28.01.2012
* VIENNE (Autriche) mon voyage en 1958

Arc-en-ciel dans l’histoire de l’Europe, Vienne en a vu de toutes les couleurs : l’or de l’empire des Habsbourg, le rouge des révolutions, l’ordre noir du nazisme et, au milieu de ses jardins et de ses vignobles, le vert de l’écologie bien avant d’autres métropoles. Cachant aujourd’hui ses cicatrices sous une parure de souveraine, la ville réussit à jouer sur les tableaux du passé et du futur, de l’art et de la technologie. Aristocratique comme les écuyers de son Ecole d’équitation espagnole, la capitale de l’Autriche réalise l’harmonie des contraires.

Reine des villes qui fait la roue devant l’Histoire
La roue géante du Prater tourne sur elle-même en 20 minutes et permet de repérer à 61 m au-dessus du sol, les « phares » symboliques de Vienne. Tous les quartiers sont enroulés en spirale autour de la cité historique que les habitants appellent la « ville intérieure ». Le point culminant de ce centre est la flèche de la cathédrale Saint-Etienne. Avec ses 137 m, c’est la plus haute tour gothique qui se dresse vers le ciel. L’église Saint-Pierre est l’une des plus anciennes de la capitale.

Transports urbains en musique
Les peines comme les joies se fredonnent dans la tête des Viennois qui ne peuvent vivre sans musique, toutes classes confondues. L’air est comme chargé de notes qui s’égrènent dans les rues ; même dans les rames du métro, les violons sont sortis de leur étui pour égayer la morne routine et bercer la nostalgie des heures perdues ou espérées.
Café rituel qui réveille les siècles endormis
Dans le parc de Schönbrunn, quatre fois plus étendu que le Vatican, fraîche est l’eau de la « Belle Fontaine » qui a donné son nom au château impérial. La « Kaffeehaus » est une institution. Selon le mot d’un écrivain, « on se retrouve chez soi sans être à la maison ».

Folle cité d’un royaume démantelé
Vienne a été le creuset de tous les régimes politiques : de l’absolutisme à la monarchie constitutionnelle, de l’austro-marxisme à la dictature nazie et enfin à la démocratie sociale. Les retombées du démantèlement de l’empire des Habsbourg sont encore sensibles.
Capitale d’empire pour petite république
Edifié en pleine campagne comme résidence d’été des Habsbourg, le château de Schönbrunn est aujourd’hui enclavé dans le tissu urbain et s’insère avec son parc dans un arrondissement de la capitale. Les visiteurs qui viennent s’asseoir sur le tertre où est dressée la Gloriette peuvent contempler dans la perspective, en arrière-plan du palais, le panorama de la ville en expansion.
Les fastes d’une prestigieuse dynastie
Avec la noria de carrosses, Vienne avait au XVIIIe siècle le plus important parc hippomobile d’Europe.
La ville dont le prince fut Mozart
Les relations de Mozart avec la ville tiennent de la passion non partagée ou du grand amour déçu. Mozart qui vécut ses dix dernières années à Vienne, composait ses chefs-d’œuvre dans sa tête. Et pour satisfaire l’impatience de ses commanditaires, il avait à peine le temps d’écrire ses partitions. Sa vie trop brève est une symphonie inachevée.

Carnet de bal à l’ancienne
Vienne valse toujours. Surtout en hiver, à l’époque où les grands bals se succèdent. La Vienne Impériale renaît lors du bal de l’Empereur à la Hofburg, le soir du nouvel an ou au bal de l’Opéra, le plus huppé de tous, qui clôt la saison du carnaval. De surcroît, il est à Vienne une institution qui se charge d’initier les débutants aux secrets de la valse, menuet et autre gavotte et à évoluer avec grâce sur les parquets cirés des palais.

10:18 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vienne, mozart, schönbrunn, prater, valse |
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