22.03.2011

* LA VIE DE CHATEAU (2e partie)

Salzbourg (Autriche)/ La plus grande forteresse d’Europe centrale.

La formidable forteresse se dresse sur le Mönschberg. Au pied de la colline s’étale la Altstadt, la vieille ville aux allures de décor de théâtre, avec ses superbes façades, ses élégants fers forgés et ses charmantes petites places. Dans la très touristique Getreidegasse, ne manquez pas la maison natale de Mozart. Où que vous soyez à Salzbourg, il suffit de lever les yeux pour rencontrer l’imposante silhouette de la forteresse de Hohensalzburg dont la construction a débuté en 1077. Elle servait initialement de résidence archiépiscopale et a été agrandie au fil des siècles par l’ajout de bastions et de tours, pour devenir l’un des plus grands complexes fortifiés d’Europe centrale. Elle est d’ailleurs considérée comme imprenable … sauf par les touristes qui y arrivent en funiculaire !
A l’intérieur de la forteresse, les principales attractions sont la chambre des princes, la salle des chevaliers, la chambre dorée, sans oublier … la salle de torture. C’est que la vie n’était pas toujours rose au Moyen Age, comme en témoignent également les armes et instruments de torture exposés dans le nouveau musée de la forteresse ! Le château possède également un jardin romantique où sont organisés des concerts.

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Heidelbert (Allemagne). Des ruines romantiques.

C’est à Heidelbert, sur les rives du Neckar et du Rhin, qu’a été fondée en 1385, la première université allemande. Aujourd’hui, c’est pourtant le style baroque qui prédomine dans cette agréable cité estudiantine, car elle a dû être entièrement reconstruite au XVIIIe siècle, après avoir été dévastée par les Français.
Dominant la vieille ville, le château d’Heidelberg, perché sur le Königstuhl, a abrité, dès le XIIIe siècle, les princes-électeurs du Palatinat. Au XVIe siècle, le château était même l’une des plus belles résidences de style renaissance d’Allemagne … Las, au lendemain de la Guerre de Trente Ans, il n’en restait que des ruines, où la population locale venait se procurer des pierres. Ces vestiges ont rapidement exercé une véritable fascination sur des artistes romantiques tels que Goethe, le peintre Turner et l’écrivain Mark Twain. Depuis la vieille ville, empruntez le Bergbahn, le vénérable train qui gravit bravement la pente abrupte menant au château.

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Rome (Italie). Trésors à deux pas du Vatican.

Rome n’est pas de ces villes qu’on associe spontanément à un château. Pourtant, pour insolite qu’il soit dans le paysage urbain de la Ville Eternelle, le château Saint-Ange n’en est pas moins l’un de ses monuments marquants. A l’origine, cette impressionnante construction cylindrique de 48 mètres de haut était le mausolée de l’empereur Hadrien. A l’époque, elle se trouvait d’ailleurs à l’extérieur de la ville, à un endroit qui se situe aujourd’hui à un jet de pierre du Vatican.
Au Moyen Age, le bâtiment faisait office de citadelle et de prison, mais rendait aussi de fiers services aux papes qui y ont élu résidence en des temps difficiles. Ses dizaines de salles, des cellules humides du sous-sol aux luxueux appartements pontificaux des étages supérieurs, sont désormais reconverties en musée. Les pièces qui ont accueilli les souverains pontifes sont somptueuses : la salle d’Apollon ornée de figures grotesques, la Stufetta (salle de bain ornée de superbes fresques) ou encore l’extraordinaire Sala Paolina, dont le pape Paul III a fait orner les plafonds et les murs de trompe-l’œil et de scènes de la vie d’Alexandre le Grand, de saint Paul et de saint Michel Archange. La terrasse supérieure du château Saint-Ange offre un splendide panorama sur la Ville Eternelle.
Au pied du château, le pont éponyme sur le Tibre arbore une série d’anges en marbre réalisés par Le Bernin et ses élèves. La gigantesque statue en bronze de l’archange au sommet du château est, elle, une œuvre réalisée au XVIIIe siècle par le sculpteur flamand Peter Anton Verschaffelt.

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Londres (Grande-Bretagne). Les joyaux de la couronne d’Angleterre.


La Tour de Londres se dresse, tel un îlot médiéval, en plein cœur de la capitale anglaise. La passerelle du Tower Bridge, qui traversa la Tamise juste à côté, offre une belle vue sur ce complexe qui a été, des siècles durant, le symbole de la puissance des souverains anglais.
En 1089, Guillaume le Conquérant a fait construire à cet endroit la Tour Blanche, un donjon de 30 mètres. Richard Cœur de Lion, lui, a fait construire un mur d’enceinte à 13 tours et des douves. Au fil du temps, la Tour a fait office de place forte, mais aussi de palais royal, de musée, d’arsenal et de prison. Cette dernière fonction, surtout, est restée gravée dans les mémoires, tout comme les exécutions dont elle a été le théâtre. C’est en effet sur le gazon de Tower Green qu’ont été, entre autres, décapitées deux des épouses d’Henri VIII.
On sait les Britanniques férus de traditions. C’est donc vêtus de leurs traditionnels costumes et couvre-chefs noirs et rouges que les successeurs des gardes du corps du souverain, les beefeaters, accueillent aujourd’hui encore les visiteurs. Ce sont toutefois les joyaux de la couronne, et notamment l’Imperial State Crown, ornée de 2.800 diamants et d’un saphir vieux d’un millénaire, qui attirent les foules. La Tour de Londres abrite aussi un nombre impressionnant d’armures, une collection d’épées exceptionnelle, une sphère d’or sertie de pierres précieuses et un sceptre, chef-d’œuvre d’orfèvrerie, qui arbore le plus grand diamant taillé au monde.

