01.05.2011
* L'ISLANDE, beauté sauvage (mon voyage en 1999)
En-dessous du cercle polaire arctique, l’Islande s’étend sur 350 km du nord au sud et sur 510 km d’est en ouest, dans l’Atlantique Nord. Située à cheval sur le rift volcanique médio-atlantique qui s’étend de l’Arctique à l’Antarctique, L’Islande est en expansion permanente depuis sa naissance, il y a 20 millions d’années. C’est une terre de volcans, de failles et de fissures éruptives. A peine 1 % des terres sont cultivées et 20 % couvertes de prairies. Le reste du pays offre des paysages désertiques de volcans, champs de lave, cendres, sables et glaciers.

Cap sur la terre des extrêmes ! Ici magma, glace, chutes d’eau et larges étendues se côtoient. C’est d’une beauté et d’une puissance à couper le souffle. L’Islande est le pays de la force naturelle brute.
Le brouillard joue à saute-mouton sur les falaises de basalte de Vik, à l’extrême sud de l’Islande. Au gré de ses humeurs, il dévoile des pans d’océan gris et les parois noires des îlots de Dyrholaey. D’après une légende locale, deux géants auraient tenté de rapprocher les îles Feroé (danoises) de l’Islande à l’aide de cordes. Ils auraient échoué et laissé derrière eux ces étranges aiguilles de tuf, offrant un asile de choix à des milliers de mouettes, pétrels, guillemots et pingouins. Les macareux moines, quant à eux, ont colonisé les promontoires herbus qui couronnent le haut des falaises.

Feu destructeur, violence pétrifiée
Adieu océan et place aux volcans ! Voyage vers les origines de la terre, la fin de l’univers, les colères des volcans, les miracles de l’eau et du feu. En Islande, un volcan se fâche tous les cinq ans en moyenne et l’île s’agrandit au rythme incroyable de deux centimètres par an !
La piste s’engage dans d’immenses plaines de sable noir ou « sandar » dominées par la masse du Vatnajökull (glacier des eaux) le plus grand glacier d’Europe, qui étale ses 8200 km2 jusqu’à la côte. Sous la glace se cache pourtant le feu dévastateur.

Des volcans sous-glaciaires tapis dans les tréfonds de la terre peuvent se réveiller à tout moment. Le magma rencontre alors la glace. Avec, à la clé, des fontes gigantesques, des crues cataclysmiques et des coulées de boue emportant tout sur leur passage. Tout est chaos, fureur et violence pétrifiée.

cliché Marc Chartier
En 1996, pendant près d’un an, des dizaines de « bouches » sont en feu sur une même fissure. Pour les Islandais, c’est une catastrophe. Environ 560 km2 de lave vomie par la fissure détournent les cours des rivières, bouleversent les vallées et les gorges. Les émissions de gaz empoisonnent l’air et les pâturages, provoquant la mort de plusieurs centaines de milliers de moutons et de vaches. Ce qui se traduit par une famine et des épidémies décimant près d’un Islandais sur cinq. Le nuage de cendres fut si important que les gazettes françaises de l’époque mentionnèrent un obscurcissement du ciel sur l’Hexagone.

