14/08/2010

* L'AFRIQUE DU SUD, une terre de contrastes

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Depuis la fin de l’apartheid en 1991, l’Afrique du Sud se reconstruit et veut donner une autre image au monde.

Situé à l’extrémité sud du continent africain, ce gigantesque territoire baigné par les eaux de l’océan Atlantique et de l’océan Indien, est une véritable mosaïque de cultures et de paysages grandioses.

En le traversant, le voyageur peut admirer successivement des steppes sans fin, des montagnes, des zones désertiques, des plages aux eaux turquoise, des grandes villes à l’américaine comme des petits villages hors du temps …

Et l’accueil chaleureux des Sud-Africains vient compléter un tableau qui paraîtrait idyllique si le pays n’était pas, encore aujourd’hui, confronté à de grandes inégalités sociales et à des problèmes d’insécurité.

Le Cap

Au XVIIe siècle, les premiers colons blancs fondèrent le Cap à la pointe sud du pays.

Installée dans un cadre magnifique, entre océans, montagnes et vignobles, cette cité de trois millions d’habitants, cosmopolite et dynamique, est dominée par Table Mountain, une impressionnante montagne au sommet plat, qui se découpe dans le ciel.

Mais les alentours comportent aussi de nombreux sites fascinants. En descendant vers le mythique cap de Bonne-Espérance, à la pointe de la péninsule, la côte sauvage offre des panoramas d’une beauté magique.

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Le Cap

Le parc Kruger

Le parc national Kruger est l’une des plus anciennes et des plus grandes réserves du monde. Il couvre plus de 20.000 km2. Les paysages sont splendides et la faune y est variée.

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Le parc Kruger

La route des vignobles

Avec 110.000 hectares de vignobles, l’Afrique du Sud est le huitième producteur de vin au monde. La plus grande concentration de vignes se trouve à environ 30 km à l’est du Cap. Le plus ancien domaine viticole du pays fut fondé en 1685.

La Garden Route

Elle serpente sur plus de deux cents km le long d’une côte déchiquetée et doit son surnom à sa végétation dense qui contraste fortement avec les terres arides de l’intérieur du pays.

Johannesburg

Réputée dangereuse et ne possédant pas les charmes du Cap elle est souvent délaissée par les visiteurs. Pourtant, « Jozi » comme la surnomment affectueusement ses habitants, est une ville vibrante, dont la personnalité ne laisse pas indifférent.

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Johannesburg
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10/08/2010

* LE DONON, sommet des Vosges du Nord (France)

Dans la série petits coins de France: voici Le Donon
 
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Situé à une quarantaine de kilomètres de Strasbourg, aux confins de l’Alsace et de la Lorraine, le petit massif du Donon domine les basses Vosges, cette partie la plus septentrionale du massif vosgien, formée de grès rouges. Du haut de ses 1000 mètres d’altitude, il domine de vastes forêts jonchées de blocs de grès étranges.

S’étirant du sud-ouest au nord-est, le massif du Donon s’organise autour du Donon ou Haut Donon, sommet de 1009 m aisément identifiable grâce à ces formes douces coiffées d’une table sommitale. Il est bordé à l’est par la vallée de la Bruche, au nord par la petite vallée de Framont et à l’ouest par la haute vallée de Celle.

De discrets sommets

Ce sont en fait trois sommets qui occupent le centre du massif. Outre le Donon proprement dit, le petit Donon et le Kohlberg engendrent un paysage fortement vallonné. Le col de Donon, une plate-forme au sud-ouest de cet ensemble, constitue presque, avec ces 737 m d’altitude, une quatrième éminence. Les forêts, omniprésentes dans toute la région, préservent le caractère sauvage des lieux : le massif recèle en effet un des plus vastes ensemble forestiers du nord-est de la France.

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Un château d’eau

De nombreux cours d’eau prennent naissance dans ce massif, le Donon agissant comme une réserve d’eau. La Sarre Rouge et la Sarre blanche se rejoignent à l’ouest pour former la Sarre ; la Plain et le Rupt de Framont coulent à l’est, le Rabodeau au nord et la Bruche au sud-est. Chacune de ces rivières entaille dans les massifs leur propre vallée. Les forêts de hêtres et de sapins abritent une faune nombreuse : le lynx, le grand tétras, la gelinotte des bois, la chouette de Tengmalm.

Un site dédié aux dieux

De nombreuses personnes ont tenté de percer le mystère des ruines qui parsèment les pentes du Donon. Il semble en effet que des tribus celtes aient transformé cet endroit en un important lieu de culte. Le long de la « voie sacrée » qui mène au sommet, des vestiges de trois temples et d’une citerne sont reconnaissables. Des pierres votives, des chapiteaux de colonnes et des stèles y ont été retrouvés et sont aujourd’hui exposés aux musées de Strasbourg et d’Epinal.

