16/07/2011

* DANS LES SECRETS DU SPHINX (Egypte) (mon voyage en 2001)

Le regard rivé sur l’horizon, depuis les hauteurs du plateau de Gizeh, le Grand Sphinx veille. Qui représente-t-il ? De quels secrets est-il le gardien ? Quel âge a-t-il ? Symbole de la civilisation égyptienne, ce majestueux hybride n’a jamais cessé d’alimenter les fantasmes.

Taillé à même la roche du plateau, le Sphinx mesure 73 mètres de longueur et plus de 20 mètres de hauteur. C’est la plus grande statue jamais sculptée par les hommes.

 

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Elle est unique et, chose curieuse eu égard à l’extrême précision dont faisaient preuve les Egyptiens anciens, elle n’est pas datée.

C’est la première énigme.

Le Sphinx est également dépourvu de tout indice pouvant le rattacher à une divinité ou à un pharaon, alors que tout monument, érigé en l’honneur du roi en place et, à travers lui, d’un ou plusieurs membres du panthéon égyptien, comporte explications et mentions avec force détails sur le contexte. Evidemment, vu la topologie des lieux et du fait de sa proximité avec les trois grandes pyramides, le lien avec un des trois pharaons commanditaires des pyramides ne fait aucun doute. Mais lequel ?

Le Sphinx a peut-être 5.000 ans

Sur le haut plateau de Gizeh, qui domine la vallée du Nil, s’élève la seule des Sept Merveilles du monde antique ayant résisté aux dommages du temps : la pyramide de Khéops et ses voisines, plus petites, celles de Khéphren et de Mykérinos.

Ce sont les œuvres respectives de trois pharaons qui ont régné sous l’Ancien Empire (entre 2700 et 2170 avant J.C.), ce qui laisse à penser que le sphinx a le même âge que ses protégées, environ 5.000 ans.

Et pourquoi ce corps de lion surmonté d’une tête humaine ? Parce que le langage symbolique faisait partie intégrante de la culture égyptienne. Pour insister sur le pouvoir d’un être divin, qui se distingue de toute créature terrestre, il ne pouvait y avoir image plus explicite que celle d’une créature chimérique alliant la force tranquille, apanage du félin, à l’intelligence du pharaon, élu des dieux.

 

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L’œuvre de Khéphren ?

La plupart des égyptologues s’accordent à penser que Khéphren est l’auteur du colosse. Entre autres raisons, la rampe processionnelle de son complexe pyramidal, qui donne directement sur le sphinx.

Khéphren figure aussi parmi les plus grands producteurs de son époque, de statues de grande taille : ainsi dans son temple, il avait ménagé les emplacements pour une soixantaine de statues, dont quatre sphinx monumentaux, en plus des deux autres placés de part et d’autre de chaque entrée du temple de la vallée, juste à côté. Mais si l’on compare les visages, seul celui de Khéops ressemble, de façon flagrante, à celui du sphinx qui en plus porte un ménès (la coiffe) plissé, dont les ailes sont incurvées. Des caractéristiques propres à la période de Khéops et démodées, dix ans plus tard, sous Khéphren.

Aucune pyramide ne se fait de l’ombre

Sous le soleil ardent d’Afrique avec le seul fleuve, le Nil, pour maintenir la vie en cette région désertique, les Egyptiens basaient leurs connaissances sur une observation attentive de l’environnement naturel dont ils étaient tributaires et avec lequel ils composaient intelligemment, avec le plus grand respect. Ils en conçurent une religion doublée d’une philosophie qui élevait le Soleil au rang de dieu suprême : c’était le culte de Ré. Chaque construction était érigée et orientée en fonction du soleil. Ainsi les trois pyramides de Gizeh, bien qu’ordonnées par trois rois différents, furent édifiées de façon à ne jamais se faire de l’ombre.

Mais le plus étonnant est visible, trois jours par an, lors du solstice d’été : le soleil se couche à équidistance des deux plus grandes pyramides et pendant que l’astre disparait, l’ensemble dessine, avec une parfaite exactitude, un hiéroglyphe : akhet, qui désigne « l’horizon ». Ce hiéroglyphe se compose d’un disque solaire logé entre deux montagnes.

