15.12.2010

* LA REGATE HISTORIQUE DE VENISE (Italie)

VENISE : LA REGATE HISTORIQUE DE « LA SERENISSIME »

Encore aujourd’hui la Régate Historique est l’un des évènements les plus spectaculaires et palpitants pour la ville et ses habitants. Le premier dimanche de septembre, un cortège historique, un défilé d’embarcations typiques du seizième siècle, avec en tête le fameux Bucentaure, galère d’apparat du doge, commémore l’accueil réservé en 1489 à Catherine Cornaro, épouse du roi de chypre, qui avait renoncé au trône en faveur de Venise. Ce défilé sert de prélude à la compétition proprement dite, à laquelle les spectateurs assistent avec ferveur, au rythme des cris d’encouragement adressés à leurs champions. La Régate Historique atteint son apogée avec le défi des champions de rame sur des « gondolini » (petites gondoles) à deux rames, embarcations très légères ayant la forme d’une gondole plus étroite. Il s’agit du défi le plus attendu des amateurs, celui qui suscite l’enthousiasme sportif des Vénitiens et qui a renforcé », au fil du temps, le mythe sportif de la Régate Historique.
C'est “la” fête vénitienne, dont l'origine remonte au XIIIe siècle.

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Elle unit toutes les couches sociales de la population, toutes les générations, belle et passionnante, Viva la Regata Storica !
La régate, la plus vénitienne de toutes les compétitions, a depuis toujours passionné autant les habitants de la ville que les étrangers. En effet des témoignages très anciens font mention de la fête des Marie et les premières chroniques datent de la deuxième moitié du 13ème siècle; il est probable que cette régate spectaculaire a été, dès cette époque, une compétition populaire et traditionnelle: Venise était une ville essentiellement tournée vers la mer et entraîner les hommes à la pratique de la rame demeurait pour elle une nécessité primordiale.

 

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L’étymologie du terme régate est incertaine. Certains veulent la faire dériver de riga (ligne), d'autres de aurigare (rivaliser), d'autres encore de ramigium (ramer). Il est un fait que le terme vénitien de regata est d'usage courant dans les principales langues européennes et exprime une compétition sportive pratiquée sur des barques. 

 

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La course part du jardin de la Biennale, à l’est, traverse le bassin de Saint Marc, remonte le Grand Canal jusqu'au jardin Papadopoli à l'ouest et revient par le Rio Nuovo jusqu'au carrefour Foscari-Balbi, où se situe la tribune officielle.

Durant toute la journée l'interdiction de naviguer fait cesser l'encombrant trafic motorisé, ce qui a pour effet de rendre à ce prestigieux parcours, toute la poésie du passé.

Les vénitiens éprouvent un engouement passionné pour cette régate d'autant qu'elle leur permet de parier sur les équipes en compétition. Les enjeux sont élevés.

C'est la course des gondoliers qui s'entraînent pendant des mois en vue de triompher, car le champion sera le héros dont l'exploit restera dans toutes les conversations de la profession pendant 365 jours.

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Elle perpétue le souvenir et l’exploit de jeunes vénitiens qui au 11e siècle n'avaient pas hésité à partir à la rame pour sauver leurs fiancées enlevées par des pirates.

Pendant des heures, les spectateurs placés aux fenêtres et loggias des palais et ceux qui sont sur les pontons, admirent le passage des bissones décorées dont les rameurs sont vêtus à la mode de la Renaissance.

On passe et on repasse dans un défilé magnifiquement chamarré d'embarcations pavoisées. Le Grand Canal semble un tapis mouvant de mille couleurs.


A ses courses nautiques qui déchaînent chaque année les passions s'ajoute le fameux cortège historique avec un bucintore, le Doge dans sa gondole, accompagné de la Reine de Chypre, Catarina Corner et les gondoles des ambassadeurs. La Sérénissime revit ses fastes, les Vénitiens peuvent de nouveau crier “Il Doge ! Il Doge !” au passage de sa gondole, Venise est Grande, Venise est là !

