09/05/2015

* COREE SECRETE

Entre Chine et Japon, le Pays du Matin Calme est l’un des secrets parmi les mieux gardés de l’Extrême-Orient.

corée secrète

La capitale Séoul, où les gratte-ciel côtoient les palais, les maisons de thé et de superbes jardins oubliés.

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Un village ancestral

Unjari est un minuscule hameau de montagne, dont les maisons de bois ont été sauvées des eaux. Edifiées par les Kim au cours des siècles, elles étaient menacées d’engloutissement par les eaux du barrage d’Andong, dans les années 70. Les demeures ancestrales, parfois vieilles de cinq siècles, ont été démontées et regroupées dans un site forestier d’une rare beauté. Seules quelques personnes de cette famille millénaire vivent ici. Les 800.000 autres membres de la famille sont dispersés à travers toute la péninsule …

Mais les rites confucianistes en l’honneur des ancêtres fondateurs du clan se tiennent toujours ici, à chaque printemps. C’est pour les traditionnalistes l’occasion de revêtir les somptueux costumes anciens, de relier le passé au présent en partageant le thé …

 

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Une urbanisation galopante

La Corée a vécu en quelques décennies un spectaculaire développement et des bouleversements sans précédents. L’urbanisation est galopante, la modernité omniprésente, et le béton colonise désormais les moindres recoins de la campagne. Les toitures de chaume ont même été interdites pour éviter les incendies. Fort heureusement, certains initiatives ont pu préserver l’art de vivre de quelques rares communautés montagnardes. Ainsi, soixante chaumières aux toitures dorées illuminent la boucle du fleuve Nakdong à Hahoe, un village situé à l’ouest d’Andong.

 

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Les trésors de Silla

100 km plus au sud, le hameau de Yangdong est un autre de ces miraculés. Moins célèbre, il caresse visiblement le rêve d’être davantage fréquenté. Pour l’heure, il vit au ralenti, et ses 160 demeures historiques s’égrènent au fil des sentiers, entre rizières et collines boisées. Au-delà s’étend Gyeongju, l’ancienne capitale royale du royaume de Silla. Ses rois contrôlaient tout le sud de la péninsule au VIIe siècle, l’âge d’or d’une ère révolue.

La ville est désormais assoupie, drapée dans ses souvenirs. Ses parcs sont constellés de tumuli, indiquant autant de tombes royales. Les archéologues y ont exhumé des trésors d’art exceptionnels, dont de somptueuses couronnes d’or, des statuettes de guerriers ou de Bouddhas, des armes. Le musée de Gyeongju expose ces trésors. La ville garde fièrement un autre vestige : Cheomseongdae, un mystérieux observatoire astronomique bâti voici mille quatre cents ans. Cette tour est l’un des plus anciens monuments scientifiques au monde, et le plus ancien observatoire d’Extrême-Orient.

 

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Les forêts qui cernent la ville royale recèlent d’autres trésors. Sur les flancs du mont Toham, Bulguksa est un temple bouddhique fondé en 751. Ce chef-d’œuvre de l’art bouddhique du royaume de Silla est classé au patrimoine mondial de l’Humanité. La terrasse aux deux escaliers de pierres, les pavillons aux fières toitures de tuiles, les pagodes et les peintures ou sculptures de démons destinés à éloigner les mauvais esprits, en font un véritable joyau. L’ermitage voisin de Seokguram est lui aussi très fréquenté par les pèlerins.

La grotte abrite un extraordinaire Bouddha particulièrement vénéré. L’héritage de Silla n’est pas mort… Le Bouddhisme est pourtant en régression en Corée. Depuis peu, le christianisme est devenu majoritaire.

 

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02/05/2015

* LES DEUX CATALOGNES (2e partie)- la Catalogne Sud

Derrière la Costa Brava, des collines fertiles et des montagnes sauvages, voici la province catalane, liée à l’Espagne mais fièrement autonome.

 

la catalogne sud

 

Lles de Cerddanya se blottit au pied de la formidable barrière de la Cerra de Cadi. Protégée par un parc naturel, cette chaîne pyrénéenne, longue de 30 km culmine à 2648 m.

