20/09/2014

* MAIN BASSE SUR L'AMAZONIE

MAIN BASSE SUR L’AMAZONIE en 1984

Le Brésil a mis sa forêt vierge en coupe réglée. Les militaires ont tracé des routes et les pauvres de la région du Nordeste sont venus coloniser l’Amazonie, nouvelle Terre promise. Suivis par les aventuriers et les multinationales qu’attirent les richesses du sous-sol. Un tiers de la forêt a disparu.

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L’homme déclare la guerre du feu …

Au milieu des arbres calcinés, une piste aménagée pour permettre aux engins de travaux publics de mettre en valeur la zone dévastée. Des routes, des ponts, des terres cultivables et des villages surgissent.

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…et livre un désert rouge aux colons

L’Amazonie est un gigantesque chantier. Des milliers d’hommes à l’aventure ont creusé la terre en espérant trouver la fortune.

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L’enfer de la sécheresse au Nordeste

Le Nord Est du Brésil, après des années sèches consécutives, est devenu inculte. Les enfants, les vieillards, les malades et le bétail ont péri. Encouragés par l’Etat, les paysans valides fuient vers l’Amazonie.

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Les paysans découvrent une terre ingrate

Après des mois d’effort, les paysans cultivent une terre épuisée. Des millénaires d’érosion ont lavé le sol de toutes substances anorganiques.

 

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Des affamés s’attaquent aux magasins

Certains se résignent. Mais de plus en plus souvent, paysans et chômeurs qui refluent vers les villes se révoltent. Les émeutes de la faim se multiplient dans tout le Brésil.

 

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Un élevage prospère pour les riches

Les bovins sont des zébus de race africaine. Les seules bêtes qui s’adaptent au climat. Leur élevage est rentable, à condition d’investir et d’exporter leur viande. Ce que seuls réussissent les grands propriétaires.

 

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Une nouvelle forêt : les pylônes

L’Amazonie possède peu de pétrole, mais des milliers de kilomètres de fleuves dont la puissance produira l’énergie nécessaire à l’essor industriel.

Vers 1964, le Brésil s’est engagé dans sa « conquête de l’ouest » ; le déboisement et l’exploitation d’une terre grande comme dix fois la France, sauvage et pratiquement inviolée, la forêt amazonienne. Un Eldorado oublié dont la mise en valeur devait résoudre tous les problèmes sociaux et économiques du pays et en faire une des grandes puissances mondiales de la fin du XXe siècle. Il est vrai que le sous-sol de la forêt contient de fabuleuses richesses : des millions de tonnes de minerais (fer, cuivre, manganèse, bauxite, or). Mais la terre, d’une extrême pauvreté, ne peut être utilisée que pour l’élevage extensif de bovins de race africaine, destinés à l’exportation.

 

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