18.05.2012

* FAITES VOS VALISES

Quelles sont les tendances, les nouveautés et les destinations favorites des Belges ?

 

vacances

 

Le Belge est un grand voyageur : il aime tout autant les escapades de proximité que les périples lointains. Il ne recule pas devant les longs voyages en voiture, il aime les city-trips en avion qu’il multiplie, plutôt que de tout miser sur un seul départ annuel de longue durée.

Les destinations lointaines comme les Etats-Unis et le Canada cartonnent littéralement, tandis que les pays du Maghreb sont un peu boudés au profit de l’Europe méditerranéenne et de la Turquie.

 

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A la mer

Notre petite Belgique offre déjà une belle palette d’attraits touristiques. La Côte belge rajeunit son image, avec des nouveautés et des festivals de musique, des clubs de plage, des formules de logements pour jeunes.

 

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En Wallonie

Avec leur patrimoine naturel, leurs balades et leur gastronomie, nos Ardennes valent le séjour également. Hôtels, gîtes et chambres d’hôtes proposent des formules originales (séjours à thème, séjours « Panda » où l’environnement est préservé).

De nouveaux produits ont été développés par les équipes de la Fédération touristique du Luxembourg belge, pour les familles.

 

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Les côtes françaises

Les côtes de la région Nord-Pas-de-Calais accueillent de nombreux touristes belges, autour des caps Gris-Nez et Blanc-Nez et la côte d’Opale.

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Vers l’Est

Pologne, Hongrie, Roumanie, Croatie, Monténégro ont le vent en poupe et le méritent. Ces ex-pays de l’Est sont plus fascinants que jamais et se découvrent facilement grâce aux low costs et aux formules des tour-opérateurs spécialisés.

 

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L’Amérique

Le Canada, mais aussi les USA avec New York, Miami, New Orleans, San Francisco, Atlanta font toujours rêver. Les grands Etats comme la Floride et la Californie attirent de nombreux Belges et les grands tour-opérateurs proposent ces destinations.

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Maroc, Egypte et Tunisie

Le Maroc tire bien son épingle du jeu avec un offre sans cesse croissante. L’Egypte et la Tunisie sont boudées par les touristes. Ces deux pays font tout pour les accueillir à nouveau.

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13:58 Écrit par josiane50 dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vacances |  Facebook |

13.05.2012

* NAISSANCE D'UN OCEAN (Afrique)

Cette énorme spirale qui s’élève au-dessus du lac Natron, dans la vallée du Rift en Afrique, est un gigantesque geyser alcalin. Il a jailli du fond des eaux, par une fissure de l’écorce terrestre. Dans quelques millions d’années, un océan séparera en deux le continent africain.

 

agrique

 

Un univers hostile à toute vie

Sous l’effet du vent, des dunes de cristal de soude se forment le long des parois des alvéoles. De nouveaux geysers jaillissent des fissures.

 

agrique

 

L’eau du lac atteint une température telle qu’on peut facilement y réchauffer son déjeuner

Avant l’apparition des geysers et la transformation de la montagne sacrée Massaï en cornue bouillonnante, les eaux du lac aux rives blanchies par le sel étaient d’un bleu profond.

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montagne sacrée Massaï

Aujourd’hui, seuls les flamants roses peuvent encore y survivre grâce au dispositif de leur bec.

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En recherchant les causes profondes de la dérive des continents, les spécialistes ont fait une découverte capitale : des chaînes de montagnes sous-marines sillonnent les parties océaniques de l’écorce terrestre ; comme elles sont fendues sur toute leur longueur par de profondes crevasses, on les a nommées les rifts océaniques. Des profondeurs de ces crevasses émerge du magma en ébullition, constituant sans cesse de l’écorce océanique « fraîche ».

Mais la Terre ne peut pas, indéfiniment se gonfler comme un ballon ; il faut donc qu’une partie de sa surface soit détruite à mesure qu’elle se crée. Cette destruction s’opère dans les fosses océaniques, grâce aux mouvements de succion du magma.

