01.06.2010

* LES MARAIS DE LA GRANDE BRIERE (France)

Dans la série petits coins de France :

voici "Les marais de la Grande Brière"

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Un univers caché sous les roseaux.

Au nord de l'estuaire de la Loire, en bordure de Saint-Nazaire, s'étendent les vastes marais de la Grande Brière. Sur plus de 7.000 hectares de tourbière, roselières et prairies parcourues d'étroits canaux abritent une faune immense et variée. Cette seconde zone marécageuse de France, après la Camargue, fait partie depuis 1970 du parc naturel régional de Brière.

Quel contraste que ces vastes étendues marécageuses, sur lesquelles les barques naviguent paisiblement, et l'activité fébrile qui se joue quelsues kilomètres plus loin, dans le grand port de Saint-Nazaire ! Ici les rues ont laissé place aux canaux, les immeubles à de verdoyants rideaux d'arbres. Il faut plonger à l'intérieur de ce mystérieux paysage pour en découvrir le subtil équilibre, où l'eau règne en maître.

Quand la forêt régnait sur la Brière

Il y a près de 10.000 ans, la mer est venue recouvrir les vastes forêts de la Brière, chassant les populations néolithiques qui s'y étaient installées. On a retrouvé à 1,50 m de profondeur dans la tourbe des arbres fossiles, appelés mortas, qui témoignent de l'effondrement du socle granitique armoricain, propice à l'envahissement de l'eau. A la faveur des digues naturelles formées par les alluvions déposées par la Loire, le marais s'est progressivement formé.

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Une constellation d'îlots

La Brière est composée d'une vaste mosaïque de milieux : la topographie ou encore le taux de salinité de l'eau jouent sur la végétation. Marais salants doux et saumâtres, tourbières et prairies humides succèdent aux bocages et aux roselières au gré des saisons. Au printemps, les nénuphars et les lentilles d'eau recouvrent la surface des piardes, ces plans d'eau peu profonds d'où l'on extrayait autrefois la tourbe, tandis que les roselières arborent une belle couleur verte. De longs canaux, sinueux ou rectilignes, parcourent ces calmes paysages : c'est à bord d'un « blin », le bachot traditionnel de la région, que se découvre cette Venise verte.

Un refuge pour les oiseaux

Au cœur de cette végétation, une faune variée a élu domicile. Insectes aquatiques, petits amphibiens et poissons peuplent les eaux peu profondes de la Brière, constituant un garde-manger inépuisable pour les guifettes, hérons et autres foulques qui nichent dans les herbes hautes. Le rat des moissons, le campagnol amphibie et même la loutre, qui a refait récemment réapparition dans cette zone préservée, constituent le petit monde qui s'agite à raz du sol.

La réapparition des chaumières

Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, la tourbe et les roseaux constituaient des matières premières très prisées des habitants de la région. On se chauffait avec la première tandis que le chaume des roseaux était utilisé pour la toiture.

Depuis 1970, le parc naturel régional de Brière a relancé l'exploitation de l'immense roselière, renouvelant l'utilisation de ce matériau traditionnel qui coiffe de nouveau les maisons biéronnes.

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10:47 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : brière |  Facebook |