04/09/2014

* LA SICILE (mon voyage en 2002)

En Sicile, les dieux existent. On les rencontre, immobiles dans leurs rêves de pierre. Les légendes de l’âge moderne sont fausses. Mais comme les Siciliens ont le sens inné du théâtre, ce ne sont pas eux qui vous détromperont. La « sicilitude » au lieu du silence, de corruption, de misère et de pollution, peut signifier aussi dans cette île à la croisée de l’Europe, de l’Afrique et de l’Orient : folie baroque, fête de la couleur, luxe, calme et volupté.

 

la sicile (suite)

Le pays où la vie est toujours un théâtre

Construit par les Grecs au IIIe siècle avant J.C., restauré par les Romains, l’hémicycle du théâtre de Taormine est un balcon antique sur la mer Ionienne. En Sicile, les légendes resurgissent dans les croyances. Avec leur comportement si théâtral, les Siciliens sont bien les héritiers de la tragédie grecque ou des personnages en quête de créateur.

 

la sicile (suite)

… où le feu du cœur est à l’image du volcan …

On rapporte que le berger Acis, qui enlevé la nymphe Galatée, fut écrasé par le cyclope Polyphème. Les flots de son sang engendrèrent les rivières de l’Etna. Et ces rivières mythiques ne sont-elles pas les coulées de lave du volcan en éruption qui descendent inexorablement vers la côte ? Elles sont tout à fait à l’image du feu intérieur qui brûle dans l’âme sicilienne d’une violence contenue.

 

la sicile (suite)

… mais où la loi du silence a perdu son honneur

Encadrant souvent les processions du Vendredi saint, des miliciens défilent. Ils incarnent les vertus premières de la mafia qui représentait jusqu’aux années cinquante l’ordre moral, le code d’honneur et l’omerta, la loi du silence.

 

Les rochers du cyclope en colère

Des récifs se dressent hors du bleu de la mer Ionienne. Selon Homère, c’est ici qu’Ulysse aborda et que le géant Polyphème dévora six marins de son équipage. Ulysse réussit à s’enfuir en crevant l’œil unique de Polyphème. Le cyclope, blessé, lança d’énormes rochers en direction du héros … qui le manquèrent et s’abîmèrent dans la mer.

la sicile (suite)

 

Pureté grecque, folie baroque

A Agrigente, la civilisation grecque a laissé depuis le Ve siècle avant J.C. un somptueux ensemble de temples et de colonnes que l’homme a honoré en plantant la vigne des dieux hellènes. Mais les Siciliens ont retrouvé à travers l’art baroque, le goût des formes complexes ; en témoigne la façade grandiloquente de la cathédrale de Syracuse.

Au centre de la Méditerranée, la Sicile a longtemps occupé une position clé, avant que l’axe de la stratégie commerciale ne se déplace vers l’Atlantique. Grecque ou arabe, espagnole ou normande, elle entre aujourd’hui dans l’ère industrielle et se refuse à être un simple appendice de l’Italie moderne.

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De la foi du pauvre au culte du soleil

La Sicile doit à sa pléthore de colonisateurs et de communautés sa mosaïque de peuples et d’héritages architecturaux. Ainsi peut-on croiser à Palerme la tour Pisane du palais des Normands qui date du XIIe siècle, tandis que les panneaux solaires de la centrale d’Adrano renvoient les rayons d’un astre qui dit-on tyrannise l’île six mois sur douze.

Une grande période d’épanouissement artistique a marqué la Sicile du XVIIIe siècle ; la fièvre baroque, importée par les Espagnols, où s’harmonisent une architecture rigoureuse, classique et une décoration fantaisiste parfois à la limite du délire.

Palerme a mauvaise réputation. Cette ville pourrait cacher qu’elle fut princesse arabe et capitale d’empire au XIIIe siècle. Le charme de la cité alanguie peut opérer sur le flâneur averti qui sait prendre le pouls d’une Cendrillon orientale.

la sicile (suite)

 

Entre les mains noires du volcan

Les traditions rurales y sont si ancrées et la terre chaude du souffle du volcan y est si fertile, que les pentes de l’Etna sont couvertes de villages. Quand une bouche éruptive s’ouvre sur les flancs de l’Etna, parfois à mille mètres au-dessous du cratère central, les villages et les cultures sont menacés et les voies de communication coupées. Le chemin de fer ne passe plus, en particulier celui qui fait le tour du massif. En 1971, le téléphérique a été emporté.

La Sicile est le premier producteur mondial de citrons. De ce fruit, on tire la substantifique moelle recherchée par les parfumeurs, l’essence de citron.

 

la sicile (suite)

 

Commentaires

Ton voyage a l'air très beau et réussi. Bon week-end Josiane!

Écrit par : Un petit Belge | 06/09/2014

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merci petit belge de ta visite

Écrit par : josiane | 06/09/2014

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La Sicile est un lieu vraiment splendide ! On y découvre des paysages magnifiques qui contentent les yeux. Les coins à visiter sont nombreux. On ne s'ennuie pas en Sicile, on profite du soleil et des vues !

Écrit par : http://www.gites-de-france-alpes-maritimes.com | 08/09/2014

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je vous remercie de votre visite et de votre commentaire.

Écrit par : josiane | 08/09/2014

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