06/04/2013

* VENISE (Italie) mon voyage en 1989

Amarrée depuis quinze siècles dans les vases de sa lagune à l’abri d’un frêle cordon littoral, la fabuleuse cité vénitienne chancelle sous l’effet des marées de l’Adriatique et des poisons de la pollution industrielle. Accablée d’ans et de maux, de palais et de touristes, cette ancienne « République sérénissime », vouée jadis à Saint Marc l’Evangéliste (dont le lion ailé la protège toujours), est à la recherche d’un improbable salut.

 

venise la belle

 

Mirage de pierres surgi des marais

Venise serait née le 25 mars de l’année 421, dans les petites îles éparpillées le long d’un profond chenal qui serpentait entre les bas-fonds et dont l’actuel Grand Canal, traversant la cité, est la survivance. Les noms de certains quartiers évoquent encore le paysage lagunaire des débuts, avec ses roseaux ou ses écueils ressemblant à des dos émergeant de l’eau.

 

venise la belle

 

Légende forgée par un fauve et un aventurier

Le lion ailé, emblème de Saint Marc et symbole de la cité, qui veille depuis 1170 sur le rouge crépuscule vénitien, face aux silhouettes du Campanile et de l’église de San Giorgio Maggiore, est une chimère d’origine chinoise ou persane à laquelle les artisans du Moyen Age ont rajouté des ailes. C’est lui, sur la Piazzetta bordée par le palais des Doges, qui déjà accueillit Marco Polo à son retour. L’animal et le voyageur ont contribué à la formation du mythe de Venise.

 

venise la belle

 

Trésor accumulé par les dieux du commerce

Sur le parvis de la grand place, les musiciens donnent l’aubade à Saint Marc. La basilique, commencée en 829 et surnommée la « Chiesa d’Oro » fut longtemps la chapelle privée des doges avant de devenir en 1807, la cathédrale de Venise. Le sanctuaire fut peu à peu orné de mosaïques destinées à montrer la richesse acquise par les marchands de la Sérénissime, comme celles exécutées entre 1617 et 1618 sur les arcatures du haut de la façade : « La Déposition du Christ » et « La Descente aux limbes ».

 

venise la belle

 

Cité qui fait mentir les lois de la nature

Quatre cents ponts qui enjambent deux cents canaux et relient entre elles les 118 îles composant l’agglomération ; Venise est une ville contre nature, constatait déjà Chateaubriand. Un défi aux lois de l’architecture, affirment les Vénitiens.

 

venise la belle

 

Gondoles sous le vieux pont du Grand Canal

Le Rialto duquel s’amarrent les gondoles, fut longtemps la seule arche enjambant le Grand Canal. Long de 48 mètres, large de 22, il abrite des échoppes sous ses arcades.

 

venise la belle

 

La Fortune veille toujours près de Saint-Marc

Au confluent du Grand Canal et du canal de la Giudecca, derrière les blanches coupoles de l’église Santa Maria della Salute, la « Punta della Dogana » est occupée par les anciens entrepôts douaniers. A leur sommet, une statue représentant la Fortune debout sur un globe d’or que portent deux atlantes. De là, s’offre aux yeux, de l’autre côté de l’eau, la célèbre place Saint-Marc où s’élèvent, côte à côte, la basilique et le palais des Doges face au grand Campanile.

 

venise la belle

 

Une société qui a le goût de se divertir

Alors que son influence politique diminue en Europe à partir du XVIe siècle, l’état culturel de Venise ne cesse de croître. Ses fêtes attirent des foules curieuses qui viennent admirer des spectacles sur les tréteaux en plein air de la place Saint-Marc. Au siècle de Casanova, les parloirs des couvents sont parfois le rendez-vous élégant de la société.

 venise la belle

A l’Ascension, les noces de la ville et de la mer

Pendant sept siècles chaque année, le jour de l’Ascension, le doge, à bord de sa galère de cérémonie le « Bucintoro », gagnait la passe du Lido pour jeter dans l’Adriatique un anneau scellant le mariage de Venise et de la mer : c’est le départ pour cette fête, la Festa della Sensa, qu’a peint Francesco Guardi, fixant du même coup l’ambiance du bassin de Saint-Marc.

venise la belle

 

La cité historique occupe le centre d’une lagune peu profonde, formée par l’embouchure des fleuves Sile, Piave et Brenta et qui compte au total une quarantaine d’îles. Trois passages donnent accès à la mer ; porto di Lido, porto di Malamocco et porto di Chioggia. Les ingénieurs vénitiens sont fréquemment intervenus sur l’équilibre lagunaire au cours des siècles. Dès le XIVe siècle, des rivières ont été détournées afin d’éviter l’engorgement sous l’effet des alluvions qu’elles transportaient, des chenaux naturels ont également été fermés pour réduire les risques d’inondation.

 

 

 

venise la belle

 

Commentaires

Bonjour Josiane, merci pour le partage de cette belle visite . Bisous. Gigi

Écrit par : gigi | 07/04/2013

Répondre à ce commentaire

merci Ginette de ta visite

Écrit par : josiane | 07/04/2013

Répondre à ce commentaire

Venise est une ville que j'espère découvrir un jour. Bonne soirée Josiane et à bientôt.

Écrit par : Un petit Belge | 10/04/2013

Répondre à ce commentaire

merci petit belge de ta visite

Écrit par : josiane | 11/04/2013

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.