08/11/2012

* MARRAKECH (Maroc)

MARRAKECH DES SEPT MARABOUTS

Derrière ses épaisses murailles, Marrakech l’ancienne vit ancrée dans la tradition. Dans ses quartiers récents, la ville s’ouvre au monde sur un rythme trépidant. Et le majestueux massif de l’Atlas qui entoure la ville rouge invite à vivre l’aventure avec un grand A ! Elle est la ville la plus internationale du Maroc.

 

marrakech (maroc)

 

Marrakech, la presque millénaire « Bagdad d’Occident », ne se contente pas d’exhiber les vestiges de son passé impérial. Elle est aussi un carrefour de religiosité où les pèlerins accourent se prosterner devant ses sept plus célèbres marabouts.

 

Plus de 38000 habitants au km2

Les « fondouks », ou caravansérails, sont devenus des lieux d’habitation. Dans les écuries occupées autrefois par les chameaux et les chevaux, logent aujourd’hui des personnes. Beaucoup couchent sur les terrasses, même par temps clément. Il y a cependant des espaces verts au milieu de cet entassement humain de la médina de Marrakech : les jardins de ses somptueux palais.

 

marrakech (maroc)

 

La ville qui donna son nom au Maroc

Ce n’est qu’en 1912 que le nom de Marrakech fut adopté pour la cité impériale fondée en 1070 et que celui du Maroc … sa première appellation … désigna le pays tout entier. La Marrakech d’aujourd’hui comprend surtout la médina, ou vieille ville, la plus grande et la plus peuplée d’Afrique du Nord. C’est là que se trouvent cinq des sept tombeaux des saints de la ville.

 

marrakech (maroc)

 

On l’appelle « Marrakech la Rouge »

Quatre couleurs caractérisent la capitale du Sud marocain : le bleu du ciel, le vert des palmiers, le blanc des neiges de l’Atlas tout proche et, surtout, l’ocre vif de ses murailles, de ses maisons, des champs qui l’entourent. Au coucher du soleil, tout n’en paraît que plus flamboyant.

 

marrakech (maroc)

 

La plus grande école coranique du Maghreb

Au cœur de la vieille ville, l’un des plus beaux joyaux de Marrakech et de l’Islam : la medersa Ben Youssef. Dans cette cour, autour du grand bassin de marbre, ou dans la centaine de chambres à l’étage, des générations d’étudiants ont pu approfondir leur connaissance de la foi du Prophète. A deux pas, un bain maure.

 

marrakech (maroc)

 

Des charrettes-citernes pour le transport des produits pétroliers

La plupart des rues de la médina sont trop étroites pour que les camions, même les automobiles, puissent y pénétrer. De curieux véhicules à chevaux ravitaillent les postes à essence, qui n’ont d’ailleurs que des cyclomotoristes pour clients. Les pompes, d’un modèle très ancien, actionnées à la main, sont munies de récipients de verre où l’on voit monter et descendre le niveau du liquide.

 

« Boom » sur les plateaux de cuivre martelé

Comme les touristes s’arrachent ces objets qui, au dire des marchands, « retiennent le soleil dans la maison » le souk du cuivre, dans le quartier de Mouassine, prospère et s’agrandit. Le souk des babouches lui, résiste assez bien à la concurrence des souliers modernes. Bien adaptés aux circonstances, les souks demeurent le principal centre commercial et artisanal de la ville de Marrakech.

 

marrakech (maroc)

marrakech (maroc)

 

01/11/2012

* BALI (Indonésie)

BALI, L’ILE OFFERTE A BOUDDHA (Indonésie)

Fondé sur l’esprit communautaire, l’équilibre et l’harmonie en toutes circonstances, ainsi que sur une religion dénuée de fanatisme, le mode de vie à Bali reste original à bien des égards. Par centaines de milliers, les Occidentaux vont aujourd’hui quêter dans cette île lointaine la paix, la douceur et les sourires qu’ils ne trouvent plus dans leur monde en crise.

 

bali (indonésie)

 

L’île aux 20000 temples

Chaque village possède au moins un temple dédié à ses fondateurs, élevés au rang de dieux, un autre où l’on vénère les anciens, un troisième, enfin, où l’on honore les morts. Il y a aussi les grands sanctuaires. Les cultes des divinités hindoues et locales s’y entremêlent, comme il est d’usage dans la religion indo-balinaise.

bali (indonésie) 

Un « caillou » pas comme les autres

Bali, la première vers l’ouest des îles de la Sonde, paraît peu de chose dans l’immense Indonésie. Elle sait pourtant se singulariser. Par ses traditions, qui en font une petite enclave hindouiste, plus exactement indo-balinaise, au milieu du plus grand pays musulman du monde. Par le mode de vie, l’hospitalité et la gentillesse de ses habitants. Pendant des décennies, les amateurs de paradis ont rêvé de Bali. Maintenant, ils y vont. Les touristes ne séjournent que dans la partie sud de cette île volcanique.

