18.02.2011
* LE MONT-GERBIER-DE-JONC (France)
Dans la série petits coins de France: voici Le Mont-Gerbier-de-Jonc
L’enfance d’un grand fleuve
C’est le point le plus célèbre du sud du Massif central. Tous les écoliers de France ont un jour posé leur doigt sur la carte de la Haute-Loire pour épeler : « mont Gerbier-de-Jonc, source de la Loire ». Ici naît donc le plus long fleuve français, sur cet étrange pain de sucre culminant à 1551 mètres d’altitude, et percé tel une pomme d’arrosoir.
Loin des châteaux royaux qui bordent son cours à maturité, la Loire s’offre une jeunesse tourmentée dans les montagnes ardéchoises. Pas encore fleuve, ni même cours d’eau véritable, elle sourd du mont Gerbier-de-Jonc et prend corps en France profonde.

Les sources de la Loire
Ainsi, c’est dans les monts du Vivarais que naît la Loire, au pied d’un petit piton de phonolite, le mont Gerbier-de-Jonc.
Dominant de 150 m un plateau cristallin, le célèbre pic offre un panorama unique qui s’étend des vallées de l’Eyrieux jusqu’aux Alpes. Des panneaux improvisés engagent le visiteur à pénétrer dans telle ou telle exploitation agricole pour admirer la seule, l’unique, la vraie source de la Loire. La vérité est qu’il existe un ensemble de petites sources qui toutes convergent dans un thalweg constituant le départ de la haute vallée du fleuve.

Caillou aride dans la verdure
Dans ce vert paysage de montagne, le mont se reconnaît aisément par sa rudesse et sa surface caillouteuse. Etymologiquement, en effet, « gerbier » signifie « rocheux » et le mont « jonc » dérivé du latin jugum, « montagne ». Quoi qu’il en soit, les filets d’eau s’étant regroupés, ils s’engagent dans des gorges étroites et profondes, qui se faufilent au milieu des bois et des fourrés.
En bordure de rivière, galets et sable blanc dessinent de petites plages fréquentées par les pêcheurs à la mouche.
Des torrents jaillissent, des sentiers tendent leurs ronces chargées de framboises et de myrtilles …

Un climat rude
Dans cette région élevée et découverte, où les prairies rases dominent sur les forêts, le climat est rude. Il peut geler en toute saison et la moyenne annuelle de la petite ville de Sainte-Eulalie, située à une poignée de kilomètres du mont Gerbier-de-Jonc, est de 5,3°C. Aussi les habitations se font-elles rares. Les marques de l’homme, dans ce paysage préservé, se limitent à une voie pavée à la romaine et aux petits ponts qui enjambent les affluents.


la source de la Loire
10:17 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : loire, massif central |
Facebook |





























































