04/12/2014

* CALCUTTA (Bengale)

Un grouillement dantesque d’hommes-fourmis, mais aussi des oasis de vie luxueuse, des palais, des clubs sélects, du gazon anglais. Des parias, mais aussi de très grands artistes et des saints. Calcutta, c’est tout cela à la fois. Ville de Gandhi, le père de la nation, de Tagore, le poète national. Et aussi de Mère Térésa. Le miracle de Calcutta, c’est de réinventer sans cesse la vie sous toutes ses formes, de sublimer la misère, de ranimer l’étincelle de l’espoir. Au départ de la capitale du Bengale, il y a certes des itinéraires enchanteurs, mais ne soyez pas trop pressé de fuir la ville.

calcutta (bengale)

 

Kali donne son nom et son énergie à la ville

Une des plus grandes fêtes de l’année, le Durga Püjà, est consacrée à la déesse Kali. Des artisans de la caste des potiers, de père en fils, sculptent des milliers de statuettes à l’image de la divinité tutélaire de Calcutta, avec de l’argile du Gange. Portés jusqu’aux bords de l’Hooghly, les modelages peints et enguirlandés sont immergés dans les eaux sacrées. Les pauvres de Calcutta ne connaissent pas le désespoir sans remède. Ils ont la volonté farouche de surnager dans un océan de misère. En tirant parti de la plus petite chose.

 

calcutta (bengale)

Le rêve de Victoria

Dans le parc du Victoria Memorial, l’imposante souveraine de l’ancien empire des Indes, avec son sceptre et son globe règne sur son trône de pierre.

Calcutta accablée de tant de qualificatifs aussi désespérés ! Ville moribonde. Enfer sur terre. Ville cauchemar où même les slogans sur les murs affirment qu’il n’y a plus d’espoir et qu’il ne reste que la colère. Ville maudite qui doit son nom à la déesse Kali, symbole de peur et de mort. Ville de violence et d’anarchie où des milliers de personnes se sont finalement tournées vers le mythe sauveur du communisme.

 

calcutta (bengale)

Une relique pleine de trésors hétéroclites

Demeure de rêve enclavée dans un ilot de détresse, le Marble Palace appartient à un riche propriétaire. Utilisant quatre-vingts types de marbres, il est de ces édifices qui ont valu à Calcutta le nom de « ville des palais ».

 

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Capitale des poètes

Dans le quartier de College Street se répète la plus grande foire aux bouquinistes du monde ; des centaines d’échoppes pleines de livres, de vieilles éditions, de pamphlets, de publications dans tous les dialectes de l’Inde, et pour une grande majorité dans la langue de Shakespeare. Il y a plus de poètes à Calcutta qu’à Rome et Paris réunis, plus de revues littéraires qu’à Londres et New York.

Le nom de Gandhi est indisolublement lié à l’indépendance de l’Inde et du Bengale. Calcutta a élevé une statue au « père de la nation ».

 

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Le char du soleil

Au bord du golfe du Bengale, Konarak, un temple sauvé des sables, est un extraordinaire char de pierre dédié au dieu Soleil. Les roues représentent les douze mois. La tour s’est effondrée en 1830. Elle était la plus haute de toute l’Inde ; La partie restante demeure un chef-d’œuvre unique.

 

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