29.11.2011
* LE MISSISSIPPI (Etats-Unis)
« Père des eaux », c’est ainsi que les Indiens appelaient le Mississippi. Au nord-ouest du Minnesota, le jeune cours d’eau serpente encore sans but à travers de basses régions nimbées de brume. Comme s’il hésitait, avant de prendre le chemin du Sud profond où, tout chargé de limon brun, il achèvera son parcours en un immense delta, après avoir traversé l’inénarrable « Middle America », le grand fleuve draine le plus la nostalgie de l’ère du coton.

Le Mississippi irrigue un tiers des Etats-Unis, ce géant brun est presque quatre fois plus long que la Loire. Un mètre cube de son eau contient environ 800 grammes de limon. Dix pour cent des marchandises des Etats-Unis sont transportés sur son cours. Son système fluvial forme une voie de transport de près de vingt mille km de long, considérablement moins chère que la route et le rail. Aujourd’hui, il n’existe plus que deux vapeurs à aubes sur lesquels on peut entreprendre une assez longue croisière fluviale.

Un labyrinthe fangeux à l’ombre des cyprès
Le delta gigantesque du Mississippi constitue à perte de vue entre ses bras multiples un univers marécageux impraticable, dans son état originel : les bayous.

Or jaune, or noir, les richesses du Mississippi
Le bassin du Mississippi ne fait pas seulement partie des régions les plus fertiles du monde. Il n’a pas seulement en abondance du coton, du blé, du riz et du soja. Il est aussi prodigue en richesses minérales. Près de Port Sulphur, on extrait de la terre près de trois millions de tonnes de soufre par an. A Baton Rouge se trouve une des plus grandes raffineries de pétrole du monde. Et, dans la partie la plus méridionale du delta, sont situées les plus grandes nappes de gaz naturel des Etats-Unis, ainsi que les champs pétrolifères.
C’est ici que naquit le jazz
La Louisiane et sa capitale, La Nouvelle-Orléans, fut longtemps une colonie française. Le jazz est né ici mais aujourd’hui il y agonise.
Le coton n’est plus acheminé sur le cours du fleuve. Un tiers de sa récolte continue à être trié à Memphis selon quelques centaines de qualités différentes, mais c’est par chemin de fer et par camions qu’il est transporté.
Aujourd’hui, les journaliers de couleur continuent de travailler dans les champs des Blancs pour un salaire qui les fait tout juste vivre.

la Lousiane
10:16 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mississippi, louisiane |
Facebook |





























