A Cadaquès, les ruelles montent à l’assaut des collines qui surplombent la Costa Brava. Ce pittoresque village de pêcheurs a séduit nombre d’artistes, de Picasson à Dali en passant par Magritte et Bunuel.

 

la catalogne sud

 

Le port de Begur, à l’est de Gérone, se cache parmi les villas qui le bordent, beaucoup ont été bâties au début du XXe siècle par des colons catalans de retour des Amériques.

La ville de Lieida, aux portes de l’Aragon, est une étape du « chemin catalan » vers Compostelle. Edifié au XIVe siècle, le cloître gothique de sa cathédrale trahit des influences maures dans le décor de ses arcades.

Le lac d’Estany Gran de Setut (2590 m d’altitude) reflète dans ses eaux turquoises la ligne de crêtes des Pyrénées qui marque la frontière avec la principauté d’Andorre. Au départ de Lles de Cerdanya, les sentiers qui conduisent au lac étaient jadis pratiqués par les contrebandiers.

 

la catalogne sud

 

La vallée de Nùria, dans la région du Ripollès, est un site de randonnée très prisé, mais aussi un lieu hautement symbolique ; dans le couvent abritant la Vierge de Nùria, patronne des bergers pyrénéens, fut rédigé en 1931 le premier statut d’autonomie de la Catalogne.

la catalogne sud

Castellfolit de la Roca trône au sommet d’une falaise basaltique de 60 mètres de haut. Le vieux village garde l’entrée du parc naturel de la Garrotxa qui englobe une trentaine de volcans endormis.

Tarragone fait miroiter ses façades colorées le long du port, l’un des plus importants de la Méditerranée. Fondée en 218 avant J.C., la capitale de la Costa Daurada et ses environs comptent une quinzaine d’édifices romains, tous inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.

 

la catalogne sud

 

Le plissement capricieux des Pyrénées a donné naissance au massif de Montserrat

Fondé en 1025, le sanctuaire a été reconstruit au XIXe siècle à flanc de falaise. Perché à 725 mètres d’altitude, il domine la plaine du Llobregat qui s’étend jusqu’à Barcelone. Au-dessus pointent les rochers ruiniformes qui ont donné son nom à Montserrat (Mont scié).

la catalogne sud

28/04/2015

* LES DEUX CATALOGNES

LES DEUX CATALOGNES, deux jumelles de taille différente

EN DEUX PARTIES

1ère partie : la Catalogne NORD

 

Les deux Catalognes, de part et d’autre de la frontière, ont un profil identique, l’une en format XL, l’autre en mini.

 

les deux catalognes

 

S’étendant du massif des Corbières, au nord, au delta de l’Ebre, au sud, la Catalogne historique forme un territoire d’environ 36000 km carrés, soit un peu moins que la Suisse. Avec seulement 4110 km carrés, la Catalogne Nord, qui recouvre le département français des Pyrénées Orientales, peut faire figure d’appendice. Pourtant, elle forme un ensemble géographique cohérent avec sa grande sœur espagnole. Longue de 230 km, la chaîne des Pyrénées qui les partage est percée d’une dizaine de cols qui relient leurs vallées. Toutes deux présentent un littoral (650 km au total) où alternent côtes rocheuses et longs cordons de plages. A la plaine de Perpignan (le Roussillon) correspond celle de Girona, aux contreforts du Capcir et du Canigou, les serras espagnoles … Un effet miroir qui se retrouve dans la mosaïque de paysages des deux Catalognes : hautes et moyennes montagnes, plateaux, vallées, plaines intérieures… D’où une commune biodiversité qu’illustrent, de part et d’autre, une quinzaine de parcs naturels. Ce n’est pas un hasard si celui du côté français porte le nom de Pyrénées catalanes.

 

les deux catalognes

 

La Catalogne Nord

 

A l’extrême sud de la France, le département des Pyrénées-Orientales s’enrichit de ses deux ouvertures, sur l’Espagne et la Méditerranée.

