12/11/2011

* LA ROUMANIE

ROUMANIE LES TRESORS DES CARPATES

Chevaucher les monts verts et écouter battre le cœur des cités médiévales de Transylvanie. Plonger dans l’univers hors du temps des Maramures et des monastères peints de Moldavie. Voici le pays de Dracula !

Si la Roumanie possède, sur les rivages de la Mer Noire, de célèbres stations balnéaires et thermales, et juste au-dessus, dans le delta du Danube, une incroyable réserve de la biosphère qui ravit les amoureux de flore et de faune, c’est au centre du pays que palpite la Roumanie authentique.

 

roumanie

 

Entré dans l’Union européenne en 2007, le pays prend à cœur sa modernisation. Les clochers de milliers d’édifices et d’églises, à bulbes pour les orthodoxes ou étroits et bien droits pour les réformées (calvinistes), scintillent de zinc frais. Tout droit sortis d’un conte de fée, les villes et villages des trois régions historiques, la Valachie, la Transylvanie et la Moldavie campent dans de stupéfiants paysages. Les Carpates, cette très vieille chaîne de montagnes qui naît là où se meurent les Alpes, faisant la jonction entre les Balkans et la Bulgarie, ne se parcourent jamais sans un frisson. Parsemés d’éperons rocheux, leurs monts s’étendent de la Serbie à la République Tchèque.

roumanie, bucarest

Bucarest

 

Sur les pas de Dracula

La patrie de Dracula, dont s’est emparé l’auteur irlandais Bram Stocker pour son célèbre roman, recèle plus que sa part de mystères.  Vlad Tepes, membre de l’ordre du Dragon, certes « empaleur » à ses heures vengeresses, est avant tout un héros cher au cœur des Roumains. Ce voïvode (gouverneur militaire), prince et non comte de Valachie, fils de Vlad Dracul (le diable) réfugié en Transylvanie, rêvait d’unité et d’indépendance à une ère où ses terres étaient opprimées par les Hongrois et les Ottomans. Vlad n’est autre qu’un martyr auquel tout un peuple n’a pas tardé à s’identifier.

 

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Dracula

 

 

Des perles d’architecture

A Bucarest, la capitale, l’œil s’arrondit face aux vastes boulevards, places ornées de fontaines et perles d’architecture baroque. Le Petit Paris de la fin du XIXe siècle a survécu, même si aujourd’hui s’entremêlent les immeubles austères de l’ère communiste comme le Palais du Parlement bâti, cinq ans avant son renversement, par un Ceausescu épris de démesure.

 

De Bucarest à Curtea

Bucaresti dont le nom apparaît pour la première fois en 1459 dans un acte émis par Vlad Tepes, n’était que la troisième « forteresse » de Valachie. On s’y arrête le temps d’admirer la divine nécropole des Rois de Roumanie bâtie entre 1512 et 1517.

 

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Curtea de Arges

 

 

En remontant la vallée de l’Olt jusqu’en Transylvanie, les pimpantes cités fondées par les colons saxons sont des mondes à part. Sibiu, la ville rouge, Brasov la Baroque, le village fortifié de Biertan ou encore, la citadelle de Prejmer sont bien sûr incontournables. Mais le coup de cœur absolu va à Sighisoara. Bastion médiéval érigé sur une hauteur, ses ruelles colorées vibrent d’un charme insolite. On y déjeune dans la maison natale de Dracula, admire la tour de l’horloge et un cerf étrange dont les bois se dressent à l’angle d’une maison Renaissance.

Pruniers et pompons

Un peu plus au nord, commence un monde rural enchanté.

On goûte à l’accueil sincère de coquettes pensions de famille, noyant les repas généreux de Tsuica et Palinca (alcool de prunes).

 

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Palinca

 

En découvrant les églises de bois avec leurs hauts clochers en écailles, on croit rêver car elles abritent des fresques étonnantes. Passé le col de Prislop (1416 m), les monts s’affaissent et les sombres forêts se transforment en un plateau fertile. On entre en Moldavie, le pays d’en haut, aussi appelé Bucovine. Du XIVe au XVIe siècle se sont dressés d’extraordinaires monastères peints. Moldovita, Sucevita, Voronet, tous rivalisent de splendeur.

roumanie, bucarest

Moldovita

Pour finir la boucle des Carpates, on visite le château de Bran, dit de Dracula, très beau, même si tout le monde sait que le voïvode n’y a jamais vécu. A Sanaïa, il y a aussi le château Peles de style néo-Renaissance allemand, ou encore l’ancien pavillon de chasse de Ceausescu où on peut prendre un déjeuner mémorable.

roumanie

la campagne roumaine

 

Commentaires

Bonsoir Josiane, merci pour cette visite bien instructive. Gros bisous. Gineet

Écrit par : ginette | 13/11/2011

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merci Ginette de ta visite

Écrit par : josiane | 14/11/2011

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Je connais bien la Roumanie pour y étre allé de nombreuses fois sous l ére communiste. Merci pour ce rappel, j avais presque oublié les belles filles que j y avais rencontré. Mon amie Dana qui habite dans le centre de ce pays rédige un blog qui s appelle "Poivre et sel" c est trés bien parfois quand elle commence à philosopher, moi pauvre mécano au chomage je suis dépassé. Belles photos.
Bonne soirée Josiane
Latil

Écrit par : Latil | 15/11/2011

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Excuses moi, le blog de Dana c est "sel et poivre" et pas l inverse.
Amicalement Latil

Écrit par : Latil | 15/11/2011

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merci Latil de ta visite

Écrit par : josiane | 16/11/2011

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