28/12/2014

* LA LONGUE MARCHE DES MONGOLS (Chine-Russie)

Ils viennent du fond des âges. Après avoir possédé le plus grand empire de tous les temps, les Mongols n’ont même pas une patrie unique et sont menacés d’assimilation, les uns par les Chinois, les autres par les Russes. Seuls quelques-uns rêvent encore d’un pays où tous ensemble se retrouveraient libres.

 

la longue marche des mongols

Ils boivent et ils mangent du sang

Pour les Mongols, le sang des animaux est pur et porteur d’énergie. Ils abattent le bétail au milieu du campement sans l’égorger et en récupérant le précieux liquide vital, qu’ils consomment. Une fois le ventre du mouton ouvert, le sacrificateur se saisit du cœur qui bat encore. C’est alors seulement qu’il coupe l’aorte en prenant soin de verser le sang dans des récipients.

la longue marche des mongols

 

Les cow-boys de l’Asie centrale

Après l’ « urgha », lasso accroché au bout d’une perche, les hommes attrapent les chevaux les plus rétifs du troupeau pour les dresser. Mais, même ceux considérés comme dressés ne le sont que très moyennement. Seuls des cavaliers émérites peuvent arriver à les monter.

 

la longue marche des mongols

Les tentes des guerriers de Gengis khan

Il y a quelque trois mille ans que les nomades mongols ont adopté le yourte de feutre (une étoffe de laine et de poils agglutinés), logement chaud, confortable, bien éclairé, bâti sur des armatures en bois.

Chevaux et bovins n’ont pas grand-chose à craindre des loups. Les uns avec leurs sabots, les autres avec leurs cornes, les tiennent en respect, même quand ils passent la nuit à plusieurs km du campement. Les moutons, eux, sont beaucoup plus vulnérables. Sous peine de se faire dévorer, ils doivent rentrer chaque soir dans des enclos.

la longue marche des mongols

 

La machine à coudre est un objet fabuleux

Le virus de la consommation atteint même les steppes mongoles. Autrefois, quelques tapis et ustensiles constituaient le maigre équipement des yourtes. Aujourd’hui, les meubles et les objets s’y entassent. Posséder une machine à coudre est un privilège auquel les mères n’ont jamais osé rêver.

 

la longue marche des mongols

L’intégration par la langue chinoise

Jusqu’à l’âge de 14 ans, les jeunes nomades, garçons et filles, vont aux cours de l’école du Parti. Celle-ci est installée dans les locaux de la brigade de production dont dépendent les différents clans, ou « bannières ». A la fois centre administratif et médical, celui de la brigade est le seul bâtiment construit en dur à des km à la ronde.

 

la longue marche des mongols

 

 

 

24/12/2014

* LES AIGUILLES DU MONT BLANC (France - Alpes) - mon voyage en 2006

Des Grandes Jorasses à la chaîne des aiguilles de Chamonix en passant par la dent du Géant, l’Aiguille Verte ou l’aiguille du Dru, le massif du Mont-Blanc offre aux sportifs un formidable terrain d’aventure et aux promeneurs le plus grandiose panorama de haute montagne d’Europe.

 

les aiguilles du mont blanc

 

Les randonneurs aguerris découvrent à partir du sentier du Balcon de la mer de Glace, le versant est du Mont Blanc, l’envers des aiguilles de Chamonix, avec, à leur pied, les crevasses de la Vallée Blanche. L’altitude moyenne du massif (plus de 3500 mètres) explique que les alpages arrivent jusqu’aux glaciers.

 

Le col des Lacs-Noirs

A partir de Planpraz, traversée dans les rochers et les névés jusqu’au col. Ici, à la mi-juin, naissent les bouquetins. Et toute l’année, on peut observer les mâles, les étagnes (femelles) et leurs chevreaux.

 

les aiguilles du mont blanc

Le Vieux Emosson

A partir de Vallorcine, une superbe balade avec vue sur le mont Blanc. A quelques dizaines de mètres de la frontière, : huit cents empreintes de dinosaures découvertes en 1976 par un géologue français.

