06/03/2015

* LA POINTE DES POULAINS (Belle-Ile Bretagne)

La pointe des Poulains est en constante métamorphose ; sous les coups de boutoir des vagues, îlots et récifs se brisent ou disparaissent. D’ailleurs, depuis l’époque gallo-romaine, la pointe a raccourci !

Des vagues qui claquent sur les rochers, des mouettes qui s’assemblent en colloques, un sentier à pic à vous donner le vertige ; de la pointe des Poulains à l’Apothicairerie, Belle-Ile est la terre de toutes les émotions.

 

la pointe des poulains

 

Les côtes rocheuses de Belle-Ile recèlent de belles plages, comme celle de Donnant, la plus courue, mais la plus périlleuse à cause de ses courants.

Avec ses 17 km de long et 9 de large, Belle-Ile est la plus grande des îles bretonnes.

Belle-Ile peut aussi bien jouer à l’exotique, bouder sous une couette de brume ou piquer sa colère les jours de dépression. Explosion des vagues, collision de la terre et de l’océan, hurlement du vent : pliés en deux sous les rafales, les insulaires sont les premiers à accourir aux échos de la bataille … où l’on chercherait en vain un équidé : le mot « poulain » est une déformation de « boulenn », rochers en boules dont les reflets mordorés teintent le crépuscule d’une clarté blafarde.

 

la pointe des poulains

 

En 1894, Sarah Bernhardt découvre la pointe des Poulains. Le sentier qui descend de là vers le sud domine un feston d’enfers, gouffres, chaos et grottes où les marées dévoilent encore quelques colonies de pouces-pieds, crustacés bizarres dont cette côte inaccessible a le monopole. La rareté de l’espèce, le secret et les règles qui en limitent la pêche, sans compter les qualités d’acrobate requises, vous priveront sans doute d’une dégustation. On connaît déjà l’agneau de Belle-Ile, qui doit sa saveur paticulière aux « salins » pulvérisés dans les champs par la brise marine ; voilà qui confirme l’impact des éléments naturels sur le génie culinaire.

Le vent est d’ailleurs doué d’autres pouvoirs étranges. A la veille des tempêtes, c’est sa venue qui réunit les mouettes en vastes colloques au milieu des labours. Les jours de furie, c’est lui qui soulève l’écume des flots et la pousse vers les terres en petits nuages ouatés.

Volontiers violent à Belle-Ile et sur les côtes rocheuses, le mariage de l’océan et de la terre se fait subtil le long des plaines littorales.

 

La petite mer de Gâvres

C’est le royaume des pêcheurs à pied et on y ramasse tous les coquillages de la côte. La petite mer de Gâvres, située au sud de Lorient, et le vaste cordon dunaire qui s’étire jusqu’à Quiberon forment en effet un biotope foisonnant.

la pointe des poulains

 

La rivière d’Etel

Véritable petite mer intérieure parsemée d’îlots, la rivière d’Etel est un refuge naturel pour d’innombrables oiseaux.

la pointe des poulains

 

Les îles de Houat et Hoëdic

Semblables à deux navires d’escorte navigant de conserve avec le porte-avion amiral, les îles de Houat et Hoëdic, à l’est de Belle-Ile, se détachent à peine au-dessus des flots.

 

la pointe des poulains

La grotte de l’Apothicairerie

Sur la côte nord-est de Belle-Ile, cette grotte est, en réalité, une grande arche creusée dans une falaise de 40 m de haut. Son nom viendrait des cormorans qui s’y abritent, se serrant sur les parois, semblables aux alignements de pots sur les étagères des pharmacies de jadis.

 

la pointe des poulains