11/02/2012

* YELLOWSTONE (YOMING) Etats-Unis

DANS LE GRAND CHAUDRON DE YELLOWSTONE

Le parc national américain de Yellowstone, dans le Wyoming, repose sur une gigantesque marmite souterraine de lave en fusion. En surface, dans le décor boisé des montagnes Rocheuses, l’eau et le feu s’y marient pour offrir un spectacle impressionnant.

 

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Le lac aux eaux de feu

Grand Prismatic Spring est la plus grande et l’une des plus belles sources d’eau chaude de Yellowstone. Chaque minute, plus de 2.000 litres de liquide brûlant montent des entrailles de la Terre et viennent remplir cette cuvette volcanique aux anneaux bleus, verts, jaunes et ocre.

 

Les algues donnent le ton

La nature des roches donne parfois leur teinte aux sources. Mais les couleurs sont apportées le plus souvent par les algues microscopiques qui prospèrent dans les eaux riches en sels minéraux à mesure qu’elles se refroidissent.

 

Un affrontement de plaques tectoniques

Yellowstone n’avait pas attendu l’homme pour corriger ses éternelles esquisses. Eaux et minéraux ne cessent de boucher des chenaux ou d’en créer de nouveaux. Parfois, des coups de pinceau plus nerveux brouillent la toile impressionniste des rochers. Car les plaques tectoniques continuent de s’y affronter.

 

Yellowstone, Yoming, Etats-Unis

Des forêts sur une marmite en fusion

Adossé aux montagnes Rocheuses, né du glissement de la plaque tectonique du Pacifique sous celle du continent américain, le site de Yellowstone a été le théâtre d’explosions gigantesques, entrecoupées de phénomènes telluriques plus discrets. Le volcanisme reste très actif à Yellowstone où l’on recense environ 300 geysers témoignant de la force des activités souterraines.

 

Le grand royaume des ours et des bisons

Chaque année, au nord-ouest du Wyoming, deux millions et demi de visiteurs franchissent l’une des cinq entrées du parc national de Yellowstone. Les massifs couverts de pins de Douglas, enneigés l’hiver et percés de vallées vertigineuses dévalent en cascade et encerclent un plateau central flanqué d’un grand lac. Ours, élans, bisons, cerfs ou écureuils y peuplent les sous-bois.

 

Les siècles sculptent le paysage

A Yellowstone, les eaux thermales ont mis des milliers de siècles à façonner la nature par ruissellement ou, au contraire, par accumulation de sédiments. Parmi les paysages les plus impressionnants figurent les collines calcaires de Mammoth Hot Springs.

Yellowstone, Yoming, Etats-Unis

 

29/11/2011

* LE MISSISSIPPI (Etats-Unis)

« Père des eaux », c’est ainsi que les Indiens appelaient le Mississippi. Au nord-ouest du Minnesota, le jeune cours d’eau serpente encore sans but à travers de basses régions nimbées de brume. Comme s’il hésitait, avant de prendre le chemin du Sud profond où, tout chargé de limon brun, il achèvera son parcours en un immense delta, après avoir traversé l’inénarrable « Middle America », le grand fleuve draine le plus la nostalgie de l’ère du coton.

 

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Le Mississippi irrigue un tiers des Etats-Unis, ce géant brun est presque quatre fois plus long que la Loire. Un mètre cube de son eau contient environ 800 grammes de limon. Dix pour cent des marchandises des Etats-Unis sont transportés sur son cours. Son système fluvial forme une voie de transport de près de vingt mille km de long, considérablement moins chère que la route et le rail. Aujourd’hui, il n’existe plus que deux vapeurs à aubes sur lesquels on peut entreprendre une assez longue croisière fluviale.

 

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Un labyrinthe fangeux à l’ombre des cyprès

Le delta gigantesque du Mississippi constitue à perte de vue entre ses bras multiples un univers marécageux impraticable, dans son état originel : les bayous.