Le Sphinx, quant à lui, regarde du côté où le soleil se lève. Gardien de la limite entre le ciel et la terre, par-delà la voûte céleste et l’univers des dieux, il sera vénéré, bien des siècles plus tard, en tant qu’incarnation de la divinité solaire « Horus de l’horizon ».

Statue vivante

Le mot « sphinx » provient de la locution égyptienne « chesep ânkh » qui signifie « statue vivante ». Les Arabes, persuadés que cette gigantesque idole, postée sur les hauteurs, enfermait de redoutables secrets, le surnommèrent Abou et-Hôl : « le père de la terreur ». Au XIe siècle, l’historien arabe al-Makrisi assurait qu’une coupe ayant appartenu à Salomon, fils de David, était cachée dans une cavité secrète, creusée dans le corps du monument.

Une aura de mystère …

Bien qu’au gré des fouilles, le Sphinx ait révélé beaucoup de son être, il n’est pas près de se départir de son aura de mystère. Mais aujourd’hui, après avoir triomphé de plusieurs millénaires, le monument est menacé par les eaux de la nappe phréatique et, bien sûr, par une intense pollution.

 

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12/07/2011

* TASMANIE, UN AUTRE MONDE

Il y a un peu plus de dix mille ans, une langue de terre reliait encore la Tasmanie à l’Australie. Une inondation a toutefois coupé l’île de sa grande voisine, la laissant complètement isolée avec sa faune et sa flore uniques, ses diables et ses « tigres » ses wombats et ses ornithorynques, sans oublier ses essences forestières antédiluviennes.

Dans le parc national de Freycinet, le spectacle est époustouflant ; sous le ciel vespéral qui passe du lilas au rose puis revient au lilas, les flaques de lumière qui dansent à la surface de l’eau baignent la plage dans une atmosphère irréelle.

 

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La survie du plus fort

Les Tasmaniens n’ont rien perdu de cette âpre, de cette inébranlable persévérance qui leur a permis de survivre à la confrontation avec les baleines et bien d’autres créatures dangereuses.

Si les Tasmaniens « pure souche » n’ont pas résisté à plusieurs décennies de colonisation britannique, l’esprit des premiers habitants de l’île, lui, anime encore des autochtones. Ils se sentent chez eux dans cette forêt primaire, où les lichens se déclinent en centaines de variétés à l’ombre d’arbres deux fois millénaires entre lesquels se dressent un peu partout des gommiers spectres, des arbres morts aux pâles silhouettes squelettiques.

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Prisonniers utiles

En route pour Campbell Town, un vrai centre névralgique qui compte 750 habitants. Un millier de moutons filent sur la prairie, poursuivis par deux bergers en quads. Dans une grange, cinq tondeurs, de solides gaillards, n’ont pas le temps de s’ennuyer. Le plus rapide rase 160 moutons par jour, les autres 140.

 

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Campbell Town

 

Death Island, où étaient enterrés les cadavres des prisonniers de Port Arthur. Il s’agit d’un des ports où ont abordé, dès la seconde moitié du XVIIe siècle des bateaux entiers d’ivrognes, d’assassins, de femmes de mauvaise vie, de bagarreurs et de chapardeurs en provenance d’Angleterre. Ils étaient emprisonnés ici, ce qui satisfaisait tout le monde. Seuls les prisonniers modèles et les soldats avaient droit à une tombe, les autres ne méritaient pas cette peine.

Des forêts d’algues

La Bay of Fires, sur la côte est, semble tout droit sortie d’une autre planète.

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Bay of Fires

Une mer de mercure turquoise, des empilements de rochers ovoïdes, des formations rocheuses bizarres et tapissées de lichens orange.

La Tasmanie a des paysages accidentés et variés. C'est une île au climat tempéré, un peu semblable, à certains égards, à celui du sud de l'Angleterre comme l'avaient mentionné certains colons anglais. Les principaux points de peuplement sont cependant situés dans des régions où la pluviométrie est nettement inférieure à celle de l'Angleterre.

