angleterre Henri III. Ayant un mauvais pressentiment, il rédige un testament dans lequel il demande qu’une importante somme soit distribuée aux pauvres. Selon les croyances de l’époque, les riches espéraient, par cette bonne action, racheter leurs péchés. L’autre tendance consistait à faire construire des hôpitaux ou « hôtels-Dieu », destinés à accueillir les laissés-pour-compte. Blessé durant la bataille de Taillebourg, près de Poitiers, Arnould meurt quelques semaines plus tard. Alix de Rosoit respecte sa volonté et fait construire un hôtel-Dieu sous la protection de Notre-Dame.
Au fil des ans, grâce aux donations et aux privilèges financiers, l’hôpital Notre-Dame à la Rose devient une ville dans la ville et vit en autarcie. Au XIXe siècle, il est dirigé d’une main de fer par la prieure Marie-Rose Carouy. Femmes d’affaires avant la lettre, elle met au point l’Helkiase, médicament antiseptique et cicatrisant à base de sels de mercure et d’acide borique qui se vendra dans le monde entier et fera la fortune de l’hôpital.
Définitivement fermé en 1990, il sera admirablement restauré et classé Patrimoine majeur de Wallonie. C’est à la fois un musée du site, un musée de l’histoire de l’art et un musée de l’histoire des sciences. Le mobilier, les œuvres d’art, la chapelle, la pharmacie, les salles des malades, les instruments et les équipements médicaux, tout est là, intact.

Notre-Dame à la Rose
Le Mim de Bruxelles
Installé depuis l’an 2000 dans le superbe bâtiment Art nouveau, conçu par l’architecte Paul Saintenoy, le Mim, Musée des instruments de musique est riche de 7000 pièces, mais ne peut en exposer que 1500.
Muni d’un casque, le visiteur découvre la sonorité des instruments connus ou moins connus, tels la cornemuse écossaise ou le tambour à fente africain.

Musée des Instruments de musique
13:43 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mim, musée charlier, musée n-d à la rose |
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05.10.2011
* UN PETIT TOUR AU MUSEE (en 3 parties)
UN PETIT TOUR AU MUSEE, çà vous dit ?
1ère partie
Voici quelques pépites de notre magnifique patrimoine, à Bruxelles et en Wallonie, à découvrir absolument.
La maison van Buuren
De l’extérieur, le look est un peu sévère. Une fois à l’intérieur, quel éblouissement !

Vous avez l’impression d’arriver chez des amis, tant l’ambiance y est sympa, conviviale et authentique. Il s’agit de la demeure privée de David et Alice van Buuren.
Originaire de Gouda, aux Pays-Bas, le financier van Buuren s’installe à Bruxelles au début du XXe siècle, fait élever, dès 1924, une grande maison inspirée par les villas néerlandaises de l’époque et la fait aménager et meubler dans le plus pur style Art déco. Fin amateur d’art, il collectionne les toiles de James Ensor, Constant Permeke, Gustave De Smet, Rik Wouters et, surtout, de Gustave van de Woestyne dont il est aussi mécène. Transformée en musée, superbement entretenue, la maison enchante par le raffinement de ses harmonies chromatiques, l’élégance du mobilier et des boiseries et la beauté des œuvres d’art.

Constant Permeke
L’ancien palais de Bruxelles
La nouveau parcours du site archéologique du Coudenberg permet de déambuler dans les entrailles de Bruxelles et de cheminer sous la place Royale et les édifices qui la bordent. Se découvrent ainsi la configuration moyenâgeuse de l’endroit et les vestiges de l’ancien palais ducal.

Petit rappel historique.
Au XIIIe siècle, le duc de Bourgogne (et de Brabant), Philippe le Bon, transforme le petit château défensif érigé au sommet de la colline du Coudenberg en un palais résidentiel richement décoré. Au XVIe siècle, Charles Quint l’agrandit et construit une chapelle. Le Coudenberg devient l’un des plus vastes et plus prestigieux palais d’Europe. Détruit par un incendie en 1731, il sera rasé quelques décennies pour tard et le tout sera nivelé pour aboutir à un plain-pied entre la place Royale et le parc Royal.

Au terme des fouilles, réalisées à la fin du XXe siècle, le site archéologique du Coudenberg est créé. Muni d’un plan, le visiteur découvre les caves du corps du logis, la chapelle, l’étonnante rue moyenâgeuse Isabelle, la salle d’apparat, ainsi qu’un musée abritant des objets trouvés lors des fouilles. Le parcours s’achève dans la ruelle Villa-Hermosa, totalement inconnue des Bruxellois.

les jardins du Coudenberg
16:12 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : coudenberg |
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