 

mississippi

 

Or jaune, or noir, les richesses du Mississippi

Le bassin du Mississippi ne fait pas seulement partie des régions les plus fertiles du monde. Il n’a pas seulement en abondance du coton, du blé, du riz et du soja. Il est aussi prodigue en richesses minérales. Près de Port Sulphur, on extrait de la terre près de trois millions de tonnes de soufre par an. A Baton Rouge se trouve une des plus grandes raffineries de pétrole du monde. Et, dans la partie la plus méridionale du delta, sont situées les plus grandes nappes de gaz naturel des Etats-Unis, ainsi que les champs pétrolifères.

 

C’est ici que naquit le jazz

La Louisiane et sa capitale, La Nouvelle-Orléans, fut longtemps une colonie française. Le jazz est né ici mais aujourd’hui il y agonise.

Le coton n’est plus acheminé sur le cours du fleuve. Un tiers de sa récolte continue à être trié à Memphis selon quelques centaines de qualités différentes, mais c’est par chemin de fer et par camions qu’il est transporté.

Aujourd’hui, les journaliers de couleur continuent de travailler dans les champs des Blancs pour un salaire qui les fait tout juste vivre.

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la Lousiane

 

29/10/2011

* NEW YORK-LES-BAINS (Etats-Unis)

 

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L’a-t-on oublié ? New York est aussi une station balnéaire. Déjà, à la Belle Epoque, la haute société de Manhattan, de Rockefeller au parrain de la Mafia, accourait dans les restaurants de luxe de la plage de Coney Island, au bout de Brooklyn. C’est là que deux demi-mondes se mêlaient : ceux qui venaient se donner en spectacle, ceux qui cherchaient des sensations fortes. Aujourd’hui, Coney Island n’est que la plage des pauvres.

En 1880, c’était le rendez-vous de la haute société new-yorkaise. Aujourd’hui, les jours de forte chaleur quand les rues de la ville deviennent étouffantes (en été la température est en moyenne de 25°C), les Portoricains et les Noirs de Brooklyn viennent se rafraîchir en regardant passer au large les navires qui entrent et sortent toutes les vingt-huit minutes du 2e port du monde.

 

L’ancêtre de Disneyland

Bien avant que les studios Walt Disney créent des grands centres de loisirs en Californie et en Floride, dès 1884, à Coney Island, apparurent les premières montagnes russes, puis ce fut la grande roue, la « Ferris Wheel », du nom de l’inventeur, George Ferris, un ingénieur qui la construisit pour l’exposition universelle de Chicago en 1893.

 

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Cinquante millions de visiteurs chaque année

Après l’incendie du Dreamland et la démolition de Luna Park, l’Astroland est aujourd’hui le plus grand parc de loisirs de Coney Island. Les installations datent pour la plupart de la fin de la guerre. La grande attraction fut longtemps la tour à parachutes, haute de 75 mètres, érigée pour la foire de New York (1939-1940).

 

La plage new-yorkaise desservie par le métro

La ville de New York a beaucoup de mal à payer des employés pour la voirie et le nettoiement du littoral. Il y a, tout au long des rivages de la cité, des plages publiques gratuites et payantes, où se répartissent très nettement les différentes couches sociales.

 

L’hiver, la température descend à moins 15 degrés

Stands, boutiques et manèges ne ferment à Coney Island qu’à la mi-novembre, fin du fameux « été indien ». Certaines des statues en plâtre, destinées à attirer les clients dans les échoppes, sont exposées, avec d’autres vestiges du parc de Steeplechase, dans le jardin des sculptures, à Brooklyn, ainsi que des pièces de musée.

 

La plage de leur jeunesse

Coney Island a réellement inventé le commerce estival dès les années 1880 : location de tenues de bain, de cabines, de jeux de plages, etc. Ce fut également vers 1950, l’un des échecs les plus retentissants de New York qui espérait bien en faire le plus prestigieux et le plus grand centre de loisirs du monde.