La croûte, constituée le long des rifts océaniques, part lentement à la dérive, se refroidit et devient ainsi plus lourde. Lorsque sa densité dépasse celle du manteau de l’écorce terrestre, elle y est engloutie, entraînée par les mouvements de convection descendants, et y est refondue après des millions d’années d’errance.

Les plaques de l’écorce terrestre sont ainsi charriées, comme sur un interminable tapis roulant, depuis les zones de formation jusqu’aux zones de décomposition.

La vallée du Rift africain est née il y a quelque vingt millions d’années. Dans sa partie nord, là où s’est déjà formée la mer Rouge, les plaques s’éloignent d’un à deux centimètres par an et d’environ un millimètre seulement dans sa partie sud en Afrique orientale. Si le processus garde cette cadence, il faudra encore 20 à 30 millions d’années pour que la faille s’ouvre d’un bout à l’autre et que le Kenya et la Tanzanie soient, à leur tour, coupés en deux par un nouvel océan.

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09.05.2012

* LA BIRMANIE

DERRIERE LE RIDEAU D’OR LA BIRMANIE

Indépendante depuis 1948, la Birmanie n’entrouvre qu’avec parcimonie ses frontières aux étrangers. Pourtant, cette république socialiste bouddhiste possède, avec ses palais et ses pagodes, de fabuleux trésors touristiques.

L’Irrawaddy : le grand fleuve birman respectueusement surnommé « fleuve éléphant ».

Né dans le Yunnan, l’Irrawaddy, long de près de 2250 km, arrose la grande plaine rizicole birmane. C’est sur ses rives fertiles que se développèrent les grandes villes : Hnawza, Pagan, Ava et Rangoon et que se perpétue la sérénité de la Birmanie éternelle.

 

Birmanie

 L’Irrawaddy 

Pagan : depuis 7 siècles le symbole du bouddhisme birman

C’est à Pagan qu’une architecture bouddhique proprement birmane prit naissance. Tant qu’il sera difficile de se rendre au Cambodge pour visiter le temple d’Angkor, les beautés de la cité de Pagan resteront sans rivale.

En chantier pendant 2 siècles et demi, elle posséda jusqu’à près de 5000 édifices sacrés : mille temples sont encore intacts.

 

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 Pagan

Un fleuve qui s’allonge de 50 m par an

Principale artère de Birmanie, l’Irrawaddy est navigable sur près de 1700 km. En raison de l’augmentation continue de son niveau due à d’importants dépôts alluvionnaires, son delta gagne chaque année 50 m sur le golfe du Bengale. Des poteries, et toutes sortes de marchandises sont acheminées jusqu’à Rangoon sur de grands radeaux de bambou. Les billes de teck, dont l’exploitation constitue la principale source de devises du pays, sont flottées sur le fleuve avant d’être embarquées.

 

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 Rangoon

Huit cheveux de Bouddha sont gardés dans la pagode Shwe Dagon

Le reliquaire contenant les cheveux du dieu était autrefois, selon la légende, le centre du temple d’or de Rangoon. Les précieuses reliques se trouvent aujourd’hui dans un sanctuaire qui est entouré de 64 temples plus petits, tous recouverts de feuilles d’or, offrandes des fidèles.

 

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Shwe Dagon

 

Plusieurs kilos de métal au cou des femmes-girafes

Dès l’âge de 5 ans, puis tous les deux ans jusqu’à ce que la longueur de la parure atteigne 30 cm, les Paduang passaient autour du cou de leurs femmes des spirales de laiton. Cette coutume est interdite depuis longtemps déjà. Mais il est impossible d’enlever aux femmes âgées cet ornement dont le port a provoqué une déformation des vertèbres cervicales et une atrophie des muscles du cou.