 

bali (indonésie)

 

Partout des têtes grimaçantes pour effrayer démons et sorcières

Les tableaux d’offrandes sont de véritables œuvres d’art naïf. Ils forment un échantillonnage varié de l’artisanat local. De caractère périssable toutefois, puisqu’ils sont composés de fleurs, de fruits et surtout de friandises et de gâteaux de toutes sortes et de toutes les couleurs, teintes vives composées de produits naturels.

 

Bali produit tout juste assez de riz pour sa propre consommation

Chaque mètre carré de terre est mis à profit pour cultiver le riz, aliment de base des Balinais. Dans les endroits les plus inaccessibles, on trouve des rizières aménagées en terrasses, même en plein milieu de sites archéologiques. Près des bains de Tampaksiring, très fréquentés, le riz pousse à côté des tombeaux d’anciens rois.

 

bali (indonésie)

 

L’eau qui purifie depuis plus de mille ans

Tampaksiring, le temple construit autour de la source légendaire de Tirta Empul, au centre de l’île, est l’un des plus anciens lieux de dévotion de Bali. La piété n’exclut en tout cas pas l’hygiène : les pèlerins se savonnent et se lavent volontiers dans l’eau sacrée.

 

bali (indonésie)

 

Une autoroute pour les touristes

L’aménagement de l’île a créé de nouveaux emplois de cantonniers et fait appel à la main-d’œuvre féminine. Danser pour les dieux, défiler en procession, décorer les offrandes sacrées paraissent être pour l’étranger les fonctions de la femme dans la société balinaise. En fait, elle n’est pas du tout dispensée des travaux les plus rudes sur la voie publique.

 

bali (indonésie)

 

27/10/2012

* LES INCAS (Amérique du Sud)

QUAND ECLATA LE SOLEIL INCA  

Après avoir failli disparaître, les descendants des Incas forment aujourd’hui le groupe d’Indiens le plus important des Amériques. Les anciens mythes sur la restauration de l’Empire font toujours foi dans les hameaux des Andes, où les coutumes se réfèrent à un passé héroïque.

 

les incas

 

La ville fantôme des Incas

A 2500 m d’altitude, dans la vallée sacrée de l’Urubamba, s’étend sur 35 ha le site archéologique le plus énigmatique du monde appelé du nom du massif qui le surplombe : le Machu Picchu. A une centaine de km de Cuzco, il ne fut découvert qu’en 1911. Et personne ne sait qui construisit, qui habita, qui abandonna, et pourquoi, cette ville de plus de 200 maisons, palais et temples édifiés avec des blocs de pierre de dimensions colossales.

 

les incas

 

Une mer intérieure de plus de 8000 km2, à 3812 m d’altitude

Des légendes situent l’origine des Incas sur les bords du lac Titicaca, à la frontière du Pérou et de la Bolivie. Les créateurs de l’Empire soumirent les Indiens Aymaras qui s’accrochent depuis plusieurs millénaires à cette terre. Ils y font pousser la « quinua », sorte de riz très riche en protéines, et y élèvent des lamas. Ils traversent ce lac à bord de leurs barques en « totora » (jonc tressé), et en profitent parfois pour faire un peu de contrebande.

 

les incas

 

16000 km de routes menant à Cuzco

Tous les 20 ou 25 km de leur immense réseau de routes larges parfois de 7 m, les Incas avaient installé des « tambos », ou caravansérails, prêts à accueillir à tout moment les voyageurs. Grâce à un système de coureurs à relais, les « chasquis », ils envoyaient des messages avec une rapidité étonnante aux coins les plus éloignés d’un empire long de plus de 5000 km. C’est dire qu’ils avaient déjà pris conscience à l’époque de l’importance des moyens de communication, aussi bien pour l’administration civile que pour les opérations militaires.

 

les incas

 

C’est au Pérou que l’on inventa la pomme de terre

Des expériences sur des tubercules sauvages permirent aux Indiens de jadis créer environ 700 variétés de « papas ». Une cinquantaine sont parvenues jusqu’à nous. Avec le maïs, elles constituent toujours un aliment de base des populations des hauts plateaux.

Sans savoir lire ni écrire, ils connaissaient le système décimal

Jouant sur la disposition ou la couleur des nœuds des « quipus » (ensemble de cordelettes), les Incas transmettaient des messages, tenaient la comptabilité et les statistiques de l’Empire. Leurs descendants s’en servent encore pour compter les bêtes, supputer ce qu’ils en auront en échange (le troc est très courant).

 

les incas

 

21/10/2012

* L'ILE MAURICE, ces franglais de l'Océan Indien

 

Ancienne « Isle de France », l’Etat de l’île Maurice est un tout petit pays. Sa population hétérogène s’y trouve à l’étroit. Mais elle vit dans l’harmonie, la sérénité et la paix.

 

l'île maurice

 

Tous descendants d’esclaves noirs

L’île de Rodrigues fait partie de l’Etat de Maurice. Très aride, elle demeure à l’écart du courant touristique dont celui-ci bénéficie. Sa principale richesse est la pêche. Mais elle doit importer tous les produits industriels, tel le ciment.

