13/06/2012
* LISBONNE (Portugal)
La ville de Lisbonne plonge dans la nostalgie d’un riche passé.

Mélancolie sur Tage
Avant de se jeter dans l’Atlantique, le Tage s’étale en une sorte de lac, la mer de Paille. Lisbonne occupe sa rive nord. Un pont suspendu de 2278 m et d’une seule arche, enjambe le chenal qui conduit à l’océan. Lors de sa construction, en 1966, il fut dédié à Salazar. On l’appelle aujourd’hui « Pont du 25 avril ».

Des tramways d’opérette pour escalader la Lisbonne romantique
Comme Rome, Lisbonne est bâtie sur sept collines. Ses vieux quartiers forment un lacis de venelles tortueuses et abruptes. Pour se rendre au Bairo Alto, le fameux quartier des bars et des prostituées, les marins du monde entier empruntent ces petits tramways poussifs et brinquebalants.

Des acrobates sacrilèges sur les héros du passé
Henri le Navigateur fit de Lisbonne le carrefour du monde et du Portugal l’éclaireur de l’expansion occidentale. Pour célébrer le 500e anniversaire de sa mort, Salazar fit édifier, à Belem, face au Tage, ce « monument des découvertes », de 52 m de haut. Ses gigantesques statues représentent les héros fondateurs de l’empire portugais.

Féerie bleu ciel pour les rois portugais
Dans le parc du palais Fronteira, un joyau du XVIIe siècle, la galerie des souverains. Tapissée d’azulejos, carreaux de faïence bleue d’origine mauresque très répandus au Portugal, elle est préservée à grand-peine de la ruine.

Une ville où chaque coin de rue est comme un vivant poème
Voici Lisbonne côté pile : une ville populaire du Sud où abondent les tableaux pittoresques. On cuisine dans la rue, la volaille se perche partout, les hommes passent de paisibles journées à jouer aux dominos. C’est le truculent quartier d’Alfama, vestige du vieux quartier maure.
La place du Rossio, forum des Lisboètes et creuset de la révolution
C’est Lisbonne côté face, avec sa majestueuse place du Rossio, point central de la cité, nœud de circulation, caisse de résonance de toutes les rumeurs et émotions populaires. La place fait partie de l’ensemble architectural construit par le marquis de Pombal après le cataclysme de 1755, qui détruisit presque toute la ville en quelques secondes.

Une autre tour Eiffel : l’ascenseur urbain qui permet de changer d’univers
Petite surprise pour les touristes en visite à Lisbonne : l’élévateur public qui relie la riche rue de l’Or dans la Baixa, soit la ville basse du XVIIIe siècle, au quartier populeux de Chiado, est l’œuvre de Gustave Eiffel. Il procure un dépaysement car, après le vacarme des grandes artères, les petites ruelles d’en haut sont des oasis de paix.

Lisbonne, capitale du Portugal, qui fut la « princesse des villes du monde », lança de nombreux pionniers sur les océans inexplorés et fut toujours, en retour, une ville cosmopolite. La cité lisboète doit son importance et son destin historique à une situation exceptionnelle : à la pointe occidentale de l’Europe, sur un emplacement abrité au bord de la mer de Paille, ce lac intérieur qui constitue l’estuaire du Tage, et qui doit son nom aux reflets d’or qui l’illuminent au coucher du soleil.

14:14 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : lisbonne, portugal |
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