 

les aiguilles du mont blanc

Le jardin de Talèfre

De la gare du chemin de fer à la crémaillère de Montenvers, traverser la mer de Glace et par le sentier en balcon, gagner le refuge du Couvercle. Le « jardin » se trouve au milieu du glacier de Talèfre.

 

les aiguilles du mont blanc

A l’approche de l’aiguille du Dru

Prendre le chemin de fer à crémaillère de Montenvers et descendre sur la mer de Glace en empruntant le sentier de la rive gauche qui part après le musée des Cristaux.

 

les aiguilles du mont blanc

Le désert de Platé

Sur les flancs de la chaîne des Fiz, irradiant chaleur et lumière, le désert de Platé présente le relief karstique le plus étonnant d’Europe. Bloqués par les montagnes du Chablais, les lourds plis calcaires du massif du Giffre forment une forteresse compacte.

les aiguilles du mont blanc

 

Le vallon de Villy

De Plaine-Joux, on monte dans les contreforts des Aiguilles-Rouges. Le vallon est une combe sauvage qui domine les gorges de la Diosaz.

 

les aiguilles du mont blanc

 

19/12/2014

* LES ACORES

LES ACORES, un petit goût d’Atlantide

Vertes comme l’Irlande et fleuries comme Madère, elles sont neuf îles arc-en-ciel perdues dans le grand bleu de l’Atlantique.

 

les açores

 

Couvert de fleurs, nimbé de brumes et de pluies passagères, balayé de vents et d’alizés, égayé de ciels bleus et réchauffé de soleil, cet archipel de neuf jardins est magique. Le dicton local affirme que les quatre saisons s’y invitent le même jour, comme pour dessiner des ciels changeants. La couleur des prés est plus verte qu’en Irlande, les vaches ponctuent les paysages comme en Hollande, les bocages alignent des hortensias bleus à perte de vue, des moulins rouges rappellent la présence de colons flamands au XVe siècle.

Les Açores sont portugaises et s’appellent Santa Maria, Säo Miguel, Säo Jorge, Terceira, Graciosa, Pico, Faial, Corvo et Flores. Elles sont nées du volcanisme et le plus haut sommet portugais est le cône volcanique du Pico avec ses 2.351 mètres.

 

les açores

 

Terceira, entre vins, taureaux et ferias …

Terceira est la plus baroque d’entre elles. Sur cette terre volcanique et fleurie, culturellement très riche, on aime rire et frissonner. Les vignes et les champs sont protégés par des murets en pierre de lave. Entre lave et lumière, fleurs et verdure, ciels bas et horizon à perte de vue. Du haut de la Serra do Cume, à 500 m d’altitude, on embrasse l’île du regard, avec ses troupeaux de chèvres, ses récifs et ses villages immaculés, sur fond de moulins à vent dans la brume.

 

les açores

 

Tout autour de la ville de Biscoitos, si écrasante que soit la nature, on remarque l’empreinte de l’homme. Comme le raisin rouge ne s’épanouit pas sur la lave, ils produisent un excellent vin blanc, le Verdelho.

Angra do Heroismo est la plus belle ville des Açores : rues tirées au cordeau, façon échiquier, églises ornementées et placettes innombrables.

A Vitoria, une imperio, chapelle colorée est érigée en l’honneur du Saint Esprit.

 

les açores

 

Säo Miguel, entre lacs et collines

La plus grande des neuf îles est superbe, avec ses petits caps, ses balcons sur l’océan et ses collines où se cachent de magnifiques petits lacs d’émeraude.

