09.06.2011
* BIENVENUE AU FAR WEST (Les terrils du Borinage)
LA CHAINE DES TERRILS
Une véritable forêt vierge, des mini-volcans … Non, nous ne sommes pas à Hollywood sur le plateau de tournage d’un western, mais bien en Belgique, dans la région des terrils du Borinage.
La Chaîne des Terrils compte pas moins de 1.184 petits et grands mamelons, de Bernissart, à l’ouest de Mons, jusqu’à Blégny, au nord de Liège. Certains ont été déblayés, d’autres servent à la viticulture. Mais l’immense majorité d’entre eux sont restés des no-man’s land sans infrastructure touristique. Ils forment un véritable petit Far West à explorer. La nature y regagne lentement ses droits.

les terrils du Borinage
Le Terril du Crachet à Frameries
Végétation foisonnante aux couleurs automnales. Les arbres à papillons et les ombelles sont encore en fleurs. Les terrils accueillent une grande variété de plantes. Sur le flanc nord, des bois ont poussé. A l’est et à l’ouest, ce sont des haies et une végétation de steppe. Au sud, on distingue des herbes sèches et des prés.
Au sommet, nous apercevons un beau panorama : le Beffroi de Mons, les anciens quartiers ouvriers, les éoliennes et une vingtaine de terrils. Les déchets des galeries minières contiennent encore un pourcent de charbon qui peut s’enflammer spontanément. En bas, un puits classé a été à l’origine du terril. L’exploitation a cessé en 1960 et le site minier accueille désormais le Pass, musée pensé de façon interactive, traite de plusieurs thèmes, parmi lesquels l’exploitation minière, la génétique, le corps humain, l’argent et l’Antarctique.

le terril du Crachet
Le Terril du Levant à Flénu
La balade démarre dans un village fantôme : les ruines désertes de la mine du Levant. Hêtres, érables, bouleaux, robiniers : tous ont poussé spontanément. On est frappé par les zones rougeoyantes. C’est l’un des 32 terrils qu’on surnomme « volcans ». Au sommet, le sol est entièrement rouge. Plus loin, on aperçoit les premières fumeroles, de la fumée s’échappe d’une sorte de terrier de lapin. La chaleur est très intense.
Au sommet, le panorama est très vaste : le Beffroi de Mons et l’ascenseur de Strépy-Thieu apparaissent clairement. Les bouleaux sont les premiers à pousser sur les terrils. Ils forment une couche d’humus où les champignons prospèrent.

le terril du Levant
Le Marais d’Harchies à Bernissart
Il y a près de 90 ans, les galeries souterraines de l’ancien complexe minier d’Hensies et les terrils se sont affaissés. Les dépressions se sont remplies d’eau et ont formé des marais. Les étendues d’eau ouvertes alternent avec des étangs à la végétation dense. Il n’est pas permis d’y naviguer, ce qui transforme le marais en paradis pour les libellules et les oiseaux. Pour les ornithologues et les photographes aussi d’ailleurs, grâce aux sept observatoires qui ont été installés.
Lorsque les plans d’eau s’enveloppent d’écharpes de brume, l’ambiance devient irréelle. En particulier au marais d’Hensies, où des branches d’arbres fantomatiques percent la surface des eaux. Ce paysage vierge fait un peu penser aux documentaires sur les dinosaures. Hasard ou coïncidence ? Les iguanodons de Bernissart ont été découverts à un jet d’ossement d’ici …

le marais d'Harchies
06:30 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : borinage, terrils |
Facebook |





























































