12/06/2015

* SUR LA ROUTE DES COLS (France)

La confédération pyrénéenne du tourisme a mis en place un projet fédérateur pour les Pyrénées : la route des Cols. Ce fil d’Ariane panoramique, qui permet de rallier une mer à l’autre, se décline en dix-sept circuits à la journée.

 

sur la route des cols (france)

 

Entre Béarn et Bigorre

L’âme des Pyrénées trouve sa source dans la complexité de sa formation géologique. Sur la route thermale qui traverse le crique du Litor et les cols du Soulor et d’Aubisque se dresse un petit échantillon de cette fascinante orographie torturée et sauvage.

La vue panoramique s’étend depuis le col d’aubisque, à 1709 m, sur le massif calcaire du Pic-du-Ger, sur le Pambassibé et sur le pic de Cézy au deuxième plan. Déjà les lacets de la route dévalent vers la station de Gourette.

 

sur la route des cols (france)

 

Cap sur le Peyresourde

Terrain de jeu et de souffrance épisodique des forçats du Tour de France, les routes de ce circuit serpentent entre Hautes-Pyrénées et Haute-Garonne.

Le col de Peyresourde, passage obligé des coureurs, se dresse en fait à 1569 m et non pas à l’altitude indiquée sur la borne départementale.

Dans la vallée d’Oueil en montant vers le port de Balès qui relie la vallée de la Barousse, les chapiteaux du cloître roman suspendu, accolé à la cathédrale gothique Ste-Marie de Saint-Bertrand-de-Comminges. L’ensemble domine la vallée de la Garonne, la basilique Saint-Just de Valcabrère et les ruines de la ville romaine Lugdunum.

 

sur la route des cols (france)

 

L’Ariège couleur Nature

Les montagnes vertes du Couserans et du Vicdessos racontent l’histoire des montreurs d’ours et dévoilent des panoramas grandeur nature sur le territoire du parc régional des Pyrénées ariégeoises.

C’est entre le col de Port et le col des Caougnous que le panorama sur toute la chaîne du mont Valier (le plus haut sommet qui pointe à 2838 m) se déploie comme un rêve. 

Au bord du Salat se dressent la halle et le clocher de l’église de Seix, et à leur droite le château. La tortueuse route entre Tarascon et le col de Port offre de belles découvertes à Stables, au-dessus de Saurat, ou à la grotte de Bédeilhac.

 

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Territoire Cathare

Un itinéraire sur les traces des cathares jusqu’à Montségur, où s’acheva leur épopée. Le château cathare de Lordat, un nid d’aigles au-dessus de Luzenac et de la haute vallée de l’Ariège qui sert tout naturellement de site de démonstration de rapaces.

Dominant le pays d’Olmes, à 1207 m d’altitude, le château de Montségur reconstruit au XIVe siècle tout comme le village à son pied, est célèbre pour son bûcher où périrent deux cents cathares en 1244.

 

sur la route des cols (france)

 

Passages en Roussillon

Dans ces contrées qui hésitent entre mer et montagne, on part à la découverte d’artistes prestigieux, séduits par la beauté des lieux et de villes thermales au charme toujours intact.

Le pont du Diable de Céret qui enjambe d’une seule arche le Tech depuis 1341, aux côtés du pont routier et de l’ancien pont de chemin de fer. Toute la sauvagerie du paysage des Aspres entre chênes-kermès, chênes-lièges et végétation de garrigue. Au-dessus de la vallée du Boulès, le prieuré de Serrabone des XIe et XIIe siècles.

sur la route des cols (france)

05/06/2015

* LES PYRENEES (France)

Qu’est-ce qui pic le plus dans les Pyrénées ?

Pic du Midi. Pic d’aventure humaine grâce auquel les scientifiques observent l’espace, le soleil et veillent sur notre planète. Au départ de La Mongie, la fabuleuse ascension en téléphérique vous conduit vers l’Espace Musée le plus haut d’Europe, vers les coupoles, le restaurant, la boutique et un panorama unique. Depuis les larges terrasses aménagées, le regard porte sur 300 km : des sommets de la chaîne des Pyrénées aux plaines du Sud-Ouest. La splendeur des paysages vaut au Pic du Midi d’être classé site naturel national depuis 2003. A près de 3000 m, la vue des sommets trouant la mer de nuages récompense les visiteurs qui ont osé quitter les brumes de la vallée.

