08/01/2011

* LA NEIGE EN LIBERTE (France)

Au royaume des grands sapins, les hivers sont rigoureux. Quand la neige s’invite à la fête, cela donne un petit goût de Canada et de bout du monde. A parcourir à pied, en raquettes, chaussé de skis de fond ou en traîneau à chiens …

 

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Durant l’hiver, cette partie de la Franche-Comté est une des régions les plus froides de France. Le Parc Naturel régional du Haut-Jura est un coin de paradis, aux paysages de moyenne montagne, composés de clairières et d’amples vallées où on ne rencontre que quelques fermes et granges isolées.

Quand la neige s’invite au spectacle, tout devient féerique.

Ici, c’est le règne de la discrétion. Seules quelques petites stations à taille humaine proposent des balades ou des descentes grisantes. Il faudra humblement enfiler raquettes ou skis de fond pour pénétrer ces paysages secrets.

Sports divers

La station de ski de Mijoux ressemble à un balcon fantastique donnant sur le Lac Léman, Genève et en face, les Alpes. La neige y tombe souvent en quantité. Du côté de la forêt du Massacre, quelques skieurs de fond tracent une piste éphémère à grands coups de bâtons de ski avant de se laisser filer le long d’une combe. Ils sont là pour profiter de la nature, tout simplement.

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La forêt du Massacre est le domaine parfait pour le ski de fond et nordique, la raquette, voire l’équitation et le ski joëring (tracté par un cheval ou des chiens de traîneau). Récompense gourmande après l’effort, le chalet de la Frasse, un accueillant gîte d’étape et refuge, se trouve à 1293 mètres. Ici, on s’assied au coin du feu, on prend son temps. Et un petit remontant pour continuer vers le Crêt de la Neuve en raquettes ou la montée vers les Petits Prés de Rolle.

Des compétitions réputées

Transjurassienne, Grande traversée du Jura et traîneaux à chiens sont intimement liés au Jura. La première est une grande compétition annuelle de ski de fond qui attire des milliers de passionnés. La Grande Traversée du Jura est une série de sentiers qui englobe parfois le GR5 (d’Amsterdam à Nice) avec d’innombrables variantes à faire en toute saison.

S’il pleut, il est possible d’assister à la fabrication de fromage et de visiter l’une ou l’autre fruitière ou l’ancien fort des Rousses, où des tonnes du meilleur comté mûrissent imperturbablement. La Maison du Parc du Jura à Lajoux permet d’admirer l’expo permanente Haut-Hura, terre vivante qui présente les merveilles de ce pays secret.

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Le pays des huskies

A la ferme des huskies, on fait des sorties en traîneau mais également de la raquette et de la balade. Un petit tour du côté du chenil permet de constater qu’on ne nourrit pas une cinquantaine de chiens n’importe comment. Chaque animal a son espace, son régime, ses rations et ses codes qu’il faut respecter. Les dominants, par exemple, sont attachés pendant qu’on nourrit les autres. Certains ont envie de courir, d’autres moins, il faut respecter leurs choix ou un peu les forcer …

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04/01/2011

* LE LAC TISZA (Hongrie)

LE LAC TISZA (Hongrie) – Séjour gourmand

La région du lac Tisza est très prisée des touristes hongrois : soleil, eau, calme et trésors gastronomiques.
La cuisine hongroise doit sa saveur particulière aux trépieds auxquels les ouvriers accrochaient une marmite au-dessus d’un feu de bois, afin de faire mijoter leur repas tout en continuant à travailler. Si le goulash est incontournable, les amateurs de potées et de soupes sont eux aussi à la fête.
Le lac Tisza offre un bel assortiment de poissons frais qui se dégustent notamment en en-cas, simplement saupoudrés de farine, puis frits. Chaudement recommandée : la crêpe salée farcie à la viande ainsi que ses variantes sucrées.
A Abadszalok, on nage, on fait du bateau-banane ou du jet-ski. Mais la majeure partie du lac Tisza est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.

Nature et traditions
A côté du lac Tisza, une zone de la Puszta fait partie de la réserve naturelle protégée Hortobagy Nemzeti. Un tour en roulotte sous le regard des troupeaux de bœufs, des porcs Mangalica et des moutons aux longues cornes torsadées, on passe devant des puits typiques et des petites fermes.
A Hortobagy, l’hôpital des oiseaux a été aménagé dans un bâtiment qui, dans les années 50, faisait partie d’un camp de travail pour les opposants au régime communiste.

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Sang de taureau
Autour du lac Tisza, on trouve de nombreux petits villages pittoresques comptant de nombreux nids de cigogne. Un peu plus loin, Debrecen, la deuxième ville de Hongrie après Budapest. Les amateurs de vin se rendront à Eger, le berceau du célèbre Egri Bikaver (ou sang de taureau). Ce vin doit son nom aux Turcs, qui n’ont pas réussi à prendre la très jolie petite ville d’Eger et qui en ont déduit que pour résister avec une telle opiniâtreté, les soldats buvaient un vin enrichi de sang de taureau.
En quittant le lac Tisza pour Eger, le paysage prend du relief. On atteint les montagnes de Bükk après une dizaine de kilomètres.
Les environs du lac Tisza jouissent d’un climat très clément. D’avril à octobre, l’ensoleillement est généreux, les précipitations faibles et les températures agréables.

