20/04/2011

* LE MONT PERDU (France-Espagne)

 

mont perdu

le Mont Perdu

 

Le charme sauvage des montagnes.

Au sud des Hautes-Pyrénées et au nord de l’Aragon, le Mont-Perdu se moque des frontières. L’essentiel du massif est inclus dans les parcs nationaux des Pyrénées, en France, et d’Ordesa, en Espagne.

Il culmine à 3355 m et s’étend sur 300 km2. Il est classé au patrimoine mondial depuis 1997, pour son intérêt naturel et culturel. Côté français, on peut randonner dans le célèbre cirque de Gavarnie et ceux, oubliés d’Estaubé et de Troumouse. Côté espagnol, les canyons d’Ordesa et d’Anisclo figurent parmi les sites les plus impressionnants d’Europe.

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Ordesa

Le massif du Mont-Perdu fait le grand écart entre la France et l’Espagne. Cirques, canyons et plateaux alternent, faisant des Pyrénées un des plus beaux sites naturel d’Europe. Mais les sentiers, ponts et abris de bergers parsèment encore le paysage, comme autant d’indices de l’intense vie pastorale de ce territoire.

Vu du ciel, le Mont-Perdu, plus haut massif calcaire d’Europe, est un pays de cirques et de canyons. Au nord, sur le versant français, les glaciers du quaternaire ont creusé des cirques aux parois escarpées. Gavarnie, bien sûr, mais aussi Estaubé et Troumouse, moins connus et pourtant grandioses. Au sud, côté espagnol, trônent de hauts plateaux calcaires entaillés par la vallée de Pineta et les canyons d’Ordesa et d’Anisclo, les plus grands et parmi les plus profonds d’Europe.

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Anisclo

Un territoire sauvage … et façonné par l’homme.

Pour le randonneur, le Mont-Perdu est un formidable terrain d’aventure et de nature. Pour les bergers et les habitants, ce lieu de vie et de labeur porte une histoire secrète, connue d’eux seuls. Depuis le Moyen Âge, l’homme n’a cessé de façonner ces paysages. Il a tracé des sentiers reliant les deux versants, édifié des ponts audacieux, construit des abris de bergers dans les estives. Avec ses troupeaux, il a délimité des zones de pâturage et des prairies de fauche. A la force de ses bras, il a mis en culture des terrasses.

En descendant du cirque de Troumouse, paradis de croupes herbeuses entourées d’un arc de cercle quasi parfait de formidables parois de calcaire, il faut s’arrêter au hameau d’Héas, où la chapelle fut détruite trois fois par les avalanches et le feu depuis le XVe siècle, et toujours reconstruite. Autrefois, des milliers de pèlerins, venus d’Aragon et du Béarn, se réunissaient dans ce lieu dédié à la Vierge Marie.

En contrebas, le « village » de Gavarnie pâtit de sa réputation mondiale.

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le Cirque de Gavarnie

Cap ensuite sur l’Espagne. D’épaisses forêts de hêtres, de pins et de sapins pectinés tapissent le fond de la vallée d’Ordesa. Classé parc national en 1918, l’un des premiers en Europe, le canyon d’Ordesa mérite son surnom de « paradis des Pyrénées ».

Environ 1600 habitants vivent sur le versant espagnol. Ici, dans le Haut-Aragon, les villages semblent défier les forces naturelles. Les maisons ont conservé leurs toits de lauze de grès, leurs murs en pierres et leurs cheminées coniques couronnées d’espantabrujas (épouvantails à sorcières).