28/05/2015

* BARCELONE (Espagne - mon voyage en juin 2013)

Depuis plus d’un siècle, la ville abrite les rêves des grands bâtisseurs, de Gaudi à Nouvel.

 

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Quartier de Poblenou

Conçue par Jean Nouvel, la Torre Aghar, ou « tour-concombre », s’impose comme l’icône architecturale de la Barcelone du XXIe siècle. Haute de 142 m, elle a été inaugurée en 2005.

 

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Passeig de Colom (promenade de Colomb)

Réalisée en 1989, la « Gamba géante » brandit ses pinces en bordure du vieux port. Longtemps laissé à l’abandon, ce front de mer a été entièrement réhabilité à l’occasion des Jeux Olympiques de Barcelone, en 1992.

 

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Marché de la Boqueria

Situé à deux pas de la célèbre avenue des Ramblas, c’est le plus coloré de la ville. Edifiée à la fin du XIXe siècle, cette immense halle de style Art Nouveau accueille plus de 200 commerces, qui regorgent des meilleurs produits de la mer et du terroir catalan.

 

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Sagrada Familia

Chef-d’œuvre posthume d’Antoni Gaudi, cette église titanesque est devenue l’emblème de Barcelone. Débutée en 1882, sa construction se poursuit toujours. Seules la façade de la Nativité et ses quatre tours élancées sont définitivement achevées.

 

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Dans la Cathédrale.

Gaudi, inspiré par les séquoias d’Amérique, a voulu que les colonnes de la nef centrale se ramifient comme des arbres géants au niveau de la voûte. La Sagrada devrait accueillir plus de 13000 fidèles et un chœur de 1500 chanteurs, installé dans les tribunes des bas-côtés.

 

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Les pinacles revêtus de mosaïques ont été réalisés par le sculpteur japonais Atsuro Sotoo. Fasciné par La Sagrada, l’artiste a ainsi déjà consacré trente ans de sa vie à continuer le rêve de Gaudi.

 

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Ville Haute, ville Basse

Barcelone ; il y a celle des riches et celle des pauvres.

 

Un cœur intrigué par la Rambla

La célèbre avenue coupe en deux les quartiers populaires du vieux Barcelone. Des remparts les cernaient jusqu’en 1854.

Baptisé « Porte de l’Europe », le pont levant relie les quais du vieux port aux terminaux maritimes internationaux. Une cour intérieure du Raval, quartier populaire et interlope fréquenté par l’Inspecteur Mendez, le héros des romans noirs de F.G. Ledesma.

La plage de la Barceloneta, au nord du vieux port. Ce quartier, autrefois peuplé de marins et de pêcheurs, reste toujours très cosmopolite.

 

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22/05/2015

* LA FUREUR DE NIMES

Aux accords de « Carmen » les toreros et leur cortège viennent saluer le président des arènes : c’est le moment du paseo, l’ouverture de la corrida. Comme en Espagne, la scène se passe à Nîmes, ville française la plus férue de toros. A chaque féria de Pentecôte, un tourbillon de bamboche et de folie s’empare de la vieille cité romaine qui partage en France avec vingt-neuf autres communes du Midi le privilège de faire courir et mourir les taureaux de combat.

 

la fureur de nîmes

 

Frôlé par la bête, l’homme fait l’ange

La course camarguaise ouvre la féria, le dimanche précédant la Pentecôte. Il n’y a alors ni épée, ni mise à mort : c’est à mains nues que le razeteur doit arracher la cocarde fixée entre les cornes du taureau.

 

la fureur de nîmes

 

Un ouragan de rythmes sur la ville enivrée

Une féria sans musique, jamais on ne le verra, les fanfares mènent la danse ! Une centaine de toiles suspendues aux branches y célèbrent le taureau et son mythe. La nuit, tandis que la Pégoulade, gigantesque dragon de plus de 200 bateleurs, déroule son cortège, Nîmes s’abreuve et tangue au son du jazz et des sévillanes.

 

la fureur de nîmes

 

Les glorieux fauves finissent dans la casserole

Rouge et rose, musquée comme du gibier, la chair des toros est un « must » chez les bouchers nîmois qui achètent les bêtes tuées aux arènes puis dépecées à l’abattoir. Au détail il donne deux cent cinquante à trois cents kilos de viande au prix du meilleur bœuf.

 

la fureur de nîmes

 

Les mots de la fête

Alternative : corrida au cours de laquelle un « novillero » parrainé par deux toreros, devient matador de toros adultes.

Bronca : chahut qui accompagne l’échec d’un torero.

Burladero : barricade derrière laquelle se cache le torero dans l’arène.

Callejon : couloir circulaire autour de la piste.

Faena : l’ensemble du travail du torero avec la muleta dans la 3e phase du combat.

Ganaderia : élevage de taureaux en Espagne.

Manade : le troupeau en Camargue et, par extension, le domaine.

Muleta : la pièce d’étoffe rouge dont se sert le torero pour sa faena.

Mundillo : le petit monde de la tauromachie.

Novillada : corrida de novillos, taureaux de 3 à 4 ans pour les novilladas avec picadors, de 2 à 3 ans pour les novilladas sans picador.