Pic de Sailfort. Du haut de ce sommet du massif des Albères, le regard embrasse la Côte Vermeille française et, au loin, la Costa Brava espagnole. Jusqu’en 1659, ces rivages bordaient un seul et même pays.

Notre-Dame-du-Château

Erigée près de Sorède, une chapelle du XVIIe siècle surplombe la vallée du Tech que domine le Canigou. A l’époque, ces terres appartenaient au royaume de Catalogne.

Vinça – Les nombreux torrents, qui descendent des pentes voisines du Canigou, et la création d’un lac de barrage ont fait de cette commune de la vallée du Têt une riche terre de vergers et de cultures maraîchères.

Etang de Cannet – En usage depuis le XIIIe siècle, les cabanes en sanils (roseaux marins) sont toujours employées par les pêcheurs locaux pour entreposer leur matériel. Certains y dorment les nuits d’été, après un dîner convivial autour d’une « bullinada » (matelotte) d’anguilles.

Sainte-Colombe-de-la-Commanderie – Au XIIIe siècle, les Templiers firent de ce village leur bastion au cœur du Roussillon, car la vue s’y étend des Pyrénées, au sud, jusqu’à la chaîne des Corbières, au nord. Cette dernière séparait alors la Catalogne du royaume de France.

Saint-Martin-du-Canigou

Nid d’aigle bâti vers l’an mille en surplomb d’une gorge abrupte, à 1100 m d’altitude, l’abbaye constitue l’un des tout premiers témoignages de l’art roman en territoire catalan.

Affaibli au nord, le catalan revient par le sud

Cette langue millénaire était menacée en France, mais l’influence économique de Barcelone lui a donné un nouvel espoir.

 

Perpignan, l’art de vivre ensemble

Les habitants du Roussillon aiment les chants, la danse, les processions, le rugby … et tout ce qui étanche leur soif innée du partage.

 

les deux catalognes

 

La place Arago fut pendant des années le rendez-vous dominical des danseurs de sardane. Dans la vieille ville, le quartier Saint-Jacques, fondé au XIIIe siècle est peuplé de gitans. Ces derniers ont formé plusieurs groupes réputés  de rumba catalane, tels que Tekameli.

Depuis 1416, la confrérie de la Sanch fait revivre, lors du Vendredi saint, la passion du Christ dans les rues de Perpignan. Le « regidor », vêtu de rouge, mène le cortège des pénitents.

 

Héritée des réfugiés espagnols, la sardane garde le parfum enivrant de la liberté

Cette ronde traditionnelle a été réintroduite en Catalogne Nord par les exilés républicains de 1939. On la danse en costumes folkloriques ou en habits de tous les jours, à la moindre occasion festive.

 

les deux catalognes

 

Entre plaine et collines

Formée d’un lacis de ruelles, la vieille ville de Perpignan s’étend entre la rivière Basse, au nord-ouest, et deux buttes : celle du quartier Saint-Jacques, au nord-est, et celle dominée par les remparts de la citadelle, au sud.

 

La Catalogne Nord : la terre aux deux attaches

Au gré des traités et des guerres, cette région s’est tournée tour à tour vers l’Espagne ou la France, avec la même ferveur.

 

La vallée qui protège ses secrets

A la pointe méridionale de la France, le Vallespir défend farouchement ses coutumes comme il défendait hier ses contrebandiers face aux gendarmes nationaux.

 

les deux catalognes

 

Le col d’Ares (1513 m d’altitude), marque la frontière franco-espagnole.

La région se baptise « pays de la pluie » pour ne pas être envahie.

Ferronneries romanes sur la porte de l’église Notre-Dame à Coustouges. Jusqu’au début du XXe siècle, le Vallespir était renommé pour l’antique savoir-faire de ses forgerons.

 

Un château d’eau à la lisière de l’Espagne

La comarque (contrée) du Valespir s’ordonne autour de la vallée du Tech, longue d’une cinquantaine de m. Le fleuve, alimenté par les torrents venus des versants boisés, prend sa source près du Roc Colom, point culminant de la région (2507 m). Au sud, celle-ci est bordée par la frontière espagnole qui court sur la ligne des crêtes.