Le rendez-vous des convoitises

Le col du Donon est à une altitude à laquelle on peut prétendre tutoyer les dieux, mais le lieu semble être plus remarquable par les tentatives de fouilles dont il a souvent fait l’objet depuis le Haut Moyen Âge que par son occupation temporaire au néolithique. Au XIXe siècle, un temple du plus pur style néoclassique est élevé au sommet du Donon. Pour la petite histoire, c’est aussi à cet endroit que fut conçu, aux dires de son père, un célèbre écrivain … Victor Hugo !

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Victor Hugo

04/08/2010

* LE TRESOR D'HUGO D'OIGNIES

 
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Premier trésor classé par la Communauté française, au musée provincial des Arts anciens du Namurois.

Le Trésor d’Hugo d’Oignies, de renommée mondiale et repris comme une des sept merveilles de Belgique, figure en têt des œuvres majeures que la Communauté française vient de classer au titre de « trésor ». Des œuvres majeures sélectionnées en fonction de leur rareté, de leur état de conservation, de leur lien avec l’histoire ou l’histoire de l’art, de l’esthétique.

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Ces œuvres ainsi classées ne pourront être vendues à l’étranger tandis que leurs détenteurs, publics ou privés, devront garantir leur parfaite conservation.

Cet ensemble unique de 32 pièces d’une exceptionnelle qualité est un témoignage essentiel de l’orfèvrerie mosane du XIIIe siècle, alors à son sommet. Il a pour origine géographique une communauté religieuse établie à Oignies, dès la fin du XIIe siècle, à l’instigation du frère d'Hugo, Gilles de Walcourt.
 
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Devenue un prieuré de l’Ordre de saint Augustin, cette communauté accueillit, au début du XIIIe siècle, Hugo, qui y fit son apprentissage en tant qu’orfèvre. Frère Hugo, en pleine possession de son art, ouvre là-bas un atelier. Il y rencontre en 1207 un personnage qui deviendra très influent, Jacques de Vitry, venu de Paris, attiré par la réputation d’une sainte femme, Marie, établie dans le petit village d’Oignies.

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C’est assurément grâce à l’intervention de ce grand personnage, à sa fascination pour l’art du Frère Hugo, à sa dévotion pour Marie d’Oignies que nous devons l’existence du Trésor que nous connaissons aujourd’hui.

En effet, devenu évêque d’Acre après la cinquième croisade, Jacques de Vitry envoie à Oignies des reliques récoltées sur les lieux qui connurent les débuts du christianisme. A cette époque, l’importance accordée au culte des reliques impose de les conserver dans des réceptacles somptueux. Jacques de Vitry fait aussi en sorte de pourvoir le si doué orfèvre du petit prieuré d’Oignies en pierres et en métaux précieux dont il fera de merveilleux reliquaires.

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A sa mort, en 1240, Jacques de Vitry légua au prieuré d’Oignies les objets composant sa chapelle privée. Autel portatif, mitre, crosse en ivoire et autres merveilles font partie de l’actuel Trésor.

Le Trésor d’Oignies fut conservé sur place jusqu’à la Révolution française, qui supprimé les institutions ecclésiastiques et confisqua leurs biens. Le dernier prieur, dom Grégoire Pierlot, eut cependant l’occasion de le mettre à l’abri en 1794, en l’emmurant dans une ferme de Falisolle, dépendant de son prieuré. En 1818, le calme revenu, il le confia à une jeune communauté féminine récemment établie à Namur, les Sœurs de Notre-Dame, qui depuis lors ont assuré sa parfaite conservation et sa mise en valeur.

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Les Sœurs de Notre-Dame ont décidé de confier désormais leur précieux trésor à la Fondation Roi Baudouin, qui est, depuis le 5 mars 2010, titulaire des droits réels sur la collection. Le Trésor restera cependant à Namur, puisqu’il sera exposé au musée provincial des Arts anciens du Namurois, avec la caution scientifique de la Société archéologique de Namur et le soutien de la Province de Namur. Le public pourra admirer ce remarquable ensemble d’orfèvrerie mosane que le monde entier nous envie dès le mois d’octobre 2010.

 

 

31/07/2010

* LES CHEMINS DE COMPOSTELLE EN BELGIQUE

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On peut à nouveau emprunter les chemins qui, au Moyen Age, traversaient la Belgique pour mener les pèlerins à Saint-Jacques de Compostelle.

Il est impossible de retrouver le tracé précis des chemins historiques, la grande époque des pèlerinages se situait entre 1100 et 1400, or le paysage a beaucoup changé depuis.

Trois tronçons de la Via Brugensis. Il s’agit de trajets d’environ 20 km, soit des excursions d’une journée.