Peones : assistants du torero, plantant souvent les banderilles.

Revistero : journaliste.

Véronique : passe qui reçoit le taureau quand il vient de sortir du toril.

 

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15/05/2015

* BELFAST (Irlande)

BELFAST, l’autre Irlande

Politiquement parlant, elle appartient à la Grande-Bretagne mais d’un point de vue géographique, elle est rattachée à l’Irlande. Et pourtant, l’Irlande du Nord garde toute sa spécificité, avec ses villes et ses paysages uniques en leur genre.

Après deux petites heures de route depuis l’aéroport de Dublin, nous voici à Belfast.

Les superbes Botanic Gardens du centre-ville accueillent un festival gastronomique, l’un des nombreux événements qui rythment l’année. Cette fête gourmande est emblématique de Belfast, tant la ville compte d’excellents traiteurs et restaurants.

 

belfast (irlande)

 

Les 100 ans du Titanic

Belfast est fière du célébrissime transatlantique, construit ici même entre 1909 et 1911. On peut admirer le quai restauré du Titanic et la pumphouse, ainsi que le SS Nomadic, petit frère du Titanic rentré au port pour y subir un lifting complet. En 2012, on commémore le centenaire de la première et dernière traversée du Titanic. Belfast marque le coup en ouvrant au public le Titanic Belfast, un musée interactif à l’architecture impressionnante. A l’extérieur de la ville, on découvre le gigantesque Ulster Folk and Transport Museum, qui abrite de très belles collections de trains, avions, motos et automobiles, de même qu’une exposition permanente consacrée au Titanic.

 

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Belfast vit aussi le soir et la nuit.

La côte d’émeraude

Belfast est bâtie le long d’une baie naturelle ouvrant sur la Mer d’Irlande. Nous empruntons la voie rapide vers le littoral nord et traversons les stations balnéaires de Ballygalley et Ballycastle. De là, un bateau relie Rathlin Island, une île qui abrite des colonies d’oiseaux exceptionnelles. Les grands centres touristiques sont situés un peu plus loin, en direction de Londonderry. A Carrick-a-Rede, on découvre un pont en bois suspendu à 30 m au-dessus d’un détroit qui relie l’Irlande à l’îlot de Carrick Island. Il y a trois cent cinquante ans, les pêcheurs y avaient construit un pont assez précaire, pour pêcher le saumon de l’Atlantique.

 

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La chaussée des géants

Nous atteignons la grande attraction touristique de l’Irlande du Nord : la Chaussée des géants, une extraordinaire formation rocheuse constituée de 40.000 colonnes de basalte, qui surgissent des flots à marée basse et sont nées d’une éruption volcanique voici des millions d’années. Cette merveille de la nature est inscrite depuis les années 1980 au Patrimoine mondial de l’Unesco.

 

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Les randonneurs à la fête

Londonderry est la seule ville de Grande-Bretagne qui soit cerclée de murailles. Il est possible de faire le tour complet de ces fortifications datant du XVIIe siècle. De là, nous poursuivons vers le sud en direction de l’intérieur du pays, dans la région de Sperrins, aux splendides sommets verts. L’endroit est célèbre pour son festival annuel de randonnée. Les villages typiques sont légion.

Sur la route du retour à Belfast, nous prenons le temps de visiter l’un des plus beaux jardins du National Trust, le superbe domaine de Mount Stewart. La marquise de Londonderry y a fait aménager, au début du XXe siècle, un jardin à l’italienne, avec une pièce d’eau centrale et des végétaux venus du monde entier. Un siècle plus tard, l’ensemble est toujours aussi superbe avec ses pavillons, temples, sculptures de lions, de dodo (l’oiseau disparu) et autres animaux mythiques … Un enchantement.

 

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09/05/2015

* COREE SECRETE

Entre Chine et Japon, le Pays du Matin Calme est l’un des secrets parmi les mieux gardés de l’Extrême-Orient.

corée secrète

La capitale Séoul, où les gratte-ciel côtoient les palais, les maisons de thé et de superbes jardins oubliés.

corée secrète

 

 

Un village ancestral

Unjari est un minuscule hameau de montagne, dont les maisons de bois ont été sauvées des eaux. Edifiées par les Kim au cours des siècles, elles étaient menacées d’engloutissement par les eaux du barrage d’Andong, dans les années 70. Les demeures ancestrales, parfois vieilles de cinq siècles, ont été démontées et regroupées dans un site forestier d’une rare beauté. Seules quelques personnes de cette famille millénaire vivent ici. Les 800.000 autres membres de la famille sont dispersés à travers toute la péninsule …

Mais les rites confucianistes en l’honneur des ancêtres fondateurs du clan se tiennent toujours ici, à chaque printemps. C’est pour les traditionnalistes l’occasion de revêtir les somptueux costumes anciens, de relier le passé au présent en partageant le thé …

 

corée secrète

Une urbanisation galopante

La Corée a vécu en quelques décennies un spectaculaire développement et des bouleversements sans précédents. L’urbanisation est galopante, la modernité omniprésente, et le béton colonise désormais les moindres recoins de la campagne. Les toitures de chaume ont même été interdites pour éviter les incendies. Fort heureusement, certains initiatives ont pu préserver l’art de vivre de quelques rares communautés montagnardes. Ainsi, soixante chaumières aux toitures dorées illuminent la boucle du fleuve Nakdong à Hahoe, un village situé à l’ouest d’Andong.

