25/01/2013

* LA CÔTE SAUVAGE DE L'ÎLE D'YEU (France)

LA COTE SAUVAGE DE L’ILE D’YEU, une sentinelle sur les vagues

A 16 km de la côte vendéenne, l’île d’Yeu est la plus lointaine des îles du littoral atlantique. Elle présente, sur sa face sud-ouest, un rivage tourmenté, néanmoins enveloppé d’un air doux et constant. Sur ce contour grandiose, qui mérite plus qu’ailleurs le nom de Côte sauvage, une ancienne forteresse et un petit port apparaissent levés dans le granite.

Ce ne sont que falaises verticales, criques aux roches ouvragées comme de la dentelle, tortillons de petites plages bardées d’écueils. On pense à la Cornouaille. On dit souvent d’ailleurs que l’île d’Yeu n’est qu’un grain de granite en rupture du banc des îles bretonnes.

 

la côte sauvage de l'île d'yeu

 

Une côte face à l’océan

Orientée face à la houle d’ouest, la Côte sauvage caracole sur une dizaine de km, entre la pointe de la Tranche, au sud, jusqu’à celle du But, au nord, où la mer est la plus grosse, déferlant sur les récifs des Chiens Perrins. L’île, posée sur un plateau schisteux qui plonge du nez vers le nord, culmine à une trentaine de mètres seulement. Elle s’étend sur près de 10 km de long et seulement 4 km de large. Les cuvettes rocheuses, les pelouses rases et les rochers suintant de la côte occidentale constituent le refuge idéal pour de nombreuses petites espèces végétales. Plus riches encore sont les fonds marins, où s’épanouissent de vastes herbiers à zostères, mais dont l’accès, soumis à une houle souvent forte, s’avère difficile.

 

la côte sauvage de l'île d'yeu

 

Le cadre sauvage d’un château perdu

Un château en ruine, joyau de pierre parmi les herbes rases, fait corps avec la Côte sauvage. Ce sont les moines qui, au Xe siècle, firent d’un simple massif rocheux un abri fortifié. L’époque féodale transforma l’impressionnant nid d’aigle en une forteresse véritable, ultime refuge des Ogiens, habitants de Port. Joinville, principal village de cette belle vendéenne : de larges fossés, qui se remplissent d’eau à marée haute, jouent le rôle de douves naturelles. Certains jours, les marmonnements des vagues, qui s’engouffrent sous le pont dormant, sont délicieusement effrayants. Leur virulence a autrefois su briser quelques élans anglais. Le vieux château fut démantelé par Louis XIV : une grande citadelle en étoile le défendait côté lande.

la côte sauvage de l'île d'yeu

  

Une mer menaçante

Un peu plus au sud de la Côte sauvage se trouve le Port-de-la-Meule, port romantique entre tous, comme incrusté dans le granite des falaises. Aucune maison ne le borde ; elles sont toutes perchées sur la colline, un étage au-dessus. Prudents, les habitants savent que trop de raz-de-marée sont venus dévaster ces rives. Lors de la fameuse tempête de 1820 notamment, des poissons ont été retrouvés échoués jusqu’au milieu des prés ! Au sommet de la falaise, la charmante chapelle de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle éclate de blancheur. Elle a servi d’amer, point de repère sur la côte connu des navigateurs, à de nombreuses générations de marins.

 la côte sauvage de l'île d'yeu

la côte sauvage de l'île d'yeu

 

Commentaires

Bonjour Josiane, merci pour cette belle balade sur les côtes de la Vendée. Bisous. Gigi

Écrit par : gigi | 25/01/2013

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merci Ginette de ta visite

Écrit par : josiane | 25/01/2013

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L'île d'Yeu, je ne connais pas, mais par contre, je suis allé à la pointe du Raz en 2004 dans le Finistère. Je logeais non loin de là dans la baie d'Audierne. Passe un bon week-end Josiane.

Écrit par : Un petit Belge | 26/01/2013

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merci petit belge de ta visite et bon dimanche à toi.

Écrit par : josiane | 27/01/2013

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