 

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En Ariège, depuis les temps immémoriaux de la Préhistoire à notre époque, l’Homme a marqué de son empreinte les paysages insolites de l’Ariège : des sites à la valeur inestimable en apportent la preuve.

Autour du bassin de Tarascon-sur-Ariège, le Parc de la Préhistoire et la grotte de Niaux notamment, témoignent de l’ancienneté de l’Homme dans ces lieux à la renversante beauté.

 

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Les aiguilles d’Ansabère, en vallée d’Aspe, attisèrent la convoitise de pyrénéistes.

Situées en Aragon, les Mailos de Riglos s’élèvent au-dessus du village de Riglos. Leur verticalité en ont fait un spot de légende pour tous les grimpeurs des Pyrénées.

 

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Voyager dans le Train Jaune à travers les Pyrénées catalanes est un véritable bonheur. Le train tutoie le vide des pentes escarpées de la vallée de la Têt, puis traverse de grands espaces, au pied des massifs du Canigou, du Cambre d’Aze, du Carlit et du Puigmal.

Le Pic du Midi d’Ossau, surnommé le Jean-Pierre, est l’emblème de la vallée d’Ossau. Sa forme caractéristique rappelle celle d’une dent.

La nature a souvent dû être préservée par les hommes, comme en Aragon avec la création du parc naturel de Los Valles Occidentales.

 

Le Pic du Midi

Son emplacement, son altitude, son large panoramique en font le site idéal pour l’observation du ciel.

Le Vignemale, ou plus exactement la Pique Longue, est située dans le massif du Vignemale, en bordure du parc national des Pyrénées. C’est le quatrième plus haut massif de la chaîne, il culmine à 3298 mètres.

 

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Par beau temps, le Canigou est visible depuis … Marseille. Ce n’est pas seulement son altitude (2783 m) mais plutôt son exceptionnelle situation qui le fait voir de si loin. Et d’en haut, toujours par temps clair, on aperçoit … Barcelone.

La montée au Mailh Massibé, ce belvédère de 1973 m situé entre Aspe et Ossau, est un enchantement bucolique, mais reste difficile car le dénivelé atteint les 1000 m.

 

Vallée d’Aspe

Si du côté espagnol, les infrastructures routières donnant accès au tunnel ont largement été adaptées, il n’en est pas de même en France où seuls quelques passages ont été améliorés.

 

Andorre – Les vallées de Perafita et Claror

Si la vallée du Madriu attire les randonneurs, celles de Perafita et Claror sont beaucoup moins fréquentées et aussi sauvages.

 

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Ariège – L’étang du Laurenti

C’est l’un des plus beaux lacs d’Ariège. L’étang du Laurenti est une agréable balade familiale sous l’imposant Roc Blanc.

Béarn – Le tour des lacs d’Ansabère

Le pic de la Chourique est un cachottier, car il abrite sur son flanc sud un autre trésor : l’Ibon de Acherito.

Bizcaye – Le massif du Gorbeia

Il faudrait une vie pour se rassasier du massif du Gorbeia (Bizcaye), un sanctuaire pour la faune et un symbole pour tous les passionnés de montagne du Pays basque sud.

Aragon – Le balcon du Pineta

Quel parcours ! Traverser le cirque de Gurrundué aux murailles colorées, puis les pentes couvertes d’iris des Tres Marias, vues magnifiques, jusqu’au spectaculaire balcon de Pineta et son lac Glacé.

 

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Hautes-Pyrénées – le panorama du pic long

C’est le pic le plus élevé de la chaîne entièrement en France. L’itinéraire proposé est le plus varié et le moins fréquenté.

Catalogne - Le massif de Marimanha

Passer une nuit au pittoresque refuge d’Airoto dans le cadre sauvage du massif du Marimanha, sur le parcours aventureux de la HRP. Evasion garantie.

Pyrénées-Orientales – Le refuge de Rocafumada

La réserve naturelle de Jujols cache une ancienne carrière de marbre et des bergeries qui sont des belvédères sur le Canigou.

 

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Pays Basque – Les crêtes d’Iparla

Entre Baigorri et Bidarray se dressent les falaises de grès d’Iparla aux crêtes balisées. De col en pic, entre plateaux pastoraux et amphithéâtres vertigineux, sous le regard des vautours, ce parcours est une formidable découverte de la nature.

Ariège – Les granges de Balagué

Dans le Couserans, Balagué, le village du film Le Retour de Martin Guerre, porpose une boucle agréable pour découvrir sur sa soulane une quarantaine de granges typiques.

