15/01/2015

* NIKKO TEMPLE KITSCH (Japon)

Le Tosho-gû dresse ses pagodes flamboyantes et ses toits vernissés dans un paysage boisé devenu parc national au début du 20e siècle.

Sa beauté n’a d’égale sur son exubérance. Au Japon, le Tosho-gû de Nikko, édifié au XVIIe siècle à une centaine de km de Tokyo, rend hommage, dans une débauche de laques, de dragons et de figures chimériques, à un shogun divinisé : le généralisme Ieyasu Tokugawa.

Le hall d’entrée du sanctuaire, aujourd’hui classé trésor national, en imposait par ses fastes aux seigneurs de la guerre.

 

nikko temple kitsch (japon)

 

La salle tire sa majesté de ses cloisons laquées et de son plafond orné de dragons, symboles de puissance. Les riches samouraïs devaient se dépouiller de leur sabre, en signe d’allégeance, pour pénétrer plus avant dans le mausolée, vers le saint des saints ou Honden.

Les arbres, pins ou cèdres centenaires, abritent l’âme des « kami », ces esprits de la religion shonto qui veillent sur le site du Tosho-gû.

Le culte pratiqué à Nikko est un syncrétisme associant des croyances panthéistes à la vénération de l’empereur, sacré et infaillible. Fondé sur une division hiérarchique de la société, il contribua à renforcer l’absolutisme de l’Etat nippon, notamment à la fin du XIXe siècle.

 

nikko temple kitsch (japon)

 

Figures fantasmagoriques et masques grotesques, utilisés à profusion, transforment le Tosho-gû en un temple baroque à l’orientale.

Toutes les influences artistiques de l’Asie, notamment chinoises et coréennes, semblent réunies à Nikko. Ce luxe de sculptures, où se mêlent lions, dragons et géants, n’était pas seulement d’ordre esthétique ; certains motifs visaient à conjurer le mauvais sort, comme les lions à gueule fermée.

L’entretien des édifices de Nikko, plusieurs fois menacés par les séismes ou le feu, a toujours mobilisé les meilleurs ouvriers du pays.

 

nikko temple kitsch (japon)

 

Le Tosho-gû tira profit, au fil des âges, des offrandes ; la pagode de cinq étages, financée par les féodaux en 1659, ou une allée de cèdres longue de 37 km.

Le parc national de Nikko, créé en 1934, englobe les stations thermales de Shiobara et de Nasu. Ce « centre religieux des montagnes » accueille de nombreux visiteurs.

Les moines shinto perpétuent à Nikko les vertus de la spiritualité nippone : l’amour de la nature et le culte des ancêtres.

Cent vingt cérémonies religieuses se déroulent tous les ans au Tosho-gû, dont la plus importante, la fête du printemps en mai. Elle commémore la fondation du temple et réunit plus d’un millier de prêtres ou de guerriers en costumes.

 

nikko temple kitsch (japon)

 

 

Commentaires

J'aime le côté très zen des traditions japonaises. Bonne fin de semaine Josiane.

Écrit par : Un petit Belge | 15/01/2015

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merci petit belge de ta visite

Écrit par : josiane | 16/01/2015

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