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la Haute Tisza

31/12/2010

* VALSES DE VIENNE (Autriche) mon voyage en 1958

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VENEZ VALSER SUR LE « DANUBE BLEU » A VIENNE

Sur son trente-et-un toute l’année, la ville valse avec art de vivre, musique et architecture.

Malgré son âge respectueux et son impressionnante architecture, la capitale autrichienne est une cité jeune et vibrante, arborant une belle diversité de bâtiments historiques et de monuments de tous les styles.

Des châteaux et des palais côtoient des édifices de styles roman, gothique, baroque, rococo, classique et Art nouveau sans oublier les œuvres du Gaudi local, Hundertwasser et son architecture aux couleurs et formes enjouées.

Ajoutons des parcs de châteaux et celui qui accueille le Prater (grande roue), sans oublier la présence décentrée du Danube bleu …

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Quant à la musique, elle est une seconde nature à Vienne et se joue toute l’année lors de concerts qui voient leur apothéose lors de la saison des bals.

La Saint-Sylvestre et le Jour de l’An voient l’orchestre du Wiener Philarmoniker jouer notamment l’incontournable « Danube bleu ».

Mais Vienne, ce n’est pas que la valse, car les polkas et les marches de Johann Strauss, les succès indémodables des opérettes et les symphonies du prodigieux Mozart entrent également dans la danse.

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Balades citadines

La ville fut la capitale du puissant empire des Habsbourg de 1273 à 1918, soit plus de six siècles.

Ce qui lui confère une aura majestueuse et aristocratique. Les balades dans le cœur historique doivent se faire à pied, question de découvrir les trésors qui se livrent à chaque coin de rue égayée par le trot des chevaux. Vous déambulerez près du Stephansdom (la cathédrale Saint-Etienne) qui domine la cité. Depuis toujours, ce coin voit jouer musiciens et saltimbanques. Non loin, le Graben aligne ses riches boutiques. C’est l’un des passages élégants de la ville, où trône la colonne de la Peste. Tout près, l’église baroque Saint-Pierre et plus loin, le Kohlmarkt débouche sur la Michaelerplatz. C’est l’entrée dans l’impressionnante Vienne impériale.

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la roue du Prater

Bientôt, le Palais de la Hofburg offre son dédale de bâtiments aristocratiques. Les lieux furent la résidence des Habsbourg.

Dix-huit bâtiments, dix-neuf cours, cinquante-quatre escaliers et deux mille six cents pièces.

Chaque époque y a laissé ses souvenirs. Ici et là, comme les coulisses d’un théâtre, des passages voûtés, des ruelles, des perspectives relient ces édifices et donnent sur la Heldenplatz, le Parlement, l’hôtel de Ville, le quartier des musées et encore d’autres petites places.

Les amoureux d’architecture découvriront également l’Opéra et le Palais de l’Albertina, la Vienne de l’art nouveau.

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le Danube bleu

 

26/12/2010

* UNE PROMENADE EN ARDENNE (mes visites chaque année)

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Envie de balayer le stress quotidien le temps d’une journée ou d’un week-end ? Parfois, il n’est pas nécessaire d’aller au bout du monde pour être dépaysé. Dans l’Ardenne belge, poumon vert du pays, il y a toujours un peu de mystère dans l’air …

Chaque village a conservé son caractère propre et ses légendes. De collines en sous-bois, le randonneur profite du charme envoûtant des paysages. Les forêts et réserves naturelles d’Ardenne, traversées par des milliers de kilomètres de sentiers balisés, séduisent tous les amoureux de la nature.

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Partez à la découverte des Hautes-Fagnes, plateau vert composé tantôt de tourbières et de marais, tantôt de landes dénudées. Deux points de départs idéaux pour explorer la région se situent au Centre Nature de Botrange et à la Maison Ternell à Eupen. Randonnées plus longues ainsi que les sentiers didactiques parcourent le Parc naturel des Hautes-Fagnes-Eifel. Très intéressants, ces derniers permettent d’allier promenade et découverte de la faune et de la flore locale.

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De terre … et d’eau

L’Ardenne est aussi traversée par de nombreuses rivières. Les vallées de la Vesdre, de la Semois ou de l’Ourthe, offrent de superbes promenades qui dévoileront tour à tour champs, prairies, landes et forêts.

Ainsi, le sentier de l’Ourthe a toujours été un itinéraire pédestre de renom. Long de 280 km, il remonte la vallée de l’Ourthe de Liège à Gouvy, en passant par Hamoir, Durbuy, La Roche et Houffalize. Il se poursuit ensuite au grand-duché de Luxembourg par les vallées de la Clerve, de la Wiltz et de la Sûre jusqu’à Diekirch.