Sur les hauts de Céret, la route de Fontfrède qui mène à l’Espagne offre un panorama majestueux sur les cimes du Canigou.

L’abbaye Sainte-Marie, à Arles-sur-Tech, abrite le plus vieux cloître gothique de la Catalogne Nord (XIIIe siècle). Elle est aussi célèbre pour son sarcophage en marbre blanc, d’où s’écoule toujours une eau pure, réputée miraculeuse.

Entre Argelès, sur la côte Vermeille, et Roses, sur la Costa Brava, un chapelet de criques et de villages ont échappé à l’appétit des promoteurs immobiliers. Paysage bucolique, à deux pas des stations et des plages bondées du littoral roussillonnais.

 

les deux catalognes

 

Avec ses vieilles bâtisses couleur ocre groupées autour de l’église Notre-Dame-des-Prats, Argelès-sur-Mer offre le visage d’un authentique village catalan.

Emblème de Collioure, la tour ronde de l’église Notre-Dame-des-Anges s’avance dans la mer telle une proue de navire. Il s’agit en fait d’un ancien phare médiéval, qui fut transformé en clocher lors de la construction du sanctuaire en 1684.

 

Entre Pyrénées et Méditerranée

Long d’une soixantaine de km, le littoral qui s’étend d’Argelès (France) à Empuriabrava (Espagne) se distingue par ses rivages rocheux très découpés. Les versants montagneux qui les bordent ont empêché le tourisme balnéaire de masse de s’y développer.

 

A Port-Lligat, Dali l’excentrique redevenait Salvador

 

En 1963, Dali a la révélation que la gare de Perpignan constitue le centre de l’univers. Peinte en 1982, la fresque qui orne son faux plafond s’inspire de l’imagerie « surréalistico-pop » déclinée par le maître.

 

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22/04/2015

* NANTES (France)

NANTES, la belle île aux éléphants

 

Au bout de la Loire, découvrez cette ville à l’humeur voyageuse, avec son laboratoire urbain d’art contemporain et ses animaux mécaniques uniques au monde …

Nantes est toujours un port de mer, même si c’est le bout de l’estuaire et la ville de Saint-Nazaire qui connaissent les grands départs vers l’horizon, avec les nouveaux chantiers navals qui construisent les paquebots. Elle se plaît à encore appeler « îles » certains de ses quartiers désormais au sec.

 

nantes

 

La visite de Nantes est facile, la circulation est discrète et les tramways très pratiques. Au cœur de la ville, le passage Pommeraye est un des hauts lieux de la vie nantaise, sur trois niveaux, avec ses escaliers, ses colonnes, ses balustrades et ses angelots. Cette galerie commerçante date du 1843 et fut l’une des premières en Europe. Non loin, la place et le théâtre Graslin. Un petit saut à « La Cigale » s’impose dans cette taverne emblématique avec sa déco modern style et ses faïences 1900. L’île Feydeau aligne toujours ses hautes et belles maisons serrées le long des quais où s’amarraient naguère les bateaux, qui faisaient déjà rêver le petit Jules Verne. Il imaginait mille naufrages et aventures au pied des navires …

Si les quais ont disparu dans les années trente, on devine encore bien où l’eau encerclait l’île.

 

A voir et à revoir …

N’oublions pas la cathédrale qui abrite le superbe tombeau Renaissance du duc Francois II, père d’Anne de Bretagne, deux fois reine de France mais qui n’a rêvé qu’à Nantes et à sa région.

 

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Quant au château des ducs de Bretagne, magnifiquement rénové, il accueille une expo permanente sur le commerce triangulaire dont Nantes était la capitale en France. Plus de 1750 bateaux sont partis chercher leurs cargaisons d’esclaves en Afrique, contre armes et tissus, pour traverser l’Atlantique vers les Caraïbes et revenir chargés de sucre et de café vendus à prix d’or. Une mémoire à entretenir.

Plus ludique, le projet de la biennale d’art contemporain « Estuaire » avec le paysage, l’art et le fleuve mis à l’honneur en permanence. 

 

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16/04/2015

* UNE JOURNEE A BRUXELLES EN CE JOUR PRINTANIER

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