 

les açores

 

De lave et de cendres

Vignobles, moulins à vent, fermiers sur leurs carrioles tirées par des bœufs et vastes prairies confèrent à Terceira un charme rural certain. Mais l’île séduit aussi par sa rudesse volcanique : au bout de quelques km, le paysage change. On s’enfonce dans les entrailles du pays, des millions d’années en arrière, quand les Açores n’étaient qu’une étendue de lave et de cendres au milieu de l’Atlantique. Les Picos, des cratères hauts de mille mètres témoignent de la violence des éruptions. Au milieu des brumes et des fumerolles, apparaît la Furna do Enxofre (la grotte de soufre), un véritable musée géologique en plein air. On découvre aussi la grotte d’Algar do Carväo, une faille qui plonge au milieu des mousses, des fougères, des stalactites et des coulées de lave. Sur Terceira, les maisons villageoises rappellent l’Algarve et l’Alentejo. L’île compte aussi 28 impérios, des chapelles colorées au décor surréaliste, érigées en l’honneur du Saint Esprit, qu’on fête avec beaucoup de dévotion. Ces impérios abritent souvent du pain, une carafe de vin, du jambon, une couronne et une colombe.

 

les açores

 

A Praia da Vitoria, ville fondée par Jacomo, on apprécie les rues piétonnières, les églises gothiques, les façades baroques et la maison natale du poète Nemésio.

 

Duel entre l’homme et l’animal

Concerts, feu d’artifice et barbecues rythment les neuf jours des Festas Sanjoaninas. Les Açoréens rendent hommage à leur saint patron Jean en organisant des parades costumées en l’honneur de la sardine, du bien boire et du bien manger.

A Terceira, les combats de taureaux sont plus populaires que le foot. Etrange duel de rue entre l’homme et l’animal. Six taureaux déboulent sur le pavé. Les participants taquinent les bêtes avec un foulard, un parapluie ou même à mains nues. Malgré leur tête massive, leurs cornes, leur large poitrail et leur regard perçant, les taureaux semblent se demander pourquoi ils sont là. L’affrontement dure ainsi plus d’une heure.

 

les açores

 

Les taureaux attaquent leurs adversaires, en essayant de les toucher ou de les soulever. Mais les hommes sont bien trop rapides et agiles pour eux. La foule les applaudit. Soudain, ils disparaissent aussi vite qu’ils étaient apparus. Les hommes se congratulent, se font l’accolade, lèvent les pouces, en oubliant superbement le football. Ils sirotent ensuite un verre de Frei Gigante, Frère Géant, un délicieux vin blanc…

 

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16/12/2014

* LA SICILE (mon voyage en 2002)

SICILE, île était une fois

La Sicile inédite, avec ses routes dorées et ses habitants chaleureux.

Pas laid, Palerme

On est loin des clichés de la ville insalubre et dangereuse, gangrenée par la Mafia.

Le centre-ville est majestueux, jalonné de grandes avenues 19e, bordées de boutiques de luxe. On s’y balade, sous le soleil, la tête en l’air pour ne perdre aucun détail. Au vieux centre historique, il suffit de faire un pas sur la terrasse de l’hôtel pour entendre les voisins chanter et crier. Dans la ruelle en contrebas les gamins jouent au football. Des petits vieux tout de noir vêtus parlent autant avec leurs mains qu’avec leur bouche. Les poissonniers hurlent littéralement pour aguicher le chaland. On se croirait dans un film, c’est carrément magique.

 

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Une ville où se perdre

Pour découvrir d’emblée le cœur de Palerme, démarrez depuis l’entrée du marché au poisson à la Puerta Carini. Votre objectif sera de rejoindre la cathédrale de Palerme. La méthode : se perdre autant que possible dans les ruelles. La beauté y éclate à chaque pas … Une beauté des ruines, des couleurs, des contrastes ; étals de poissons avec bien souvent des énormes espadons à l’honneur, linge humide pendant en guirlandes multicolores au-dessus de vos têtes, petits salons de coiffure rétro, églises au baroque flamboyant à vous faire tourner la tête. Comme récompense, soufflez en dégustant une véritable gelati al limone, sur un air de Paolo Conte. Oubliez l’habituel cornet, laissez-vous tenter par une brioche ! C’est ainsi que les Siciliens dégustent la glace. Posez-vous sur la petite place devant la majestueuse cathédrale d’origine arabo-normande.