Villages pittoresques, falaises rocheuses, grottes, bois et forêts sauvages sont au menu de ce beau parcours.

A la Roche-en-Ardenne, ce chemin de grande randonnée en croise un autre, tout aussi réputé : le sentier de l’Ardenne, qui relie Malmedy à Sedan, dans les Ardennes françaises. Un sentier forestier, sauvage, qui vous plonge au cœur de la vraie Ardenne. Il passe notamment par un des lieux les plus extraordinaires de la région : le Tombeau du Géant, une colline lovée dans les méandres de la Semois, près de la ville de Bouillon. Selon la légende, un géant gaulois aurait été assassiné par un centurion romain et son corps enterré sous cette colline.

Outre son patrimoine naturel, l’Ardenne est aussi une terre chargée d’histoire, comme en témoignent de nombreux châteaux et abbayes présents sur le territoire. Et dans les villages, les traditions sont encore bien vivantes. La plus plaisante pour le visiteur est sans doute celle de la gastronomie du terroir. Les spécialités ardennaises, accompagnées d’une bière locale, ne vous décevront pas !

 

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15/12/2010

* LA REGATE HISTORIQUE DE VENISE (Italie)

VENISE : LA REGATE HISTORIQUE DE « LA SERENISSIME »

Encore aujourd’hui la Régate Historique est l’un des évènements les plus spectaculaires et palpitants pour la ville et ses habitants. Le premier dimanche de septembre, un cortège historique, un défilé d’embarcations typiques du seizième siècle, avec en tête le fameux Bucentaure, galère d’apparat du doge, commémore l’accueil réservé en 1489 à Catherine Cornaro, épouse du roi de chypre, qui avait renoncé au trône en faveur de Venise. Ce défilé sert de prélude à la compétition proprement dite, à laquelle les spectateurs assistent avec ferveur, au rythme des cris d’encouragement adressés à leurs champions. La Régate Historique atteint son apogée avec le défi des champions de rame sur des « gondolini » (petites gondoles) à deux rames, embarcations très légères ayant la forme d’une gondole plus étroite. Il s’agit du défi le plus attendu des amateurs, celui qui suscite l’enthousiasme sportif des Vénitiens et qui a renforcé », au fil du temps, le mythe sportif de la Régate Historique.
C'est “la” fête vénitienne, dont l'origine remonte au XIIIe siècle.

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Elle unit toutes les couches sociales de la population, toutes les générations, belle et passionnante, Viva la Regata Storica !
La régate, la plus vénitienne de toutes les compétitions, a depuis toujours passionné autant les habitants de la ville que les étrangers. En effet des témoignages très anciens font mention de la fête des Marie et les premières chroniques datent de la deuxième moitié du 13ème siècle; il est probable que cette régate spectaculaire a été, dès cette époque, une compétition populaire et traditionnelle: Venise était une ville essentiellement tournée vers la mer et entraîner les hommes à la pratique de la rame demeurait pour elle une nécessité primordiale.

 

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L’étymologie du terme régate est incertaine. Certains veulent la faire dériver de riga (ligne), d'autres de aurigare (rivaliser), d'autres encore de ramigium (ramer). Il est un fait que le terme vénitien de regata est d'usage courant dans les principales langues européennes et exprime une compétition sportive pratiquée sur des barques. 

 

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La course part du jardin de la Biennale, à l’est, traverse le bassin de Saint Marc, remonte le Grand Canal jusqu'au jardin Papadopoli à l'ouest et revient par le Rio Nuovo jusqu'au carrefour Foscari-Balbi, où se situe la tribune officielle.

Durant toute la journée l'interdiction de naviguer fait cesser l'encombrant trafic motorisé, ce qui a pour effet de rendre à ce prestigieux parcours, toute la poésie du passé.

Les vénitiens éprouvent un engouement passionné pour cette régate d'autant qu'elle leur permet de parier sur les équipes en compétition. Les enjeux sont élevés.

C'est la course des gondoliers qui s'entraînent pendant des mois en vue de triompher, car le champion sera le héros dont l'exploit restera dans toutes les conversations de la profession pendant 365 jours.

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Elle perpétue le souvenir et l’exploit de jeunes vénitiens qui au 11e siècle n'avaient pas hésité à partir à la rame pour sauver leurs fiancées enlevées par des pirates.

Pendant des heures, les spectateurs placés aux fenêtres et loggias des palais et ceux qui sont sur les pontons, admirent le passage des bissones décorées dont les rameurs sont vêtus à la mode de la Renaissance.

On passe et on repasse dans un défilé magnifiquement chamarré d'embarcations pavoisées. Le Grand Canal semble un tapis mouvant de mille couleurs.


A ses courses nautiques qui déchaînent chaque année les passions s'ajoute le fameux cortège historique avec un bucintore, le Doge dans sa gondole, accompagné de la Reine de Chypre, Catarina Corner et les gondoles des ambassadeurs. La Sérénissime revit ses fastes, les Vénitiens peuvent de nouveau crier “Il Doge ! Il Doge !” au passage de sa gondole, Venise est Grande, Venise est là !

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