07.01.2012
* OMAN GOLFE PERSIQUE
OMAN, la sentinelle du golfe
Vieux forts centenaires, guerriers aux poignards ciselés : tels étaient les seuls moyens de défense du sultanat d’Oman il y a encore une vingtaine d’années.

Situé dans une zone stratégique capitale, sur le détroit d’Ormuz et la route du pétrole du golfe Persique, franchissant d’un seul coup plusieurs siècles, ce petit pays peu connu se trouve soudain projeté en pleine époque moderne, non loin du conflit Irak-Iran. Au grand regret des amoureux du désert.

détroit d'Ormuz
Pêche miraculeuse garantie en toute saison
Port naturel déjà important quand le Vénitien Marco Polo y accosta au XIIIe siècle, Sur est le principal centre de pêche. Chargés de glace, les dhaws (boutres) partent pour des campagnes de quinze jours et reviennent pleins à ras bord des produits de cette mer d’Oman fabuleusement riche. Séchée, une partie du poisson est utilisée comme aliment du bétail.
Le détroit très surveillé de la route du pétrole
Malgré la guerre entre l’Irak et l’Iran qui fait rage, les pétroliers continuent de défiler à leurs risques et périls devant les dunes du détroit d’Ormuz, sous la garde d’Oman. L’or noir a enrichi le sultanat et lui a donné des goûts de luxe. La ville de Mascate aime briller la nuit des feux de soixante millions d’ampoules et recevoir ses hôtes de marque dans le somptueux hôtel al Bhustan que le sultan a fait construire dans une baie près de la capitale.

golfe persique
Un peuple qui n’oublie pas la tradition bédouine
La rapide mutation que connaît Oman n’a pas encore modifié les mœurs de ses habitants. Ils s’y adaptent sans renoncer à leurs coutumes. Même dans les quartiers modernes de Mascate, les femmes sont masquées, selon la tradition chez les Bédouins. On croise aussi des hommes coiffés d’un bonnet qui leur sert de porte-clés.
Les Arabes ont sillonné les mers lointaines et sons allés jusqu’en Chine. Si leurs vieux bateaux pansus ont presque partout disparu, à Oman ils assurent encore une partie du commerce non pétrolier du sultanat : dattes, poisson séché, encens. Et on continue d’en construire dans les mêmes chantiers et selon les mêmes méthodes que jadis.
Le grand bond en avant des femmes d’Oman
Le développement de l’enseignement et le nouveau statut des femmes rendent normal ce qui était inimaginable il y a vingt ans. Plus d’un vieux sultan rigoriste se retournerait dans sa tombe s’il voyait les jeunes filles prendre des cours de biologie dans un laboratoire décoré de planches anatomiques ! Ce qui ne les empêche pas, le moment venu, de revêtir les riches parures nuptiales traditionnelles dans lesquelles est investie la fortune de la famille.

les femmes d'Oman
Un sultan qui règne en monarque absolu
Le pouvoir de Sayed Qabus ibn Sa’id, sultan d’Oman, est absolu. Il cumule avec celles de chef de l’Etat les fonctions de Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et ministre de la Défense. Le pays n’a pas de constitution et l’assemblée de quarante-cinq députés, créée en 1981, ne joue qu’un rôle consultatif.

Oman
10:50 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : oman, golfe persique, détroit d'ormuz |
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