 

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18.03.2011

* LA VIE DE CHATEAU (1ère partie)

Les châteaux qui parsèment le Vieux Continent constituent l’un de ses principaux atouts touristiques. Et lorsque ces fières forteresses et élégants palais se dressent à deux pas d’une ville, c’est une excellente raison de s’offrir un city-trip.


Montreux (Suisse). 
Un château aux allures de cathédrale. Connue pour son festival de Jazz, Montreux, au bord du lac de Genève, a été, dès le début du XIXe siècle, une cité balnéaire mondaine. Les Rolling Stones et Queen sont venus y enregistrer des albums tout en profitant de l’agréable microclimat. Tout près de la ville, sur un îlot rocheux, se dresse le château de Chillon, construit entre le XIe et le XIIIe siècle sous l’impulsion des ducs de Savoie. L’ancienne salle des banquets abrite aujourd’hui un musée où sont exposés mobilier et armement.
Les musts ? La grande salle du châtelain, avec ses plafonds en bois et ses tableaux du XIVe siècle, la splendide chapelle gothique, ornée de fresques. Les caves, qui faisaient office de prison, sont elles aussi spectaculaires, avec leurs voûtes en arcades. En été, les trois cours intérieures accueillent divers spectacles.

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Montreux

Edimbourg (Ecosse). Le bastion de Braveheart.
La capitale écossaise a réussi à conserver une merveilleuse touche historique, avec son centre-ville médiéval tout en petites ruelles et un quartier datant du XIXe siècle ou filent de larges avenues telles Georges Street, le paradis des accros du shopping. Mais Edimbourg est aussi une ville de culture qui multiplie salles de concert et festivals en tous genres. Elle attire aussi nombre de passionnés de whisky venus visiter le Scotch Whiskey Heritage Centre ou déguster leur boisson favorite dans l’un de ses nombreux pubs.
Théâtre de tant d’épisodes majeurs de l’histoire de l’Ecosse, le château d’Edimbourg, perché au sommet du piton rocheux volcanique de Castle Rock, est le symbole de la ville : Celtes, Pictes, Anglo-Saxons, Vikings y ont livré bataille pour s’assurer la suprématie sur la région. La forteresse a hébergé également des souverains, le fleuron des hommes d’armes et le gouvernement. Le site offre une vue splendide sur la ville. Dans les niches situées de part et d’autre de l’entrée trônent les statues des héros écossais Robert The Bruce et William Wallace, qui a bouté les Anglais hors d’Ecosse au XIIIe siècle. Le château lui-même abrite les joyaux de la couronne d’Ecosse ainsi que la Stone of Destiny, sur laquelle étaient couronnés les rois.

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Edimbourg

Ségovie (Espagne). La magie d’un colosse de brique.
Non loin de Madrid, Ségovie, chef-lieu de province, est réputée pour ses belles églises romanes et son aqueduc datant de l’époque romaine, mais aussi pour son célèbre Alcazar. Perchée sur un plateau rocheux, la ville a des allures de navire échoué. Construit au Moyen Age, l’Alcazar ne détonnerait d’ailleurs pas dans un décor de Disneyland, tant son apparence est féérique ! Depuis le sommet du donjon, on jouit d’un panorama grandiose sur la ville et la Sierra Guadarrama. Ce château était l’une des résidences favorites des rois de Castille, auxquels nous devons sa somptueuse décoration. Au fil des pièces et des patios se succèdent armures scintillantes, armes anciennes, tapis précieux, imposants meubles mauresques, splendides carrelages et, surtout, merveilleux plafonds à caissons en style « artesonado ». Toutes les conditions sont donc réunies pour une plongée dans l’ambiance du Moyen Age …
Les environs de Ségovie recèlent encore plusieurs autres châteaux exceptionnels, tels que, par exemple, le Castillo de Coca, le plus grand d’Espagne. Il a été construit au XVe siècle par des Maures convertis qui y ont mêlé éléments mauresques et occidentaux pour créer un incroyable bâtiment de brique, coiffé d’innombrables tourelles pentagonales. Il est tellement élégant, qu’en dépit du fait qu’il avait été prévu à l’origine pour servir de forteresse, il a surtout fait office de palais résidentiel.

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Ségovie

Carcassonne (France). Une véritable ville dans la ville.
La Cité, la citadelle de Carcassonne dresse fièrement sa double enceinte, ses tours ocre et ses créneaux au sommet d’une colline rocheuse, à un jet de pierre de la ville moderne. Véritable ville dans la ville, ce bastion construit au XIIIe siècle pour résister à des sièges de plusieurs mois est l’une des plus importantes forteresses médiévales préservées d’Europe. Reprise sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, elle est encore habitée même si elle accueille aussi l’habituel mélange d’hôtels, cafés, restaurants, boutiques de souvenirs et ateliers d’artisanat. Certains détracteurs accusent l’architecte Viollet Le Duc d’avoir été trop loin dans sa restauration romantique, à la moitié du XIXe siècle. Reste que c’est tout de même grâce à lui qu’a été préservé un décor bien plus authentique que ceux des films d’Ivanhoé ou de Robin des Bois.

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Carcassonne

 

09:45 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : châteaux |  Facebook |