12.07.2011
*TASMANIE, UN AUTRE MONDE
Il y a un peu plus de dix mille ans, une langue de terre reliait encore la Tasmanie à l’Australie. Une inondation a toutefois coupé l’île de sa grande voisine, la laissant complètement isolée avec sa faune et sa flore uniques, ses diables et ses « tigres » ses wombats et ses ornithorynques, sans oublier ses essences forestières antédiluviennes.
Dans le parc national de Freycinet, le spectacle est époustouflant ; sous le ciel vespéral qui passe du lilas au rose puis revient au lilas, les flaques de lumière qui dansent à la surface de l’eau baignent la plage dans une atmosphère irréelle.

La survie du plus fort
Les Tasmaniens n’ont rien perdu de cette âpre, de cette inébranlable persévérance qui leur a permis de survivre à la confrontation avec les baleines et bien d’autres créatures dangereuses.
Si les Tasmaniens « pure souche » n’ont pas résisté à plusieurs décennies de colonisation britannique, l’esprit des premiers habitants de l’île, lui, anime encore des autochtones. Ils se sentent chez eux dans cette forêt primaire, où les lichens se déclinent en centaines de variétés à l’ombre d’arbres deux fois millénaires entre lesquels se dressent un peu partout des gommiers spectres, des arbres morts aux pâles silhouettes squelettiques.

Prisonniers utiles
En route pour Campbell Town, un vrai centre névralgique qui compte 750 habitants. Un millier de moutons filent sur la prairie, poursuivis par deux bergers en quads. Dans une grange, cinq tondeurs, de solides gaillards, n’ont pas le temps de s’ennuyer. Le plus rapide rase 160 moutons par jour, les autres 140.

Campbell Town
Death Island, où étaient enterrés les cadavres des prisonniers de Port Arthur. Il s’agit d’un des ports où ont abordé, dès la seconde moitié du XVIIe siècle des bateaux entiers d’ivrognes, d’assassins, de femmes de mauvaise vie, de bagarreurs et de chapardeurs en provenance d’Angleterre. Ils étaient emprisonnés ici, ce qui satisfaisait tout le monde. Seuls les prisonniers modèles et les soldats avaient droit à une tombe, les autres ne méritaient pas cette peine.
Des forêts d’algues
La Bay of Fires, sur la côte est, semble tout droit sortie d’une autre planète.

Bay of Fires
Une mer de mercure turquoise, des empilements de rochers ovoïdes, des formations rocheuses bizarres et tapissées de lichens orange.
La Tasmanie a des paysages accidentés et variés. C'est une île au climat tempéré, un peu semblable, à certains égards, à celui du sud de l'Angleterre comme l'avaient mentionné certains colons anglais. Les principaux points de peuplement sont cependant situés dans des régions où la pluviométrie est nettement inférieure à celle de l'Angleterre.

le tigre de Tasmanie
17:02 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tasmanie |
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