22/05/2015

* LA FUREUR DE NIMES

Aux accords de « Carmen » les toreros et leur cortège viennent saluer le président des arènes : c’est le moment du paseo, l’ouverture de la corrida. Comme en Espagne, la scène se passe à Nîmes, ville française la plus férue de toros. A chaque féria de Pentecôte, un tourbillon de bamboche et de folie s’empare de la vieille cité romaine qui partage en France avec vingt-neuf autres communes du Midi le privilège de faire courir et mourir les taureaux de combat.

 

la fureur de nîmes

 

Frôlé par la bête, l’homme fait l’ange

La course camarguaise ouvre la féria, le dimanche précédant la Pentecôte. Il n’y a alors ni épée, ni mise à mort : c’est à mains nues que le razeteur doit arracher la cocarde fixée entre les cornes du taureau.

 

la fureur de nîmes

 

Un ouragan de rythmes sur la ville enivrée

Une féria sans musique, jamais on ne le verra, les fanfares mènent la danse ! Une centaine de toiles suspendues aux branches y célèbrent le taureau et son mythe. La nuit, tandis que la Pégoulade, gigantesque dragon de plus de 200 bateleurs, déroule son cortège, Nîmes s’abreuve et tangue au son du jazz et des sévillanes.

 

la fureur de nîmes

 

Les glorieux fauves finissent dans la casserole

Rouge et rose, musquée comme du gibier, la chair des toros est un « must » chez les bouchers nîmois qui achètent les bêtes tuées aux arènes puis dépecées à l’abattoir. Au détail il donne deux cent cinquante à trois cents kilos de viande au prix du meilleur bœuf.

 

la fureur de nîmes

 

Les mots de la fête

Alternative : corrida au cours de laquelle un « novillero » parrainé par deux toreros, devient matador de toros adultes.

Bronca : chahut qui accompagne l’échec d’un torero.

Burladero : barricade derrière laquelle se cache le torero dans l’arène.

Callejon : couloir circulaire autour de la piste.

Faena : l’ensemble du travail du torero avec la muleta dans la 3e phase du combat.

Ganaderia : élevage de taureaux en Espagne.

Manade : le troupeau en Camargue et, par extension, le domaine.

Muleta : la pièce d’étoffe rouge dont se sert le torero pour sa faena.

Mundillo : le petit monde de la tauromachie.

Novillada : corrida de novillos, taureaux de 3 à 4 ans pour les novilladas avec picadors, de 2 à 3 ans pour les novilladas sans picador.

Peones : assistants du torero, plantant souvent les banderilles.

Revistero : journaliste.

Véronique : passe qui reçoit le taureau quand il vient de sortir du toril.

 

la fureur de nîmes

 

 

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