 

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le tigre de Tasmanie

 

 

10/07/2011

* VENEZ TOUS A DURBUY

INVITATION
 
Chère Madame,
Cher Monsieur,
 
Le syndicat d'initiative de Durbuy et B Plus ont le plaisir de vous inviter à célébrer le 11 juillet (fête de la Communauté flamande) à Durbuy.
Cet événement représente un geste d'ouverture et de tolérance entre les deux grandes Communautés du pays en ces temps de profonde crise politique
Le mouvement B Plus est en effet convaincu que les Régions doivent pouvoir se fêter mutuellement au sein d'un Etat fédéral moderne et digne du 21e siècle.
Nous sommes par ailleurs persuadés qu'il est urgent de construire des ponts entre les citoyens du Nord et du Sud du pays et d'arrêter les provocations réciproques afin d’assurer un avenir prospère à tous nos concitoyens.
Le syndicat d'initiative de Durbuy souhaite en outre remercier sa clientèle flamande qui chaque année lui renouvelle sa confiance et sa fidélité!
 
PROGRAMME
 
  • LE MIDI: Tous les restaurants de Durbuy proposeront un plat typiquement flamand.
  • A 15 HEURES: Cocktail d'ouverture réservé aux membres et sympathisants de B Plus au centre ville (Parc Roi Baudouin). En présence de Messieurs Philippe COURARD, Secrétaire d'Etat (PS), René COLLIN, Député provincial (CDH) et Ludwig VANDENHOVE, Bourgmestre de St-Trond (SP.A)
  • DES 15 HEURES: Marché de produits wallons et flamands sur la Place aux foires
  • A 20 HEURESConcert gratuit sur le parc Roi Baudouin (centre ville) deStan Van Samang avec, en première partie,  Manou (Junior Eurosong).
  • VENEZ NOMBREUX!
     
    NOUS ATTENDONS UNE SALLE COMBLE DE NOS MEMBRES ET SYMPATHISANTS POUR LE COCKTAIL D'OUVERTURE!
     
    INSCRIPTIONS POUR LE COCKTAIL: gilles.vandenburre@bplus.be
     
    Gilles Vanden Burre - asbl B Plus – 0473.65.26.78 - Frédéric Cardinael - Syndicat d'initiative de Durbuy – 0477.32.41.48

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NOTRE PAYS VA TRES MAL

 

 

06/07/2011

* LES ILES CARAIBES

LES ILES DU BONHEUR, Aruba et Curaçao (Caraïbes)

Aruba, c’est un rêve pour les amateurs de belles plages, de shopping et de repos.

 

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Aruba

 

Curaçao, elle, bien que toute proche, est tout à fait différente. Là, sous le soleil des Caraïbes, on se laisse surprendre par une architecture qui aurait tout à fait sa place à Amsterdam. Et on se replonge dans l’histoire au gré des forts militaires et des vestiges de la période esclavagiste.

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Curaçao

Nulle part ailleurs aux Caraïbes on ne rencontre de plages aussi belles que celles d’Aruba. Ces larges étendues de sable blanc sont ponctuées de nombreux palmiers et, çà et là, d’un dividivi, un arbre typique qui semble pousser dans le sens du vent. Inutile de préciser que les grands hôtels de luxe de la capitale Oranjestad et des plages de Druif Beach et Palm Beach sont très prisés.

A Oranjestad, le Renaissance possède même une petite île privée, Flamingo Beach, où les flamants roses se promènent entre les baigneurs tandis que les iguanes se dorent au soleil.

Aruba est aussi une destination très appréciée des amateurs de plongée.

L’intérieur des terres, lui, est aride, avec ses dunes, ses forêts de cactus et ses formations rocheuses. L’endroit rêvé pour un safari en jeep. Dans le parc national d’Arikok, paradis des iguanes et des lézards, où se dressent quelques fermes qui cultivent l’aloe vera, le principal produit d’exportation d’Aruba, utilisé principalement dans la fabrication de shampoings, ainsi que, souvenir du passé colonial de l’île, des maisonnettes hollandaises traditionnelles. Le restaurant Papiamento, installé dans une fermette hollandaise typique, en offre un parfait exemple, bien qu’il soit entouré de palmiers et agrémenté d’une piscine.

