24.10.2011
* AUX RIVES DE L'ATLANTIDE (Crète)
Vers 1450 avant notre ère, un gigantesque cataclysme anéantit villes et palais de Crète, mettant ainsi fin à une civilisation raffinée et pacifique. Est-ce de cette catastrophe qu’est né le mythe de l’Atlantide ? Aujourd’hui, après les Grecs, les Romains, les Vénitiens, les Turcs, les Allemands, l’île est devenue une base stratégique de l’Otan. Et les Crétois regrettent encore le légendaire âge d’or, le bon temps des rois Minos.

L’église orthodoxe de Crète est autonome
Malgré l’occupation turque qui dura de 1669 à 1898, les Crétois n’ont pas été touchés par l’islam. Depuis la plus haute antiquité, le site du monastère d’Odighitrias, non loin du petit port de Matala, a toujours été un lieu sacré ; c’est ici que Zeus, changé en taureau, aurait abordé, portant sur son dos la princesse phénicienne Europe.

Matala
Les turcs ont déboisé une grande partie de l’île
Pour puiser l’eau dans la nappe phréatique cachée sous le plateau de Lassithi, les Crétois utilisent depuis longtemps des éoliennes. Ici pousse essentiellement la pomme de terre. Mais l’île est surtout le pays des 25 millions d’oliviers et de la vigne. Dans l’Antiquité, la Crète était le grenier à blé des villes grecques.
Pas d’ombre pour l’âne : le maître est à la foire
Les jours de marché, le paysan vient de la montagne sur la selle en bois de son âne, monture indispensable sur les sentiers qui relient les villages. Toutefois, si l’on voit de plus en plus de voitures, il existe un véhicule pittoresque où s’entassent des familles entières, le mikaniki, engin à trois ou cinq roues, sorte de tracteur traînant une benne.
Un important point stratégique sous secret militaire
Longue de 260 km, large de 60 au maximum et de 12 au minimum, la Crète est une île essentiellement montagneuse avec, en particulier, les massifs des montagnes Blanches à l’ouest et le mont Ida au centre, dont le plus haut sommet atteint 2456 mètres. Depuis 1913, l’île fait partie intégrante de la Grèce, après avoir été occupée pendant plus de deux cents ans par les turcs. Elle est divisée en quatre « nomos » (départements). Ses quelque 500.000 habitants en font l’île la plus peuplée de l’archipel hellénique. Importante position stratégique en Méditerranée, l’île a cédé au moins quatre bases militaires à l’Otan, une dans la baie de Souda, au nord-ouest, une autre près d’Héraklion et au moins deux autres, secrètes, à l’extrémité est.
30 % de terres cultivées malgré l’aridité
Près de Iérapétra, ville de sept mille habitants, on commence à pratiquer l’agriculture industrielle. Sous des serres en plastique, à même le sable, poussent concombres et tomates. Pendant longtemps, la Crète a vécu dans une relative autarcie. Mais, surtout depuis l’entrée de la Grèce dans la CEE, elle travaille pour l’exportation. Les escargots gris surgelés, vendus en France, viennent de l’île.

Trois cents mètres de haut sur trois de large
Dans le parc naturel qui entoure les gorges de Samaria, longues de 18 km, vivent encore de rares chèvres sauvages, les krikri. Ce sont elles qui, selon la légende, auraient allaité Zeus dans sa petite enfance, lorsque sa mère Rhea le cacha dans une grotte crétoise pour le protéger de son père Cronos. Elles sont sévèrement protégées, après avoir été chassées sans pitié pour leur flore intestinale qui aurait d’immenses vertus médicinales.

18:26 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : samaria, atlantide |
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