 

corée secrète

Les trésors de Silla

100 km plus au sud, le hameau de Yangdong est un autre de ces miraculés. Moins célèbre, il caresse visiblement le rêve d’être davantage fréquenté. Pour l’heure, il vit au ralenti, et ses 160 demeures historiques s’égrènent au fil des sentiers, entre rizières et collines boisées. Au-delà s’étend Gyeongju, l’ancienne capitale royale du royaume de Silla. Ses rois contrôlaient tout le sud de la péninsule au VIIe siècle, l’âge d’or d’une ère révolue.

La ville est désormais assoupie, drapée dans ses souvenirs. Ses parcs sont constellés de tumuli, indiquant autant de tombes royales. Les archéologues y ont exhumé des trésors d’art exceptionnels, dont de somptueuses couronnes d’or, des statuettes de guerriers ou de Bouddhas, des armes. Le musée de Gyeongju expose ces trésors. La ville garde fièrement un autre vestige : Cheomseongdae, un mystérieux observatoire astronomique bâti voici mille quatre cents ans. Cette tour est l’un des plus anciens monuments scientifiques au monde, et le plus ancien observatoire d’Extrême-Orient.

 

corée secrète

 

Les forêts qui cernent la ville royale recèlent d’autres trésors. Sur les flancs du mont Toham, Bulguksa est un temple bouddhique fondé en 751. Ce chef-d’œuvre de l’art bouddhique du royaume de Silla est classé au patrimoine mondial de l’Humanité. La terrasse aux deux escaliers de pierres, les pavillons aux fières toitures de tuiles, les pagodes et les peintures ou sculptures de démons destinés à éloigner les mauvais esprits, en font un véritable joyau. L’ermitage voisin de Seokguram est lui aussi très fréquenté par les pèlerins.

La grotte abrite un extraordinaire Bouddha particulièrement vénéré. L’héritage de Silla n’est pas mort… Le Bouddhisme est pourtant en régression en Corée. Depuis peu, le christianisme est devenu majoritaire.

 

corée secrète

 

02/05/2015

* LES DEUX CATALOGNES (2e partie)- la Catalogne Sud

Derrière la Costa Brava, des collines fertiles et des montagnes sauvages, voici la province catalane, liée à l’Espagne mais fièrement autonome.

 

la catalogne sud

 

Lles de Cerddanya se blottit au pied de la formidable barrière de la Cerra de Cadi. Protégée par un parc naturel, cette chaîne pyrénéenne, longue de 30 km culmine à 2648 m.

A Cadaquès, les ruelles montent à l’assaut des collines qui surplombent la Costa Brava. Ce pittoresque village de pêcheurs a séduit nombre d’artistes, de Picasson à Dali en passant par Magritte et Bunuel.

 

la catalogne sud

 

Le port de Begur, à l’est de Gérone, se cache parmi les villas qui le bordent, beaucoup ont été bâties au début du XXe siècle par des colons catalans de retour des Amériques.

La ville de Lieida, aux portes de l’Aragon, est une étape du « chemin catalan » vers Compostelle. Edifié au XIVe siècle, le cloître gothique de sa cathédrale trahit des influences maures dans le décor de ses arcades.

Le lac d’Estany Gran de Setut (2590 m d’altitude) reflète dans ses eaux turquoises la ligne de crêtes des Pyrénées qui marque la frontière avec la principauté d’Andorre. Au départ de Lles de Cerdanya, les sentiers qui conduisent au lac étaient jadis pratiqués par les contrebandiers.

 

la catalogne sud

 

La vallée de Nùria, dans la région du Ripollès, est un site de randonnée très prisé, mais aussi un lieu hautement symbolique ; dans le couvent abritant la Vierge de Nùria, patronne des bergers pyrénéens, fut rédigé en 1931 le premier statut d’autonomie de la Catalogne.

la catalogne sud

Castellfolit de la Roca trône au sommet d’une falaise basaltique de 60 mètres de haut. Le vieux village garde l’entrée du parc naturel de la Garrotxa qui englobe une trentaine de volcans endormis.

Tarragone fait miroiter ses façades colorées le long du port, l’un des plus importants de la Méditerranée. Fondée en 218 avant J.C., la capitale de la Costa Daurada et ses environs comptent une quinzaine d’édifices romains, tous inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.

 

la catalogne sud

 

Le plissement capricieux des Pyrénées a donné naissance au massif de Montserrat

Fondé en 1025, le sanctuaire a été reconstruit au XIXe siècle à flanc de falaise. Perché à 725 mètres d’altitude, il domine la plaine du Llobregat qui s’étend jusqu’à Barcelone. Au-dessus pointent les rochers ruiniformes qui ont donné son nom à Montserrat (Mont scié).

la catalogne sud