 

l'île maurice

 

Avant la récolte, on met le feu aux champs de canne à sucre

Les flammes détruisent tout ce qui peut gêner la coupe des tiges. De plus, ces dernières, d’un diamètre atteignant souvent 5 cm, dégagent sous l’effet de la chaleur, une humidité qui accroît leur teneur en sucre. Auparavant, on prend soin d’enlever la plupart des feuilles et des pointes. Les déchets serviront à nourrir les vaches.

l'île maurice 

Près de 600000 hindous sur un million d’habitants

Au nord de Port Louis, le temple symbolise le principe du triple aspect d’une même divinité. Chacun des trois corps de l’édifice est dédié respectivement à Brahma, à Vishnu et à Shiva. Plus de 200000 Mauriciens, également d’origine indienne mais de religion musulmane, fréquentent, eux, des mosquées. Il n’y a que 100000 chrétiens à peine, dont un bon nombre de Chinois.

l'île maurice

 

Une île pleine à craquer

A l’est de Madagascar, près de la Réunion, l’île Maurice est un pays indépendant depuis 1968. Malgré sa latitude tropicale, elle bénéficie d’un climat agréable. Son agriculture (canne à sucre) ainsi que le tourisme, s’en trouvent favorisés.

 

l'île maurice

 

Les résidus de sucre servent d’engrais

Des systèmes modernes permettent, en même temps que d’irriguer les champs, d’y répandre les déchets des nombreuses raffineries de l’île. L’industrialisation n’en est qu’à ses débuts. Le tourisme, bien que deuxième source de revenus, ne couvre qu’une faible partie des besoins du pays.

 

La promenade favorite des Mauriciens : au bord d’un volcan éteint

La montée au cratère du « Trou aux Cerfs » est une excursion obligée à Curepipe. Pour les touristes aussi bien que pour les habitants de la « capitale » du haut plateau. En charrette à bœufs, ou beaucoup plus souvent, en automobile, on atteint facilement le kiosque où l’on peut s’abriter en cas d’orage. Le fond du vieux volcan, à quelque cent mètres en contrebas, offre peu d’intérêt. Mais le point de vue sur les montagnes du nord de l’île est, en revanche, magnifique. Par temps clair, on arrive parfois à apercevoir, à l’ouest, la Réunion.

 

l'île maurice

 

Des insulaires qui pêchent en eau douce

La viande n’est pas très abondante. Et puis, pour les hindous, les vaches sont sacrées. Le poisson est bon à prendre. Pas dans la mer, à cause des requins. Mais il y a dans l’île des lacs et des cours d’eau très poissonneux.

 

l'île maurice

le lac Sacré

 

 

16/10/2012

* TOKYO L'HONORABLE FOURMILIERE (Japon)

Que Tokyo, la plus grande, la plus prolifique, la plus insaisissable des capitales, ne soit pas depuis longtemps en état de nécrose avancée étonne le monde entier. Or elle « fonctionne ». Mieux même que d’autres grandes cités. Sans sacrifier, qui plus est, certaines notions de qualité ou de plaisir. C’est le nouveau « miracle », sinon le plus surprenant, du Japon moderne.

 

tokyo (japon)

 

Au pays des tremblements de terre, des gratte-ciel de plus de 200 mètres

Autrefois symbole du renouveau japonais, les tours gigantesques qui se dressent en plein milieu des quartiers anciens, deviennent des sujets de hantise. Leurs constructeurs affirment qu’elles peuvent résister aux plus fortes secousses.

 

tokyo (japon)

 

La plus vaste étendue de tissu urbain

Le district de Kanto s’étend sur près de 150 km. Or les passagers qui empruntent le fameux « Shinkansen » pour aller à Osaka, ont l’impression que le parcours s’effectue presque entièrement en zone urbaine. Préciser, dans ces conditions, les limites réelles de l’agglomération de Tokyo n’en donne qu’un vague aperçu. Il est même difficile de parler « centre ville ». Chaque quartier a le sien, éclatant, lumineux.

 

tokyo (japon)

 

101 hectares d’espaces verts au centre de Tokyo

Le parc du palais impérial, fermé d’habitude au public, est entretenu par des bénévoles. Les Japonais aiment montrer de cette manière leur attachement à l’empereur. Une promenade dans les jardins extérieurs est, dans toute visite à Tokyo, une étape au moins aussi importante que le « gin bura » (le « lèche-vitrines »).

 

tokyo (japon)

 

2200 tonnes par jour de produits de la mer consommés surtout crus

Des poissons, des mollusques, des crustacés par montagnes. Des algues aussi. Pêchés parfois très loin, les thons congelés sont pris au large du Canada par de gros chalutiers qui peuvent accoster à quelques mètres de la grande halle. C’est Tsukiji, le « ventre de Tokyo ».

 

tokyo (japon)

 

Il faut deux mois pour apprendre à bien porter le kimono

Savoir endosser le vêtement traditionnel fait partie de la bonne éducation d’une femme, même si, dans le mode de vie actuel, elle a peu l’occasion de le porter. L’enseignement de cet art est en plein essor, et les établissements spécialisés prolifèrent. A la fin de chaque session, l’école organise une fête en l’honneur des lauréates. Celles-ci reçoivent alors un diplôme dûment avalisé par les autorités.

 

tokyo (japon)