 

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28/05/2015

* BARCELONE (Espagne - mon voyage en juin 2013)

Depuis plus d’un siècle, la ville abrite les rêves des grands bâtisseurs, de Gaudi à Nouvel.

 

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Quartier de Poblenou

Conçue par Jean Nouvel, la Torre Aghar, ou « tour-concombre », s’impose comme l’icône architecturale de la Barcelone du XXIe siècle. Haute de 142 m, elle a été inaugurée en 2005.

 

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Passeig de Colom (promenade de Colomb)

Réalisée en 1989, la « Gamba géante » brandit ses pinces en bordure du vieux port. Longtemps laissé à l’abandon, ce front de mer a été entièrement réhabilité à l’occasion des Jeux Olympiques de Barcelone, en 1992.

 

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Marché de la Boqueria

Situé à deux pas de la célèbre avenue des Ramblas, c’est le plus coloré de la ville. Edifiée à la fin du XIXe siècle, cette immense halle de style Art Nouveau accueille plus de 200 commerces, qui regorgent des meilleurs produits de la mer et du terroir catalan.

 

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Sagrada Familia

Chef-d’œuvre posthume d’Antoni Gaudi, cette église titanesque est devenue l’emblème de Barcelone. Débutée en 1882, sa construction se poursuit toujours. Seules la façade de la Nativité et ses quatre tours élancées sont définitivement achevées.

 

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Dans la Cathédrale.

Gaudi, inspiré par les séquoias d’Amérique, a voulu que les colonnes de la nef centrale se ramifient comme des arbres géants au niveau de la voûte. La Sagrada devrait accueillir plus de 13000 fidèles et un chœur de 1500 chanteurs, installé dans les tribunes des bas-côtés.

 

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Les pinacles revêtus de mosaïques ont été réalisés par le sculpteur japonais Atsuro Sotoo. Fasciné par La Sagrada, l’artiste a ainsi déjà consacré trente ans de sa vie à continuer le rêve de Gaudi.

 

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Ville Haute, ville Basse

Barcelone ; il y a celle des riches et celle des pauvres.

 

Un cœur intrigué par la Rambla

La célèbre avenue coupe en deux les quartiers populaires du vieux Barcelone. Des remparts les cernaient jusqu’en 1854.

Baptisé « Porte de l’Europe », le pont levant relie les quais du vieux port aux terminaux maritimes internationaux. Une cour intérieure du Raval, quartier populaire et interlope fréquenté par l’Inspecteur Mendez, le héros des romans noirs de F.G. Ledesma.

La plage de la Barceloneta, au nord du vieux port. Ce quartier, autrefois peuplé de marins et de pêcheurs, reste toujours très cosmopolite.

 

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22/05/2015

* LA FUREUR DE NIMES

Aux accords de « Carmen » les toreros et leur cortège viennent saluer le président des arènes : c’est le moment du paseo, l’ouverture de la corrida. Comme en Espagne, la scène se passe à Nîmes, ville française la plus férue de toros. A chaque féria de Pentecôte, un tourbillon de bamboche et de folie s’empare de la vieille cité romaine qui partage en France avec vingt-neuf autres communes du Midi le privilège de faire courir et mourir les taureaux de combat.

 

la fureur de nîmes

 

Frôlé par la bête, l’homme fait l’ange

La course camarguaise ouvre la féria, le dimanche précédant la Pentecôte. Il n’y a alors ni épée, ni mise à mort : c’est à mains nues que le razeteur doit arracher la cocarde fixée entre les cornes du taureau.

 

la fureur de nîmes

 

Un ouragan de rythmes sur la ville enivrée

Une féria sans musique, jamais on ne le verra, les fanfares mènent la danse ! Une centaine de toiles suspendues aux branches y célèbrent le taureau et son mythe. La nuit, tandis que la Pégoulade, gigantesque dragon de plus de 200 bateleurs, déroule son cortège, Nîmes s’abreuve et tangue au son du jazz et des sévillanes.

 

la fureur de nîmes

 

Les glorieux fauves finissent dans la casserole

Rouge et rose, musquée comme du gibier, la chair des toros est un « must » chez les bouchers nîmois qui achètent les bêtes tuées aux arènes puis dépecées à l’abattoir. Au détail il donne deux cent cinquante à trois cents kilos de viande au prix du meilleur bœuf.

 

la fureur de nîmes

 

Les mots de la fête

Alternative : corrida au cours de laquelle un « novillero » parrainé par deux toreros, devient matador de toros adultes.