 

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paduang

 La Birmanie : une fédération sans unité

Il faut distinguer à l’intérieur de la Fédération birmane trois grandes zones : la haute et la basse Birmanie, et les « régions périphériques » correspondant aux territoires Kachin, Chan, Kayah, Karen. La haute Birmanie est un bassin déprimé qui a été une zone de convergence pour les peuples en migration. Sous ce climat sec, les rizières n’occupent qu’une faible partie des terres. Mandalay est la capitale de cette région. La basse Birmanie, dont le cœur est le delta de l’Irrawaddy, 30000 km2, est le grenier à riz de la Birmanie. Les régions périphériques, enfin, montagneuses et couvertes de forêts, possèdent des ressources minières importantes : plomb, zinc, argent, tungstène.

 

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Mandalay

 

05.05.2012

* BOMBAY (Inde)

BOMBAY NO GOOD, SAHIB (Inde)

Chaque année, des foules de fidèles hindous se retrouvent à Bombay pour fêter Ganesh, le dieu de l’abondance et patron de la ville. Métropole industrielle et commerciale, Bombay, en effet, semble donner à chacun sa chance. Mais le flux des immigrés compromet sans cesse cette relative et fragile prospérité. Ville des mirages, Bombay, en réalité, n’offre à ceux-là que la possibilité de ne pas tout à fait mourir de faim.

 

Bombay,Inde

 

Dans la vieille ville, on dort à vingt par chambre

Hommes, femmes et enfants, ils sont plus de 2 millions de pauvres à vivre dans les « slums », les plus vieilles maisons de Bombay. Les rats, (il y en aurait plus de 70 millions) prospèrent sur toute cette misère.

 

Pour éviter la famine, des milliers d’Indiens trouvent refuge dans la ville

Chaque jour, 300 familles arrivent à Bombay, espérant y trouver leur subsistance. Première ressource de ces malheureux : les déchets qui encombrent les rues. Ils peuvent y ramasser un peu de nourriture, y récupérer des objets jetés qu’ils pourront revendre pour quelques roupies. Autre gagne-pain, pratiqué par les femmes et les enfants : rouler les bidis, ces cigarillos bon marché, constitués d’une seule feuille de tabac.

 

Une ville de rêve pour les riches

Un véritable drame a marqué la réalisation du palace victorien, le Taj-Mahal, construit pour le grand Tata, père du trust indien numéro un. Mécontent de son ouvrage, l’architecte se tua en se jetant de l’une des fenêtres les plus hautes de l’édifice. Le Taj-Mahal n’en est pas moins le plus beau fleuron de l’hôtellerie du pays. Bombay compte d’autres merveilles pour les riches : les luxueuses maisons de Malabar Hill et de Silver Beach, où réside notamment la famille du grand chef d’industrie.

 

Bombay,Inde

Taj-Mahal

 

Avec ses deux monstres d’un style délirant, l’époque coloniale a laissé sa marque

Le souvenir de l’illustre Victoria, impératrice des Indes, est perpétué par la gare monumentale qui porte son nom. On raille le style « baroquo-gothiquo-bizantino-indo-mauresque » de l’édifice. Mais son vis-à-vis, aux allures de mosquée, a une facture presque aussi surprenante. Ses vastes murs abritent le parlement de l’Etat du Maharashtra, l’administration de la cité et le bureau du maire, élu pour un an, mais sans pouvoir.

 

Bombay,Inde

Maharashtra

 

Bombay, vitrine d’un certain essor indien

Les Portugais l’appelaient « Bom Baia ». Erigée sur sept îles, aujourd’hui reliées par des routes, Bombay a connu au 19e siècle, grâce à l’industrie textile, un prodigieux essor. Porte de l’Inde sur l’Occident, métropole économique et administrative, elle a exercé une force d’attraction qui ne faiblit pas. Son port traite la moitié du commerce extérieur indien et ses cinq mille usines emploient 15 % du personnel ouvrier indien. Mais au rythme de sa croissance démographique, elle risque de doubler sa population.

