27/02/2013

* LA VISITE A NAMUR DE LA PRINCESSE ESMERALDA de BELGIQUE

Dans le cadre de l'UTAN, (Université du 3e Age - Namur) la Princesse ESMERALDA de BELGIQUE, fille du Roi Léopold III, est venue accompagnée de Patrick WEBER ce mercredi 27 février 2013 à l'Arsenal de Namur nous parler de la Princesse LILIAN, sa mère. Voici la Princesse, accompagnée de notre Président, Monsieur Paulin DUCHESNE et son épouse Anita DUCHESNE.

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Conférence "Lilian, une princesse entre ombre et lumière"

 
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Il y a dix ans disparaissait Lilian de Réthy. Héroïne de l’un des destins les plus controversés de l’histoire de Belgique. Pour certains, elle fut un ange noir, responsable de la chute de son époux, le roi Léopold III, pour d’autres, la victime des circonstances.

 

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À l’occasion de cet anniversaire, sa fille, la princesse Esmeralda de Belgique, nous a ouvert son album de famille. Et l’on découvre une autre Lilian : belle comme une star de cinéma, certes, mais aussi une femme intellectuelle, passionnée par l’Histoire, les sciences et la nature.

 

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Parce qu’une rencontre peut changer une vie, Lilian est entrée dans l’histoire. Grâce à des documents souvent inédits, se révèle une femme, loin des polémiques et des préjugés.

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Salle comble et spectateurs très attentifs pour la conférence.

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26/02/2013

* CONFERENCE DE L'UTAN (Université du 3e Age - Namur)

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Conférence de l'UTAN du mercredi 27 février à 14 h30.
AU  2e  ETAGE  DE  L'ARSENAL  A  NAMUR.

la princesse ESMERALDA DE BELGIQUE et Patrick WEBER « Lilian, une princesse entre ombre et lumière ».
Venez-y tous nombreux.
 

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22/02/2013

* HANOI (Vietnam)

HANOI A L’EPREUVE DU TEMPS (Vietnam)

 

A l’image de leurs alliés soviétiques, les dirigeants vietnamiens se mettent à l’heure de l’ouverture. Hanoi, capitale désuète d’un Viêt-nam exsangue longtemps isolé, accueille plus volontiers les visiteurs. Le pont Paul-Doumer, envahi par les bicyclettes, tient toujours debout et rappelle par son architecture que la cité bâtie le long du fleuve Rouge fut, au temps du Tonkin colonial, le haut lieu de la présence française. Dans les rues, le petit commerce refleurit et il souffle comme une légère brise de transparence.

 

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Des toits aux couleurs de la France

Le vieil Hanoi, dont les artères s’entrecroisent autour du Petit Lac, conserve un côté provincial à la française. La construction de ce quartier débuta en 1887 : les tuiles venaient de la région bordelaise. Une briqueterie locale a perpétué le même style de tuiles mécaniques, notamment lors de la deuxième grande vague d’extension, dans les années vingt.

 

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Symboles de la première dynastie

Construit au XIe siècle par les premiers empereurs du Viêt-nam, le temple de la Littérature est le plus ancien monument de Hanoi. Des stèles montrent l’ancienne écriture vietnamienne. La transcription en caractères romains a été entreprise entre 1650 et 1660 par le jésuite Alexandre de Rhodes.

 

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Vestiges de pierre de l’époque coloniale

L’ancienne résidence du gouverneur général de l’Indochine est le siège du gouvernement. Construite elle aussi par les Français, la cathédrale est archicomble le dimanche. L’Eglise catholique vietnamienne est la deuxième d’Asie, juste après celle des Philippines.

 

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Béton et marbres de maintenant

Les délégations se succèdent devant le mausolée d’Hô Chi Minh, mort en 1969. Autre illustration de l’architecture contemporaine, l’immeuble de l’intershop, magasin d’Etat où l’on trouve du matériel hi-fi ou d’autres produits de luxe.

 

Terrasses et mode venues de l’Ouest

Au-dessus du Grand Lac, une bière étrangère coûte plusieurs jours d’un salaire moyen ; la vodka et le whisky sont moins chers.

 

Hanoi est une belle ville, mais la politique de la « transparence » devrait ouvrir plus largement les portes aux touristes.

Ville impériale, chef-lieu colonial, cité socialiste ; la réalité se joue de ces simplifications d’intellectuel.

Paradoxalement, ce fut la bataille de Saigon qui fit sortir Hanoi de sa torpeur. Le Nord découvre alors le Sud, plus riche, moins austère, moins conformiste. Après plus de vingt ans d’isolement, Hanoi écarquille les yeux devant sa rivale défaite, inquiète, soumise peut être mais enjôleuse, débordante de vitalité. Hanoi la septentrionale n’a vécu que de privations. Saigon la méridionale a souffert aussi, elle se videra de ses Chinois, mais elle a gardé son dynamisme commercial.

 

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20/02/2013

* LA CORSE

Montagne surgie de la Méditerranée, microcosme possédant toutes les séductions de la nature, la Corse est le pays d’un peuple fier. Son drapeau frappé d’une tête de Maure, souvenir des luttes contre les Barbaresques et le roi d’Aragon, flotte comme le symbole du refus de toute ingérence. Mais l’avenir de l’île est une énigme. Ils ont à défendre une qualité de vie menacée par les contradictions du monde moderne.

