30/09/2014

* LES CROQUANTS DE L'ALTIPLANO (Pérou)

La nature paraît idyllique près du soleil, à 3000 mètres d’altitude, dans les alpages andins du Pérou. Mais les Indiens Quechuas du village de Porcon vivent repliés sur eux-mêmes. Installés par les Incas depuis quatre cents ans, ils sont toujours traités par leurs voisins comme des étrangers.

les croquants de l'altiplano (pérou)

 

Une enfance insouciante pour un village sans avenir

Le soleil de l’altiplano transfigure tout ce qu’il touche, fait vibrer les teintes vives des vêtements et les carnations cuivrées des visages. Mais la vie est très rude à Porcon. Les agriculteurs cultivent avec des moyens traditionnels des lopins de terre peu fertile, mal protégés de l’érosion et trop exigus pour assurer leur subsistance. L’artisanat permet aux paysans d’accéder marginalement au marché extérieur : les chapeaux de paille seront vendus en ville pour une somme dérisoire.

 

les croquants de l'altiplano (pérou)

 

 

Abondance dans la fête et oubli dans l’alcool

Toutes les fêtes du calendrier catholique offrent l’occasion d’échapper à la monotonie du quotidien, de manger et de boire à satiété.

 

L’âme des morts se cache dans les vêtements

Bien que respectant extérieurement les grands rites du catholicisme, les Porconeros ont une vision du monde très proche de l’animisme. Ainsi, cinq jours après le décès, on vide complètement la maison du défunt pour laver à la rivière les effets qui lui ont appartenu. C’est la cérémonie de la « lava ». Sinon, l’âme du défunt risque de ne pouvoir quitter le corps et de revenir tourmenter les vivants.

 

les croquants de l'altiplano (pérou)

Un pays perdu très loin du Sentier lumineux

Près de 1500 km séparent la province de Cajamarca, au nord du Pérou, où se trouve le village de Porcon, et la province de Huanta, patrie des Indiens Ichicanos, également de langue quechua et dont la capitale est Ayacucho.

 

les croquants de l'altiplano (pérou)

Quatre siècles après leur installation, les Porconeros restent toujours un peuple de « foresteros », c’est-à-dire d’étrangers, au moins aux yeux des gens de la ville, très hispanisés. On les repère immédiatement. Cependant, leur accoutrement n’a rien d’exceptionnel : chapeau de paille, pantalon et veste de laine tissée, poncho beige ou lie-de-vin, chaussures rudimentaires taillées dans un vieux pneu, du moins pour ceux qui ne vont pas pieds nus.

 

les croquants de l'altiplano (pérou)

 

Commentaires

Même si ce n'est pas un pays qui m'attire, ton article est intéressant. Bon week-end Josiane.

Écrit par : Un petit Belge | 03/10/2014

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merci petit belge de ta visite et de ton commentaire.

Écrit par : josiane | 04/10/2014

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