Bombay,Inde

Silver Beach

 

30.04.2012

* LE COLORADO (Amérique)

COLORADO LA CHEVAUCHEE MILLENAIRE

Champion aujourd’hui des attractions touristiques américaines, le fleuve a creusé son lit dans la mémoire des temps. Ayant éventré la terre, il y tailla un fantastique paysage d’outre-monde. Mais les hommes blancs ont découvert les secrets de sa force, qu’ils ont matée pour irriguer les immensités stériles de l’Ouest.

 

colorado,amérique

 

Une descente aux enfers ? Sans grand risque …

Près de 100.000 touristes descendent les rapides du Colorado tous les ans sur des radeaux gonflables. Sans risque vrai : bien qu’ils comportent femmes, enfants et vieillards, il n’y eut jamais aucune noyade à déplorer.

 

Une coupe dans l’histoire de la Terre

Douze millions d’années se sont écoulées depuis que le Colorado a commencé à creuser son lit dans ce massif rocheux, mettant à nu des strates géologiques remontant aux origines de la planète. Quant à ces formes fantastiques, qui semblent sorties du cerveau d’un architecte fou, elles ont été ciselées jadis par l’océan, dont les vagues déferlaient alors sur les récifs d’une côte extrêmement abrupte.

 

colorado,amérique

 

Des neiges éternelles aux déserts de Californie

C’est le fleuve qui venait du froid ! Le Colorado, avant de serpenter dans le sable brûlant, a pris naissance sur la pente neigeuse des montagnes Rocheuses. Le futur géant de l’Ouest ressemble alors à ses deux petits frères, nés dans le même bassin que lui, le Yellowstone et l’Arkansas.

 

Colorado, le fleuve que les hommes ont saigné à blanc

Avec une centaine d’affluents et de sous-affluents, le Colorado arrose près d’un douzième du territoire des USA. Son bassin forme un des plus grands complexes fluviaux du continent. Mais, paradoxalement, il se confond avec le grand désert américain, où on ne pénétrait jadis qu’après avoir reçu l’officielle recommandation de se munir d’un guide connaissant les points d’eau ! D’autre part, son bassin est aussi l’un des plus grands massifs montagneux du monde. Les Américains ont rendu productives ces particularités contradictoires : la conjonction de la montagne et du fleuve produit de l’énergie. La rencontre de l’eau et du désert a engendré une exceptionnelle fertilité. Mais l’exploitation du Colorado est si intensive que son embouchure mexicaine est presque à sec.

 

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La nature a démontré son génie artistique

Des grandes orgues de pierre, rongées par le vent, qui joue, en s’engouffrant dans les interstices, un « allegro furioso » quasi surnaturel, surplombent le Bryce Canyon. Vestiges d’une falaise autrefois battue par l’océan, elles doivent leurs couleurs au fer ainsi qu’à l’oxyde de manganèse qui est contenu dans la roche. Quant à l’adorable petite crique bleue, elle a l’air d’une baignoire de rêve pour star d’Hollywood, c’est Tapeat Creek. On la trouve au nord du lac Havasu.

Des canaux en plein désert pour porter l’eau ailleurs

Le All Americain Canal conduit l’eau du Colorado à travers le désert jusqu’au sud de la Californie, dans l’Imperial Valley où, sur des terres jadis arides, on fait désormais jusqu’à trois récoltes chaque année. D’autres canaux, aqueducs et tunnels porteront l’eau à San Francisco et Los Angeles.

 

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Ces dérisoires ruisselets ? Le delta du Colorado

Jadis, le fleuve Colorado finissait en apothéose, par un gigantesque delta. Mais les hommes ont tellement abusé de lui, ont tant puisé dans son débit, qu’il se termine maintenant par une rigole d’eaux sales. A l’avenir, il n’y aura peut être plus du tout d’embouchure.

 

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le Grand Canyon