 

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A quelques minutes de marche de là se dresse également le Palazzo dei Normanni. La visite de la chapelle Palatine se trouvant au cœur du palais est incontournable. Vous serez tout simplement subjugué par ces mosaïques byzantines du 12e siècle. Véritable hymne en l’honneur de saint Pierre, elles recouvrent la Chapelle, des murs au plafond, avec une magnificence toute sicilienne.

 

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Sur la route …

Avant de quitter Palerme, la visite indispensable est celle des catacombes du Couvent des Capucins. Au 18e siècle, toute la bonne société de la ville souhaitait y séjourner pour l’éternité, aux côtés des moines. Etrange atmosphère que ces galeries remplies de cadavres plus ou moins bien momifiés et portant leur costume d’antan.

 

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On dirait le Sud

Descendez tranquillement vers le sud-ouest de l’île, le cœur de la Sicile baroque. Point de chute, la Marina de Modica sur la côte. De là, les plus belles villes du pays, Noto, Modica, Scicli, Ragusa, Syracuse sont éblouissantes de beauté et de calme.

 

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C’est çà la Sicile, un spectacle permanent où la comedia del arte fait partie du quotidien.

 

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* LES CYCLADES (Grèce)

L’archipel des Cyclades n’a pas perdu le sortilège qu’il a exercé sur l’homme depuis plus de 5000 ans. Et les cataclysmes qui ont secoué la mer Egée n’ont pas englouti les preuves irréfutables que ce royaume de Neptune fut le creuset des civilisations qui ont engendré l’âge d’or hellénique.

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La vigie du mythe de l’Atlantide

Une falaise brune aux reflets rougeâtres domine de ses 120 m les bateaux qui abordent dans la rade de Santorin. La Crète est ourlée d’une diadème d’une blancheur éclatante ; la ville de Thira, à laquelle on accède par un escalier vertigineux. Ce mur rocheux est l’un des bords de l’ancien cratère d’un volcan sous-marin qui a explosé lors d’un cataclysme il y a près de 3500 ans.

les Cyclades

Des villages comme revêtus de silence

Le bateau du Pirée vous débarque sur une petite « skala », escale typique ; un quai, quelques maisons, une crique de sable. Par un défilé désertique vous grimpez sur un plateau montagneux calciné et c’est la découverte de Folegandros, pur village cycladique avec ses cubes blancs fermés comme des sanctuaires, ses escaliers, ses balcons en bois et ses petites passerelles.

 

les cyclades

 

Sur un caillou le plus grand temple de l’Occident

Un fabuleux champ de ruines ; on le découvre en débarquant sur la côte ouest de Delos, à l’emplacement du port antique de l’île. C’était à la fin du IVe siècle avant J.C., un centre de commerce prospère à l’égal de Rhodes. Il reste, en dépit des pillages séculaires, de nombreux vestiges du sanctuaire d’Apollon.

 

les cyclades

 

Sur ce coin de la carte du monde, on pourrait écrire le mot « séduction » avec plus de raison que nulle part ailleurs. Beaucoup de ces îles pourraient sans doute être qualifiées de rochers stériles, mais, au cœur de la mer hellène où les dieux les ont éparpillées, elles lui sont comme autant de pierres précieuses.

Les îles mineures: Amorgos, Donoussa, Koufonissia, Folegandros, Anafi

Ces îles sanctuaires, îles désertes, îles pâturages, îles refuges, îles privées ou anciens lieux de déportation, éclatées dans la mer Egée, possèdent toutes une identité, un alibi pour se faire connaître. Ce sont véritablement les îles du bout du monde.

Les îles majeures : Syros, chef-lieu et cœur des Cyclades

Paros-Andiparos, l’île blanche ; Naxos, c’est l’île de Dionysos, fertile en vignes.

Delos, l’île sacrée ; Santorin (Thira), tout rappelle le volcan.

Mykonos, chaque plage a sa vocation.

les cyclades