19/01/2013

* LA POINTE DU RAZ (mon voyage en Bretagne en 1991)

 

la pointe du raz

 

Pointe extrême de la Cornouaille bretonne, la pointe du Raz, déchiquetée par les vents marins, fait face à l’île de Sein. Cette langue de terre rocheuse domine les flots de ses 70 m de hauteur. De son bras sud, elle ferme la baie des Trépassés. Bordée de gouffres vertigineux, la pointe du Raz est soumise à de violents courants que nombre de navires n’ont pas réussi à vaincre.

Mythique pointe du Raz ! Ses courants violents, auxquels elle doit son nom, furent durant de nombreux siècles le cauchemar des marins. Large d’à peine 500 m, la langue de terre et de pierre s’oriente plein ouest, affrontant les rafales de l’Atlantique.

 

la pointe du raz

 

La solidité des rocs

Il y a quelque 300 millions d’années, le Massif armoricain couvrait la Bretagne ; rongé par l’érosion, l’orgueilleux massif est aujourd’hui à demi englouti. La pointe du Raz quant à elle résiste aux assauts répétés de l’océan et lui oppose la dureté de ses éperons de granite et de grès. La côte, escarpée, est creusée de petites criques : là, des veines de roches plus tendres n’ont pas résisté à l’assaut.

 

la pointe du raz

La ténacité des vents

Lorsque, par gros temps, le vent souffle dans le sens opposé au courant, les vagues se dressent à la verticale. Les embruns se trouvent alors projetés par-dessus les 70 m de la falaise, tandis que les rochers résonnent sous les coups de boutoir de la houle. Marée après marée, les courants rabotent la pointe. Certains jours, ils défilent à quelque 13 km/h : six heures dans un sens, six heures dans l’autre. Pourtant, depuis des millénaires, le cap tient bon même si, au cœur de l’hiver, un pan de falaise s’effondre, un gros rocher roule, des galets sont catapultés jusque sur la lande fleurie.

 

la pointe du raz

 

L’acharnement de la flore

Callunes et bruyères rouges, roses et mauves, genêts jaunes et ajoncs d’or, fougères vert tendre et lotiers orange vif … Dans un milieu naturel aussi rude, on peut s’étonner d’une telle diversité. Il suffit qu’un peu de terre s’accumule à l’abri d’un rocher et la végétation reprend ses droits. Pour résister au vent, les plantes ont adopté des stratégies de survie. Elles décollent à peine du sol mais s’y ancrent solidement par de longues racines. Elles supportent les agressions des embruns et de l’écume qui s’insinuent jusqu’au moindre recoin. Leurs feuilles épaisses, comme celles de plantes grasses, contiennent de l’eau pour dissoudre le sel et de larges pores pour l’évacuer ensuite.

 

la pointe du raz

la pointe du raz

 

Commentaires

Bonjour Josiane, enfin j'arrive à venir mettre un commentaire sur ton blog. Ce billet est très beau et passionnant. Bisous. Gigi

Écrit par : gigi | 19/01/2013

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merci Ginette de ta visite et bon week end.

Écrit par : josiane | 20/01/2013

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