Sluis-Bruges : 23 km

Une délicieuse excursion printanière à travers les polders, au nord de Bruges. Cette partie de la Via Brugensis emprunte des tronçons de la Damse Vaart.

Le bac pour traverser le canal s’appelle Kobus. La pittoresque petite église du village a joué un grand rôle dans les pèlerinages. Après avoir traversé Damme, nous partons en direction de Bruges et traversons le cœur de la Venise du Nord. Dans la Moerstraat, nous apercevons les premières coquilles Saint-Jacques, dans un bas-relief sur la façade du n° 40.

A deux pas, on trouve le charmant village blanc de Lissewege, qui accueille une imposante église. Sa présence serait due aux donations de riches pèlerins scandinaves. Les Templiers sont également passés par ici.

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Lichtervelde-Roulers : 18 km

Ce tronçon qui traverse le cœur de la Flandre occidentale commence dans une église Saint-Jacques sur le Markt, à Lichtervelde, puis Gits, où nous attend une nouvelle église de Saint-Jacques. La grande statue en bois est une copie fidèle de la statue de la cathédrale de St Jacques de Compostelle.

A partir de Gits, la route longe des ruisseaux sinueux et coupe les faubourgs industriels de Roulers pour aboutir au magnifique domaine provincial de Sterrebos.

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Gits

Pecq-Tournai : 18 km

Une route chargée d’histoire qui longe en grande partie l’Escaut. A Pecq, nous regagnons la rive de l’Escaut à l’endroit où se rejoignent la Via Scaldea (depuis Gand) et la Via Brugensis. Nous suivons le fleuve et au bout de 2 bons kms, nous tombons sur la magnifique petite église romane d’Esquelmes. Nous atteignons Tournai par le Pont des Trous. Au Moyen Age, la ville constituait une importante étape pour les pèlerins. L’église Saint-Jacques remonte au XIIe siècle. Puis nous retrouvons l’Escaut que nous longeons sur 7 km jusqu’à Antoing.

Depuis des siècles, cette petite ville est la capitale du Pays Blanc, la région des carrières calcaires et de l’industrie du ciment. Elle est dominée par le magnifique château néogothique des Princes de Ligne.

 

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la Cathédrale de Tournai

15/07/2010

* LES GOIS DE NOIRMOUTIER (France)

 

Dans la série petits coins de France : voici

 

"LES GOIS DE NOIRMOUTIER, une route ouverte dans la mer" 

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Une grande partie de Noirmoutier se situe au niveau de la mer. Certains trouvent d’ailleurs à ce plat pays un petit air de ressemblance avec la Hollande des polders. D’emblée, on peut goûter à cette lutte des terres contre les flots en abordant l’île par le Gois.

 

Une chaussée submersible

 

Recouverte la majeure partie de la journée par l’océan, cette petite route est unique au monde. De chaque côté de son mince ruban de pavés luisants, des familiers, un seau à la main et pieds nus sur la grève, ramassent coques, palourdes et bigorneaux. Longtemps, le Gois n’a été qu’un gué (d’où son nom), tout en sable. Il se déplaçait au fil des courants. Les bordiers se passaient, de bouche à oreille, ses secrets et ses pièges. Officiellement ouvert au XVIIIe siècle, ce passage de 4200 m fut empierré une première fois en 1825. Depuis il est demeuré l’accès sauvage et romanesque auquel beaucoup ne renonceraient pour rien au monde.

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Le travail des marées

 

Seule contrainte, le Gois n’est libéré par l’océan que brièvement, deux fois par jour. L’île, sur plus de sa moitié sud, s’étend en un long cordon dunaire qui ferme partiellement la baie de Bourgneuf-en-Retz. Le goulet de Fromentine, au sud, est l’une des deux ouvertures par lesquelles s’engouffrent les marées. En cet endroit, la violence des flots, partiellement brisée par la barre que forme l’île, a provoqué une sédimentation importante. L’estran, zone située entre la basse mer et la haute mer, s’est progressivement surélevé. C’est sur ce promontoire naturel qu’a été édifié le Gois.

 

Une île sous les eaux

 

Le sud de l’île, où aboutit le Gois, ainsi que les parties centrale et orientale, occupées par les marais salants et les polders, sont des zones de basse terre dont le niveau moyen est de 2 m au-dessus du niveau de la mer. La digue qui protège la côté orientale s’avère de faible efficacité en cas de fortes tempêtes : huit fois en un siècle, la mer a envahi ces terres.

 

Le phénomène des marées

 

La marée est un gonflement de l’océan, dû à l’attraction gravitationnelle de la Lune et du Soleil, qui varie selon leurs positions respectives. Marées hautes et marées basses alternent suivant un cycle perpétuel. Peu sensibles en Méditerranée et dans les mers fermées en général, les marées sont plus importantes sur la façade atlantique et en Manche, où elles peuvent dépasser les 10 m.
 
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