10/10/2015

* LES FAUX DE VERZY (France)

A une vingtaine de kilomètres au sud de Reims, la forêt couvre la montagne de Reims, ce plateau dressé au-dessus des immensités de la plaine champenoise. Les bois de Verzy, fleuron de cette forêt dense, accueillent la plus grande concentration au monde de hêtres tortillards.

Longtemps, à la tombée de la nuit, les villageois évitaient les ombres inquiétantes de la forêt de Verzy, persuadés qu’il ne pouvait s’agir que de l’œuvre du diable. Aujourd’hui, cet étrange peuple végétal n’effraie plus personne. On serait au contraire plutôt tenté d’y voir la marque d’un charme bénéfique.

 

les faux de verzy

 

La montagne de Reims

Quelle étrange fantaisie du relief que ce plateau dressé, avec des altitudes atteignant 288 m dans le sud de Verzy, 283 m au mont Sinaï et 274 m au mont Joli ! Avancée de ce qu’on appelle la falaise d’Ile-de-France, la montagne de Reims se divise en deux massifs : la Grande Montagne (à l’est- et la Petite Montagne (à l’ouest-. Les forêts qui coiffent toute la superficie du massif sont plantées de chênes, de hêtres et de châtaigniers, superbe futaie qui constitue le cœur du parc naturel régional de la montagne de Reims. Au total, on compte 20.000 ha de forêts denses. Celle de Verzy en est l’incontestable fleuron.

 

les faux de verzy

 

Un air de magie

Elle est réputée pour ses faux (du latin fagus, « hêtre »), une variété de hêtres aux troncs sinueux et aux branches ondulantes. Tout en eux se tortille incroyablement, d’où leur surnom de « hêtres tortillards ». les premiers auraient été signalés, vers le VIe siècle, par les pères d’une abbaye voisine. Certains pensaient que ces arbres avaient été caressés par la main du Diable ! D’autres affirmaient que les hêtres devaient leur forme à la malédiction qu’aurait prononcée un moine contre le village de Verzy… Quelque 1000 villageois, Verzyats et Verzyates, vivent toujours en compagnie de ces beaux monstres, caractérisés par une croissance très lente et une longévité exceptionnelle.

 

les faux de verzy

 

Une étrangeté bien réelle

L’été, les branches des faux, toutes en feuilles, forment des cloches et des parasols comme dans les contes de fées. On ne sait toujours pas vraiment ce qui a façonné leur bois ondoyant. On dit que ce pourrait être une mutation génétique provoquée par un virus. Le phénomène, héréditaire, reste toujours une énigme naturaliste. Quoi qu’il en soit, fragile, précieuse et rarissime, cette forêt domaniale demeure sous la haute surveillance de l’Office national des forêts.

 

A l’abri des faux

Sur ce plateau forestier, les cerfs, les chevreuils et les sangliers ne sont pas rares. A la tombée de la nuit, les mustélidés, ces petits mammifères carnivores et souvent nocturnes, s’agitent sous les branches protectrices des faux ; ils doivent en effet se protéger des renards que l’on peut apercevoir parfois. Le blaireau, pourtant très commun, ainsi que le chat sauvage, sont plus difficiles à surprendre.

 

les faux de verzy

 

 

Commentaires

Je n'en avais jamais entendu parler ; merci de me le faire découvrir. Bon week-end malgré la grisaille.

Écrit par : Un petit Belge | 17/10/2015

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bonjour petit belge et merci de ta visite.

Écrit par : josiane | 19/10/2015

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