25/11/2011

* UNE CARAVANE EN CHINE

UNE CARAVANE VENUE DE CHINE

Depuis que l’occupant chinois avait fermé les portes du Tibet, on les croyait disparues, ces caravanes qui franchissaient les hauts cols du nord du Népal. Il en existe pourtant encore quelques-unes qui respectent une tradition millénaire : en troquant le sel tibétain contre les céréales népalaises, elles assurent la survie des habitants des vallées secrètes.

 

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Un troc millénaire toléré par le régime communiste chinois

Chargée de sel, de graisse et de laine, la caravane quitte le Tibet chinois. La frontière du Népal est matérialisée par un rocher gravé. Après quatre jours de marche, le convoi atteindra le bourg népalais où auront lieu les échanges. Chacun des quatre villages tibétains chinois forme une caravane de soixante yacks.

 

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Les Tibétains chinois sont pasteurs, ceux du Népal, agriculteurs

Il y a rarement autant de neige en hiver dans la Tsangbou. Les quelque quinze villages qui se nichent sur les flancs de cette haute vallée, à une altitude de 2500 mètres, sont situés à une latitude proche de celle du Caire.

 

La moitié des enfants meurent en bas âge

Pour lutter contre les maladies dues au manque d’hygiène et les épidémies, les gens de la vallée ont recours à des chamans. Ces exorcistes chassent les démons que l’on pense responsables des maux. L’hôpital le plus proche, au Népal, est à six jours de marche.

 

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Les Tibétaines de la vallée ont parfois deux époux

Dans les hauts villages népalais, la majeure partie des céréales récoltées est moulue.

 

Une allumette est un produit de luxe

Les Tibétains chinois et népalais troquent des denrées de première nécessité, rarement du superflu. On évalue un volume de grain à l’aide du « kébour », mesure de bois que l’on arase du plat de la main. Deux kébours de sel en valent cinq de farine. Sur leurs tabliers, les femmes portent très souvent une serpe. Sitôt le troc achevé, la caravane s’en retourne.

Au Tibet chinois, le principal combustible est la bouse de yack. Un yack porte environ cent-trente kilos.

 

Du sel contre du grain

C’est au long des 800 km de la frontière sino-népalaise, que vivent des ethnies de culture tibétaine. La haute vallée de la Tsangbou est située au nord du Népal. Comme celle des autres hautes vallées népalaises, l’économie de la Tsangbou est essentiellement agricole. Sur d’étroites terrasses, les hommes cultivent, avec les moyens archaïques, des champs d’orge, d’éleusine, de sarrasin, de maïs et de pommes de terre. Une partie de leurs récoltes est échangée, deux fois par an, contre le sel, la laine et la graisse qu’apportent les caravaniers tibétains chinois.

 

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Commentaires

Bonsoir Josiane, très bel article, bien documenté.
Bon week end et gros bisous. Ginette

Écrit par : ginette | 25/11/2011

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merci Ginette de ta visite

Écrit par : josiane | 26/11/2011

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Je n'en avais jamais entendu parler. J'espère que tu vas bien et que tu t'amuses bien sur Facebook. Passe un bon week-end. A bientôt.

Écrit par : Un petit Belge | 26/11/2011

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merci petit belge de ta visite

Écrit par : josiane | 26/11/2011

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Curieux ces échanges de part et d autre de la frontiére chinoise, car c est compliqué pour sortir de la Chine. 2 Kebours de sel contre 5 de farine, il faudra revoir le cours, car le prix des céréales à doublé ces derniéres années.
Bonne soirée Latil

Écrit par : Latil | 27/11/2011

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merci Latil de ta visite

Écrit par : josiane | 28/11/2011

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Coucou,
je viens tout juste de découvrir votre blog. J'ai vraiment apprécié votre article sur les caravanes de sel,je n'en avais jamais entendu parlé. J'ai au moins appris une bonne chose aujourd'hui :)
merci Josiane...

Michelle

Écrit par : baby sitting le mans | 29/11/2011

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merci michelle de ta visite

Écrit par : josiane | 29/11/2011

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