 

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C’est ici que furent inventés les hot dogs

Si les montagnes russes et la tour à parachutes continuent à attirer les New-Yorkais, c’est le New York Aquarium qui fait venir les touristes à la pointe est de la plage : on y trouve 200 espèces de poissons, en plus des phoques, baleines, tortues, éléphants de mer et pingouins.

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26/06/2011

* LAS VEGAS (Etats-Unis)

LAS VEGAS, la ville des chiffres fous !

Près de 37 millions de touristes visitent la cité du jeu, où le soleil brille 310 jours par an, mais pas pour tout le monde…

C’est une ville lumière unique au monde, Las Vegas ne ressemble à aucune autre étape touristique. Cité centenaire, un gâteau géant de 53 tonnes a salué ses 100 printemps en 2008. La capitale du jeu est aussi celle des folies avec ses 197.144 machines à sous, sa vingtaine d’hôtels-casinos surdimensionnés et ses chapelles où chaque année 120.000 couples convolent en cinq minutes.

 

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Un coin de prairie

Ce coin de désert, découvert au début du XIXe siècle par des Mexicains qui le baptisent « Les prairies » (Las Vegas en espagnol), accueille ensuite des agriculteurs mormons en 1855, puis des ouvriers du sud venus édifier un barrage pour alimenter la région en eau et, enfin, des industriels après la création d’une ligne de chemin de fer en 1905. Ces travailleurs isolés s’ennuient jusqu’en 1931, date à laquelle l’Etat du Nevada légalise les jeux de leurs tripots clandestins. La mafia, enrichie grâce à la prohibition, y voit le moyen de blanchir impunément son argent. Elle débarque avec 1.500 prostituées et construit des hôtels, à l’instar d’autres promoteurs, peut-être plus honnêtes mais tout aussi intéressés.

 

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Vedettes, gagnants et brigands

Sous un soleil présent 310 jours sur 365, assurant une température estivale moyenne de 40°C, le luxe des infrastructures séduit très tôt les stars, dont Frank Sinatra, flambeur et ami des mafieux ; Marilyn Monroe, qui y séjourne le dernier week-end avant sa mort ; le milliardaire Howard Hughes, devenu propriétaire du complexe Desert Inn, ou encore Elvis Presley.

Pareilles fêtes d’affiche attirent les touristes. Ces derniers se déplacent en famille depuis l’ouverture d’attractions pour enfants.

De 1953 à nos jours, Las Vegas devient l’une des localités américaines enregistrant le plus fort taux de croissance démographique.

Les 1.800 chambres hôtelières des années 50 sont passées à plus de 124.000 en 2001. Un tiers de l’année, elles sont occupées à 100 %.

Outre ses 606.846 résidents, la cité reçoit près de 37 millions de curieux par an. Et tout ce petit monde joue, perd, gagne, triche, convole, ou vole …

 

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Jackpot de 40 millions $

Parmi les records de gains, le dernier a été décroché en mars 2003 : 40 millions de dollars empochés par un jeune chanceux de 25 ans. C’est toutefois à un aîné que Vegas doit sa plus jolie histoire. Elmer Sherwin, 92 ans, a été le roi du jackpot … à deux reprises : 4,6 millions de dollars en 1985 et 21 millions en 2005. Elmer en a reversé une large partie aux victimes de l’ouragan Katrina en Louisiane.

La ville du péché, du crime (70.000 délits par an) et son odeur d’argent sale (les casinos brassent annuellement 40 milliards de dollars) attirent aussi des individus moins vertueux. En 1993, un groupe de génies des maths remporte des sommes folles au black-jack en parvenant à recenser mentalement les cartes ! L’année 2010 restera dans les mémoires. Le 15 décembre dernier, un homme armé a dérobé 1,5 million de dollars en jetons et plaquettes. Petit problème : ceux-ci sont échangeables contre des devises, uniquement dans le casino d’où ils proviennent… Le voleur aurait dû écouter ce cher Sinatra qui déclara plus d’une fois : « Vegas est le seul endroit où l’argent parle. Et il te dit souvent : « Mon vieux, tu es cuit ! ».

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