La force de l’eau
Nous nous enfonçons ensuite vers les hauts plateaux de l’intérieur par la superbe piste de Fjallabakeidir sud menant à Landmannalaugar. Les balades ressemblent à des cours de volcanologie à « cratère ouvert ». On marche sur du verre volcanique dans l’étonnante coulée d’obsidienne. Les forces du feu aiment la couleur. Les teintes du relief semblent sorties de la palette d’un grand peintre impressionniste. Les pentes, parsemées d’évents de vapeur et de sources d’eau chaude bouillonnantes, sont violettes, rouges, bleues, ocre, jaunes, blanches ou presque orange.
Le grand Geysir, qui donna son nom dans le monde entier, à ce curieux phénomène géologique, se fait désormais tirer l’oreille pour jaillir après plusieurs siècles d’activité. Venue des entrailles de la Terre, l’eau sous pression s’échauffe lentement jusqu’à 102-103°C puis une gigantesque bulle bleue se forme et explose en une puissante colonne d’eau.
Dans ce pays, qui a une histoire géologique très jeune, l’eau issue de la fonte des glaciers des hauts plateaux dévale en cascades impressionnantes sur les côtes sud et nord du pays. Celle de Gulfoss ou « chute d’or » est considérée comme l’une des plus belles au monde.
Désert sauvage
Considéré comme l’une des portes de l’enfer au Moyen Age, l’Hekla reste le volcan le plus actif d’Islande avec une éruption tous les dix ans en moyenne. Autrefois, les Islandais osaient franchir le vaste désert de lave et de cendres des hautes terres avec des caravanes de chevaux.
Dans les villages bordant le lac Myvatn (lac des moucherons), les rives et la cinquantaine d’îlots couverts de prairies composent un paysage idyllique, paradis pour les oiseaux. Le lac est entouré de volcans en activité, de fissures fournissant de la vapeur pour la production d’électricité et de marmites de boue en ébullition.
14:13 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : islande, geyser, volcan, lave |
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10.03.2008
* L'ISLANDE (mon voyage en 1999) "La nation est construite sur la loi".
drapeau islandais

Champ de lave

Terre extrême et envoûtante, pays de glace et de feu, de contrastes, où volcans et sources chaudes côtoient les glaciers. C’est un des niveaux de vie les plus élevés du monde, gens très cultivés, air pur, alimentation à base de poisson. L’eau des sources géothermiques alimente le chauffage urbain de la capitale.
Chutes d’eau – geysers – fjords – champs immenses de lave – glaciers – eaux curatives – mousses et lichens – cratères. En contact direct avec la nature, immuable et unique, on retrouve les racines de l’humanité et l’amour de la liberté.

le lagon bleu

L’éventail des paysages va de la douceur au spectaculaire grandiose.
geiser

glacier Myrdals jokull
Pays de contrastes ; volcans et sources chaudes côtoient les glaciers.
Située sur la ligne où les forces telluriques repoussent les continents américain et européen, l’Islande offre l’extraordinaire spectacle des forces primitives en action : la terre, l’eau, l’air et le feu.


Le pays se trouve à cheval sur la ligne de démarcation de 2 plaques continentales (Etats-Unis et Europe) qui s’écartent l’une l’autre d’un cm par an.
La Brennivin, à base de pomme de terre est la liqueur locale.
Grâce au courant polaire du Groenland et à l’un des bras du Gulf Stream, l’île jouit d’un climat océanique tempéré. Les habitations sont totalement chauffées et alimentées en eau chaude par des captages géothermiques, ce qui fait de Reykjavik la capitale européenne la moins polluée. Les falaises abritent de nombreuses espèces d’oiseaux et de nombreux ports se nichent dans les baies du nord de la côte.
la sterne arctique

Si les mouettes et les goélands sont bâtis pour marcher, nager et voler, les sternes ou hirondelles de mer n'excellent que dans l'espace aérien où elles évoluent avec une grâce et un aisance remarquables.
Leur vol si particulier, qui paraît nonchalant mais dont la rapidité surprend, permet de les reconnaître à grande distance. Les longues ailes s'élèvent et s'abaissent avec douceur et légèreté, sur un rythme lent, tandis que le corps se balance en haut en bas à chacun de leurs battements élastiques.
Le macareux
Le macareux est un oiseau de taille moyenne de 30 à 45 cm facilement reconnaissable grâce à la couleur gris rouge et jaune orangé de son bec, son dos noir et son ventre blanc.
macareux

Sur l'île de feu et de la glace se mélangent le magma volcanique et les glaces du Grand Nord.
Située près du Cercle polaire, l'Islande plonge dans la nuit durant les mois d'hiver et dans le jour pendant une grande partie de l'été.




Reykjavik

la cathédrale de Reykjavik
14:05 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : volcans, geisers, reikyavik, islande |
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