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15:11 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : venise |  Facebook |

06.02.2010

* LE CARNAVAL DE VENISE (6 février 2010)Italie

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 CARNAVAL ENCHANTEUR DANS LA SERENISSIME

Au cœur de son décor prestigieux, Venise se devait d'accueillir le plus beau carnaval du monde.

Alors que tous les amateurs de carnavals frétillent d'impatience, il en est un à épingler pour son esthétisme particulier : celui de Venise. Il a lieu durant la dizaine de jours qui précèdent le mercredi des Centres et se déroulera donc, cette année, du samedi 6 février au mardi gras 16 février.

Son origine remonte au Moyen Âge. Le premier doge à l'autoriser le fit au XIe siècle. A l'époque, il s'agissait d'une suite de fêtes populaires plutôt mal fréquentées. Après quelques interdictions et réapparitions, elles se sont élargies par des bals et des festivités sur les « campi », ces fameuses placettes de Venise. Mais à l'époque, ni masques, ni déguisements, seulement des combats et des jeux plutôt violents : des jets d'œufs, des joutes ... Plus tard, théâtre de rues, concerts divers et pantomimes se sont invités à la fête. Bref, le carnaval d'alors n'avait rien à voir avec ce qu'il est aujourd'hui !

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Tous égaux, tout permis

Au XVIe siècle, le carnaval a vu l'arrivée du masque.

Peu importe leur condition sociale, les Vénitiens enfilaient une longue cape noire, le « tabarro », portaient le tricorne ainsi que l'énigmatique masque vénitien, la « bauta ». Tous devenaient alors égaux et tout leur était permis. Seulement plus tard, les costumes ont évolué, s'inspirant des tenues de la commedia dell'arte avec ses joyeux représentants : Colombine, Arlequin, Pantaleone, Scaramouche ... En ces périodes de festivités hivernales, Venise mariait séduction, raffinement, plaisir de vivre et intrigues. Bientôt, le XVIIe siècle connut des sommets en termes d'amusement. A tel point que ceux-ci perduraient longtemps après le carnaval et certains Vénitiens prenaient l'habitude de porter un masque toute l'année ...

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Comme si le décor de cette ville merveilleuse convenait à une telle coutume. Il est vrai qu'avec ses labyrinthes d'eau et ses passages secrets, ses nuits brumeuses nimbées de mystère, son Conseil des dix et sa justice expéditive, sa sinistre prison des plombs et son pont des Soupirs, le climat était propice au secret. La ville devint ainsi le théâtre permanent de toutes sortes de complots et trafics, intrigues, passions amoureuses et commerces illicites.

En 1797, sous Napoléon, le carnaval fut interdit, avant d'être réhabilité par les Autrichiens. Mais il ne connut plus le même engouement et finalement disparut jusqu'à la fin des années 1970, quand quelques artistes et passionnés décidèrent de relancer cette merveilleuse tradition qui sied si bien à la Sérénissime ...

Flambée des prix

Aujourd'hui, on vient ud monde entier pour assister, ou mieux, participer costumé, à cette fête de l'élégance et du rêve.

Les prix de l'hôtellerie, déjà chers, flambent littéralement. Les foules se pressent et arpentent les ruelles et les canaux. Ici, ni confettis, ni chars ou accoutrements loufoques et fanfares. A Venise, on ne se déguise pas, on se costume ! Chacun peut se vêtir comme il le souhaite et rivaliser d'élégance et de raffinement. Mais les thèmes doivent être historiques ou créatifs. Résultat : d'incroyables créations à admirer à chaque détour de la place Saint-Marc, sous les arcades de la basilique, d'un « campo » à l'autre, le long du Grand Canal, sur les gondoles, dans les hôtels ou les palais. Le thème général de 2010 est « Sensations, six sens pour six quartiers ».

Ainsi Cannaregio sera dédié au goût, Santa Croce à l'odorat, Dorsoduro à l'ouïe, San Polo à la vue, Castello au toucher et San Marco, à la pensée. Moments magiques en perspective !

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Voir aussi mon blog: http://josiane60.skynetblogs.be

 

10:45 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : venise |  Facebook |