Bronca : chahut qui accompagne l’échec d’un torero.

Burladero : barricade derrière laquelle se cache le torero dans l’arène.

Callejon : couloir circulaire autour de la piste.

Faena : l’ensemble du travail du torero avec la muleta dans la 3e phase du combat.

Ganaderia : élevage de taureaux en Espagne.

Manade : le troupeau en Camargue et, par extension, le domaine.

Muleta : la pièce d’étoffe rouge dont se sert le torero pour sa faena.

Mundillo : le petit monde de la tauromachie.

Novillada : corrida de novillos, taureaux de 3 à 4 ans pour les novilladas avec picadors, de 2 à 3 ans pour les novilladas sans picador.

Peones : assistants du torero, plantant souvent les banderilles.

Revistero : journaliste.

Véronique : passe qui reçoit le taureau quand il vient de sortir du toril.

 

la fureur de nîmes

 

 

15/05/2015

* BELFAST (Irlande)

BELFAST, l’autre Irlande

Politiquement parlant, elle appartient à la Grande-Bretagne mais d’un point de vue géographique, elle est rattachée à l’Irlande. Et pourtant, l’Irlande du Nord garde toute sa spécificité, avec ses villes et ses paysages uniques en leur genre.

Après deux petites heures de route depuis l’aéroport de Dublin, nous voici à Belfast.

Les superbes Botanic Gardens du centre-ville accueillent un festival gastronomique, l’un des nombreux événements qui rythment l’année. Cette fête gourmande est emblématique de Belfast, tant la ville compte d’excellents traiteurs et restaurants.

 

belfast (irlande)

 

Les 100 ans du Titanic

Belfast est fière du célébrissime transatlantique, construit ici même entre 1909 et 1911. On peut admirer le quai restauré du Titanic et la pumphouse, ainsi que le SS Nomadic, petit frère du Titanic rentré au port pour y subir un lifting complet. En 2012, on commémore le centenaire de la première et dernière traversée du Titanic. Belfast marque le coup en ouvrant au public le Titanic Belfast, un musée interactif à l’architecture impressionnante. A l’extérieur de la ville, on découvre le gigantesque Ulster Folk and Transport Museum, qui abrite de très belles collections de trains, avions, motos et automobiles, de même qu’une exposition permanente consacrée au Titanic.

 

belfast (irlande)

 

Belfast vit aussi le soir et la nuit.

La côte d’émeraude

Belfast est bâtie le long d’une baie naturelle ouvrant sur la Mer d’Irlande. Nous empruntons la voie rapide vers le littoral nord et traversons les stations balnéaires de Ballygalley et Ballycastle. De là, un bateau relie Rathlin Island, une île qui abrite des colonies d’oiseaux exceptionnelles. Les grands centres touristiques sont situés un peu plus loin, en direction de Londonderry. A Carrick-a-Rede, on découvre un pont en bois suspendu à 30 m au-dessus d’un détroit qui relie l’Irlande à l’îlot de Carrick Island. Il y a trois cent cinquante ans, les pêcheurs y avaient construit un pont assez précaire, pour pêcher le saumon de l’Atlantique.

 

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La chaussée des géants

Nous atteignons la grande attraction touristique de l’Irlande du Nord : la Chaussée des géants, une extraordinaire formation rocheuse constituée de 40.000 colonnes de basalte, qui surgissent des flots à marée basse et sont nées d’une éruption volcanique voici des millions d’années. Cette merveille de la nature est inscrite depuis les années 1980 au Patrimoine mondial de l’Unesco.

 

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Les randonneurs à la fête

Londonderry est la seule ville de Grande-Bretagne qui soit cerclée de murailles. Il est possible de faire le tour complet de ces fortifications datant du XVIIe siècle. De là, nous poursuivons vers le sud en direction de l’intérieur du pays, dans la région de Sperrins, aux splendides sommets verts. L’endroit est célèbre pour son festival annuel de randonnée. Les villages typiques sont légion.

Sur la route du retour à Belfast, nous prenons le temps de visiter l’un des plus beaux jardins du National Trust, le superbe domaine de Mount Stewart. La marquise de Londonderry y a fait aménager, au début du XXe siècle, un jardin à l’italienne, avec une pièce d’eau centrale et des végétaux venus du monde entier. Un siècle plus tard, l’ensemble est toujours aussi superbe avec ses pavillons, temples, sculptures de lions, de dodo (l’oiseau disparu) et autres animaux mythiques … Un enchantement.

 

belfast (irlande)