 

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aloe vera

 

Amsterdam sous les tropiques

Sur Curaçao, le passé néerlandais est présent de façon bien plus palpable encore. A Punda, le quartier le plus ancien de la capitale Willemstad, on remarque immédiatement une rangée de maisons hollandaises typiques peintes en couleurs vives, qui se détachent sur un ciel d’un bleu éclatant.

 

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Willemstad

 

Les rues, qui portent des noms néerlandais, sont bordées de galeries couvertes qui protègent les passants des ardeurs du soleil.

Pour la couleur locale, direction le marché flottant, où des vendeurs vénézuéliens viennent amarrer leurs barques pour proposer leurs fruits et légumes. Le Fort Amsterdam, bâti en 1635 et magnifiquement restauré, est un autre héritage des colons néerlandais. Les épaisses murailles du Waterfort, la forteresse qui gardait autrefois l’entrée du port, servent, elles, de somptueux décors à des bars et restaurants offrant une splendide vue sur l’océan.

Le marché des esclaves

En empruntant le pontjesbrug, on rejoint, de l’autre côté de la baie, le quartier d’Otrabanda, qui est en plein boom. Il accueille désormais des bars, des boutiques et le majestueux hôtel Renaissance. L’ancien Rif Fort, lui, s’est transformé en embarcadère pour méga-paquebots de croisière. Sur la place où se tenait le marché aux esclaves, un homme d’affaires néerlandais a acheté plusieurs anciennes maisons coloniales pour les métamorphoser en un magnifique village-hôtel, le Kura Hulanda, qui plonge ses clients en plein XVIIIe siècle. L’endroit accueille en outre un musée qui retrace l’histoire de l’esclavage sur l’île et de la diaspora africaine.

Dans la maison du gouverneur, la bâtisse coloniale voisine, on peut goûter l’une des spécialités de Curaçao : le Keshi Yenà, un plat que les esclaves préparaient, à l’origine, avec les restes de gouda abandonnés sur la table par leurs maîtres néerlandais.

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le Keshi Yenà

 

Mais le produit le plus célèbre de Curaçao est sans nul doute la liqueur éponyme … Si, sous nos latitudes, on ne lui connaît que la couleur bleue, sur place elle se décline en différentes versions.

 

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Au nord de Willemstad s’étendent les plages de Curaçao. Il ne s’agit pas de vastes étendues de sable, mais de charmantes petites baies, telles que celle de l’ancienne plantation Playa Porto Mari. La plage suivante, Cas Aboa, est plus belle encore, mais pour l’ambiance authentique de Curaçao, rendez-vous à Grote Knip, où la population locale vient se détendre en famille.

A l’écart des côtes, Curaçao présente un paysage rude et montagneux. Ici, dans son jardin botanique tropical et musée en plein air, Dinahh Verris cultive ici 36 variétés de basilic, des huiles pour soigner les maux d’oreille, du sirop de calebasse contre l’asthme …

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les Caraïbes

 

01/07/2011

* CAPITALES EUROPEENNES 2011

TALLINN ET TURKU, capitales européennes de la culture en 2011

(Estonie et Finlande)

La cathédrale Alexandre Nevski domine la colline de Toompea à Tallinn, construite en 1900.

 

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cathédrale Alexandre Nevski

 

 

Le palais Kadriorg à Tallinn construit en 1718 par le tsar Pierre le Grand pour son épouse Catherine.

 

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L’Eglise protestante Mikaëlin à Turku, en Finlande.

Le théâtre Abo Svenska, sur le square Kauppatori à Turku.

 

Deux thèmes distincts

Chaque année, dans le but de rapprocher les citoyens de la Communauté européenne, le titre de Capitale européenne de la culture est attribué à une ville d’Europe.

Pour le millésime 2011, ce sont Tallinn, la capitale estonienne et Turku, une ville finlandaise, qui sont mises à l’honneur.

 

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Tallinn déploiera ses activités culturelles autour du thème Histoires du littoral, qui met en lumière le littoral estonien, dont l’accès a été interdit aux habitants par les Soviétiques de 1944 à 1991.

La ville de Turku, elle, axera son programme autour du thème Turku en feu, en référence aux nombreux incendies qui ont dévasté la ville au cours de son histoire mais aussi et surtout, à son intense activité créative et artistique.

 

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