 

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Le village se retranche en citadelle

Laissant le littoral aux peuples de la mer, les Corses ont occupé l’intérieur de l’île. Rien n’exprime mieux ce repli farouche des hommes que les villages-sentinelles de Balagne juchés sur des pitons rocheux. Dans ces forteresses rurales, chaque insulaire peut se sentir le maître de la commune aux maisons plus hautes que larges.

 

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Les vestiges d’un chemin de ronde insulaire

Déchiquetée, surtout au nord, la côte corse est jalonnée de tours de guet comme celle du golfe de Porto. Les génois exercèrent sur le littoral une influence dominante du XVIe au XVIIIe siècle, succédant aux féodaux toscans. Pour se protéger des razzias des pirates barbaresques, les Italiens disposèrent le long des rivages une couronne d’une centaine d’ouvrages de défense crénelés et percés d’étroites meurtrières.

 

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Le poumon maritime de l’île s’ouvre sur l’Italie

L’église baroque Saint-Jean-Baptiste veille sur le vieux port de Bastia. Au XVe siècle, une citadelle avancée sur la mer a donné son nom à la ville. Par le nouveau port, transitent plus de la moitié du trafic maritime de Corse et près de la moitié des voyageurs. Bastia est devenue davantage cité d’affaires que station estivale.

 

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Dans le maquis, les vieux restent, les jeunes reviennent

On peut parler de civilisation de la châtaigne : la farine qui en est extraite a servi d’aliment de base aux insulaires pendant des siècles. C’est surtout dans la Castagniccia que la forêt envahit le paysage. A Nocario comme ailleurs, la récolte est interdite à qui n’est pas du village. La production de fromages de brebis mobilise la jeune génération.

 

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Comme un morceau des Alpes tombé sur la mer

Le navigateur approchant la côte occidentale voit surgir une montagne tourmentée comme une terre volcanique. La Corse est par sa superficie la troisième île du bassin Méditerranéen. Dans le golfe de Porto, les Calanche (calanques) de Piana précipitent à la mer une avalanche de granit rouge. Les falaises de 300 mètres de haut sont tailladées de ravins vertigineux et certains des blocs du chaos, sculptés par l’érosion, évoquent des têtes d’animaux.

 

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L’île des tragédies se termine par un cimetière

Les cimetières sont comme des villages miniatures et la préoccupation des Corses de la diaspora est d’avoir une concession sur la terre natale, tant il est impensable de ne pas y reposer. Sur une île qui défie perpétuellement la mort, il est dans l’ordre que ce soient des tombes qui peuplent sa falaise à l’extrême sud, au bout de la ville haute de Bonifacio.

Même pour un Bastiais ou un Ajaccien, la Corse, par les chemins du maquis et les sentiers de montagne, est toujours une surprise pour les yeux et un sujet de découverte.

 

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16/02/2013

* SALVADOR DE BAHIA (Brésil)

Fondée en 1549 par les Portugais, Salvador (d’abord appelée Bahia, puis Saö Salvador) fut la capitale du Brésil jusqu’en 1763. Grâce à la canne à sucre et au travail des esclaves, elle prospéra rapidement. Mais son déclin fut aussi brutal. Lors de l’indépendance, en 1823, c’était déjà une cité provinciale figée dans un passé splendide, le plus beau vestige d’une période coloniale révolue.

 

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Construit vers 1630, le fort de Santa Maria fut une pièce essentielle du dispositif portugais de défense de Vila Velha, le noyau originel de Salvador. Chaque année en février, tous les bateaux à voile tiennent à participer au souvenir de l’époque où ils étaient le seul moyen de communication entre les hameaux de la baie.

Aujourd’hui, Salvador avance à marches forcées vers le modernisme. On n’y parle que de nouvelles usines, de chaînes de montage, et les gens des campagnes y affluent. Les gratte-ciel poussent comme des champignons et menacent les quartiers anciens.

 

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Lisbonne et Tombouctou, Naples et Luanda sont présentes sans le savoir dans les recoins de Salvador. A cause de la traite des esclaves, l’antique cité portugaise d’Amérique du Sud est devenue un creuset où se retrouvent des gens de races différentes mais de pays proches. Il y a du méditerranéen et de l’africain à la fois dans la cohue de la vieille ville, souk permanent.

 

Carnaval : le plus fou et le plus vénéré des dieux du Brésil

Le carnaval est la fête des fêtes. Beaucoup de Brésiliens viennent le vivre à Salvador, laissant plutôt Rio aux étrangers. Pendant quatre jours et quatre nuits, la ville entière est dans la rue. Groupes, corporations et sectes se mélangent pour chanter et danser jusqu’à épuisement. Toutes les extravagances sont permises.

 

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La cathédrale de Bonfim est le plus haut lieu de la dévotion bahianaise. A en croire la voix populaire, les miracles y sont fréquents. Aussi, dans une grande salle sont montrés en guise d’exvoto les moulages de membres et les prothèses des innombrables infirmes qui ont, dit-on, trouvé ici la guérison.

 

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Les mêmes croyants adorent saints et démons

Plus grands pays catholique du monde, le Brésil est également celui où le syncrétisme (mélange de croyances) se pratique le plus. Eglises et « terreiros » (lieux de culte afro-brésilien) sont fréquentés par les mêmes fidèles. Et souvent le Christ ou la Vierge apparaissent sous les traits d’un orixa, esprit serviteur d’Olorum, le Créateur. Cela est particulièrement vrai à Salvador, ville noire. Les processions de la semaine sainte revêtent un grand faste dans le vieux quartier du Pelourinho. Mais aussi les traditionnelles offrandes de fleurs à la déesse de la Mer.

 

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